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Dans «The King» de David Michôd, Timothée Chalamet, star montante d’Hollywood, incarne Henri V, roi d’Angleterre et de France. Un acteur au charisme envoûtant qui ensorcelle Venise. Dommage que le film de Netflix soit privé d’âme.

Une version pâle d’un pan de l’histoire bouleversant. Le film n’est pas à la hauteur d’un passé flamboyant, l’histoire d’Henri V qui a inspiré William Shakespeare. Pourtant, Timothée Chalamet est brillant. C’est un acteur né. La caméra l’adore. Il vole la vedette à chaque plan. On ne voit que lui. D’apparence frêle et fragile, il est crédible en roi fort malgré tout. Il prouve qu’il est un acteur qui marquera l’histoire du cinéma. Un des plus grands talents de sa génération, il a déjà brillé dans «Call me by your name» où il joue un adolescent qui découvre l’homosexualité, et dans «Beautiful boy» où il campe un jeune drogué. Des rôles qui lui ont valu des nominations aux Oscars. À tout juste 23 ans, il est d’une maturité déconcertante à l’écran. «Je me sens toujours en apprentissage, à chercher la meilleure version de l’acteur que je veux être. À 23 ans, je suis encore en train de me construire, et en travaillant avec Joel Edgerton, Ben Mendelsohn et cet homme assis à la table à côté de moi, le réalisateur David Michôd, vous apprenez des choses que vous pouvez noter. Puis il y a aussi des choses qui pénètrent votre subconscient et que vous apprenez à votre insu, parce que ce sont des acteurs tellement viscéraux! En résumé, avec ce tournage, j’ai appris de chacun, c’était une expérience particulièrement pédagogique!», confie l’acteur en conférence de presse, heureux d’être là. Généreux et souriant, il passe son temps à contenter ses fans et fait fureur sur le tapis rouge avec un smoking revisité comme à chacune de ses apparitions en public.

Quand la performance d’acteur ne suffit pas
Les images du trailer étaient pourtant rassurantes. L’image, les acteurs, le charisme... tout y était. Pourtant, lors de l’avant-première de «The King», la déception est à son comble. L’histoire manque de profondeur, le scénario n’est pas assez fort malgré une belle réalisation et des acteurs impeccables. La version de «The King» ne sera pas shakespearienne, elle se contentera d’être banale. Henri V d’Angleterre est resté célèbre pour avoir défié l’armée française à la Bataille d’Azincourt en 1415, pendant la Guerre de Cent ans. Henri V a été immortalisé dans une pièce de Shakespeare, mais le film n’est pas une énième adaptation de ce classique. C’est un scénario original de deux Australiens, l’acteur Joel Edgerton (dont la prestation est à saluer) et le réalisateur David Michôd.

Dans le film, le futur roi passe son temps à faire la fête. Le trône est promis à son jeune frère. Mais lorsque le père et le frère décèdent, Henri V n’a d’autre choix que de prendre ses responsabilités. Il deviendra même un grand roi. Pourtant, dans le film, la transition n’est pas claire. On ne sent pas ce grand changement. La tension n’est pas bien gérée. On ne vit pas les rebondissements du film, on les subit. Mis à part une mise en scène pâlotte, on aurait tout pardonné au réalisateur dont le grand travail se ressent. La photographie est incroyable. Les acteurs sont brillants. Sean Harris est remarquable. Mais comment justifier le choix de Robert Pattinson en Dauphin? L’acteur, qui ne parle pas un mot de français, joue le fils du roi de France, ridicule et bête. Fou, hystérique et qui ne sait pas se battre, l’acteur nous propose un pantin dont l’accent franco-anglais n’est pas du tout convaincant. Une prestation qui casse la dynamique du film. Quant à Lily-Rose Depp, presque simple figurante dans le film, elle campe un personnage, future épouse du roi, que l’on a du mal à cerner. Peut-être parce qu’on ne la voit que trop peu à l’écran et qu’elle n’a pas le temps de convaincre. En somme, «The King» avait tout pour être un grand film et marquer l’histoire du cinéma. Netflix ne réussira pas son coup cette fois-ci. Laissons Henri V marquer l’histoire tout court.

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