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Culture

La diva espagnole à la voix de velours revient à Tanger samedi 21 septembre pour fêter les 20 ans du Festival Tanjazz comme il se doit. Un concert qui promet déjà de jolis frissons sublimé par une programmation anniversaire triée sur le volet du 15 au 22 septembre.

Elle est cette diva soul à la voix flamenco cassée et profonde, plus almodovarienne que personne. Quand elle chante «Volver», elle touche l’âme comme à chacune de ses interprétations habitées et possédées. Buika est une grande artiste mondiale qui avait déjà fait sensation à Tanger en 2014. Pour sa 20e édition anniversaire, Tanjazz se permet de revenir en musique sur les temps forts d’un festival pas comme les autres.

Volver
Et oui, elle revient. Comme le dit sa chanson. María Concepción Balboa Buika, dite Concha Buika a grandi parmi les gitans et a puisé dans cette force  la voix et  le timbre. Elle a su donner une nouvelle touche au Flamenco en le rendant plus Soul Funk Jazz tout en gardant les racines et les traditions. Elle est née à Palma de Majorque où ses parents ont fuit le génocide en Guinée équatoriale. Elle apprend à chanter dans son quartier, un des plus défavorisés de Palma De Majorque : Barrio Chino. Très jeune, elle reprend les chants des gitans et s’imprègne de flamenco. Son style commence à se former, sa voix imprégnée de ses ancêtres africains se mêle à son enfance gitane pour donner un son unique qui la différenciera. Personne ne ressemble à Buika et Buika ne ressemble à personne. Après avoir quitté l’Espagne de son enfance pour Londres sans un sou, elle sort son premier album en 2005 qui signe déjà son entrée dans la cour des grands. Le monde de la musique reconnaît sa voix exceptionnelle. Elle retient l’attention du musicien et producteur Javier Limón qui se charge de son deuxième opus : «Mi Niña Lola». Une nouvelle star est née. Elle enchaînera les succès, des succès qu’elle compte présenter le 21 septembre au Palais des institutions italiennes à Tanger.

Un programme anniversaire
Le Tanjazz mise sur un programme anniversaire. Pour les 20 ans, le festival de Jazz réinvite tous ceux qui ont fait le bonheur de l’évènement authentique. Dimanche 15 septembre, c’est le Marocain Fouad Hani qui ouvrira les festivités de ce 20e festival et la scène gratuite BMCI Ville, toujours fidèle à son style «bambaraouia» cool et dansant après un premier passage en 2008 avant de laisser place lundi à Wabfera avec sa Funky Machine et son talent d’human beatboxer déjà aperçu en 2011. Le mardi, les quatre baroudeurs d’Awek, passés par là en 2012, reposeront les fondamentaux du blues sur la scène gratuite et la scène Skdoa, la volcanique Sylvia Howard et The Black Label Swingtet feront le bonheur de la «Grande soirée d’avant première» proposée mercredi au Barcelò.

Pour Circular Time, syndicat new-yorkais de bêtes de studio, ce sera leur 3e fois qu’ils mettront le feu au Détroit avec leur funk torride. Les amateurs les attendent de pied ferme, jeudi sur BMCI Ville, vendredi au jardin du musée de la Kasbah et dimanche en clôture. L’Italien Nico Morelli ouvrira le programme du Palais Moulay Hafid, jeudi, avec son piano subtil, ses impros aériennes et ses fusions folkisantes avant de découvrir ou redécouvrir deux voix féminines ayant déjà résonné sous les plafonds zouakés du palais : Anne Sila avec son timbre sensible et son sentiment à fleur de peau et Kicca avec sa forte présence et son soul explosif.

Vendredi, ce seront les retrouvailles avec la sublime Shakura S’Aïda qui après avoir fait l’affiche 2009 de Tanjazz remettra en jeu son titre de reine du rock’n soul, en digne fille d’Aretha et de Tina. Nina Van Horn, multirécidiviste du festival va une fois de plus embarquer le public dans son shaker de soul, jazz, R’n’B dopé à la nitro avec David Costa Coelho qui remettra le couvert en swing avec son Smoky Joe Combo. Puis, au cœur de la même nuit à l’auditorium, le binôme belgo-hollandais David Linx (songwriter et vocaliste véloce) & David Wissels (au piano) confirmera son premier passage marqué en 2001. S’enchaîneront les Swing Messengers, quintet de classe, qui rendra hommage au mythique orchestre d’Art Blakey, le Puissance Jazz Big Band avant la délicieuse Morgan Ji, ovni de la world électro, très appréciée lors de la cuvée 2017 sans oublier les vitaminés The Wanton Bishops, révélation 2015, au blues hurlant, orientalo-phychédélique, made in Beyrouth. Une programmation alléchante digne des 20 printemps du Tanjazz. Rendez-vous le 15 septembre…

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