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Culture

Jusqu’au 17 novembre, Hassan Hajjaj s’empare des murs de la Maison européenne de la photographie de Paris lors d’une carte blanche des plus méritées. L’occasion pour le plus Andy Warhol des Marocains de présenter ses coups de cœur dont Zahrin Kahlo. Visite. Trois étages de beau qui transforme la maison européenne en maison marocaine de la photographie. Et pas des moindres puisque le plus rock’n roll des photographes s’empare des murs de la maison et en fait sa maison, histoire de rappeler son Riad Yima à Marrakech.

La Saison culturelle de l’Institut français du Maroc vient d’être lancée. Au programme : musique, théâtre, danse, expositions, cinéma au programme de cette Saison placée sous le signe du goût et du partage. De ses Kech Angeles, à ses RockStars en passant par ses Maâlems, le photographe anglo-marocain propose plusieurs années de travail à travers de nombreuses séries de photographies, d’installations, de vidéos, de mobilier, de décoration. Une rétrospective riche qui s’avère être la première de l’artiste en France. «Il souligne les sujets principaux qui se lovent au cœur du travail d’Hassan Hajjaj : son intérêt pour l’univers de la mode et du vêtement ainsi que ses contradictions ; son point de vue critique et décomplexé sur la société de consommation ; les questions de tradition et d’identité avec notamment son regard singulier sur le port du voile ou bien encore le quotidien des gens qu’il côtoie, amis ou inconnus croisés dans la rue au Maroc ou ailleurs», rappelle le commissaire d’exposition. Né en 1961 à Larache au Maroc et londonien depuis 1973, Hassan Hajjaj vit et travaille depuis lors entre les deux pays. Il est autant influencé par les scènes culturelles et musicales londoniennes que par son héritage nord africain. Son univers artistique traduit ainsi sa capacité à créer des ponts entre ces deux cultures, en faisant se croiser les styles, les univers et les icônes. Lors de cette carte blanche, il présente le travail de la jeune Zahrin Kahlo.

La Frida «Kahlo» marocaine
Avant d’accéder au deuxième étage où le travail de Hassan Hajjaj commence, les visiteurs se trouvent plongés dans l’univers aussi singulier que nécessaire de Zahrin Kahlo. Un travail sur l’identité et la féminité des plus profonds. Dans sa série «Chronique d’une jeune femme arabe», la photographe italiano-marocaine raconte sa rencontre avec une actrice tunisienne engagée dans la cause féminine. La série de photo est à la fois moderne et intemporelle où les tabous sont balayés par un vent de liberté assumé. Quand aux deux autres séries «Stouh» et «Néo-orientalisme» réalisées en 2016, elles sont liées à l’histoire personnelle de la photographe qui a grandi entre deux continents, nourrie d’influences culturelles diverses. «Marquée par le souvenir de son enfance dans la maison familiale de Marrakech, la photographe décrit une sphère domestique peuplée de femmes. Durant sa formation à l’Académie des beaux-arts de Brera à Milan, elle découvre à la fois les grands maîtres de la Renaissance, chez qui elle puise son attention à la lumière, à la composition et aux couleurs et l’esthétique orientaliste qu’elle s’approprie pour construire un récit intime, entre réalité et fiction». Des artistes à découvrir absolument.

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