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Invité d'honneur du festival du film, le talentueux Harvey Keitel a sans aucun doute conquis le public marocain durant son apparition dans une séance de questions-réponses, animée par le critique franco-marocain Jean-Pierre Lavoignat.

Nous avons tous regardé une fois dans notre vie un chef-d'œuvre cinématographique dans lequel le visage d'Harvey Keitel apparaît. Ce lundi dans la ville ocre, c'est en chair et en os que l'acteur, producteur et réalisateur américain est apparu en toute simplicité comme à son habitude et proche du public avec qui il a partagé des blagues, des anecdotes de tournage et surtout sa passion infaillible pour le cinéma.

Avec intérêt, la star de Taxi Driver a visionné les passages de quelques classiques dans lesquels il a joué, et a saisi cette opportunité pour faire un retour sur sa longue carrière cinématographique qui a commencé à New-York, une époque qu'il a qualifiée «de passionnante» (exciting), sans cacher ses motivations. «Je m'en fichais d'être acteur, ce que je voulais c'était faire de l'argent» a-t-il lâché devant un parterre dégustant ses paroles.

Debout, assis, et même allongé, Harvey Keitel a régalé les spectateurs marocains, dans une discussion fluide et sans langue de bois. Depuis Pulp fiction, il s'est livré sur sa jeunesse, durant laquelle il a intégré la Marine à l'âge de 17 ans pour une durée de 3 ans. «Je n'étais pas heureux», a-t-il déclaré. 

Après son passage par l'armée, la futur star d'Hollywood s'est inscrite à des cours d'Acting lessons, prodigués par les meilleurs professeurs. «C'était une expérience enrichissante, je grandissais en me faisant une expérience (getting my expérience), tout en essayant d'être payé». 

Harvey Keitel s'est arrêté sur l'un de ses films préféré «La Dernière Tentation du Christ», inspiré du roman de Nikos Kazantzàkis, publié en 1954 en Grèce. L'acteur qui incarnait Judas a évoqué ce film qui a marqué sa vie «et ma propre relation avec Dieu», après un long silence, il poursuit: «Ce film m'a permis de découvrir la mentalité de ces gens qui sont des vrais gens, du vrai sang a coulé et ils ont ressenti des vrais peines».

Jean-Pierre Lavoignat demande si le personnage de Judas a changé sa vie ? «Bien sûr !», a-t-il assuré : «Judas était une personne qui menait une vie religieuse, et je voulais aider les gens à comprendre ça», a-t-il répondu avant d'encourager le public à lire le livre et revoir le film. 

Lorsque Jean-Pierre Lavoignat lui demande ce qu'il a appris avec le réalisateur, Martin Scorsese, la réponse de l'acteur : «Vous devez plutôt me demander ce que lui a appris avec moi». Une réponse claire, qui illustre l'aplomb de l'acteur qui a conquis Hollywood et le monde entier. 

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