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Auteur, compositeur, interprète et musicien à la renommée internationale, le fils spirituel de Mahmoud Darwich a envouté Bab Al Makina en cette 25ème édition du Festival des Musiques sacrées de Fès. Marcel Khalifé a donné un concert plein de grâce avec au piano, son fils Rami Khalifé. Frissons garanties...

Une place mythique, une scène incroyable et des musiciens au supplément d’âme, c’est ce que propose le Festival des Musiques sacrées de Fès en général et pour cette 25ème édition en particulier. Après une ouverture réussie, le weekend s’est terminé sur une figure de proue de la musique et la poésie arabe : Marcel Khalifé.

« Je suis heureux de revenir pour la 2ème à ce festival qui garde son âme dans un contexte où tout change et tout devient commercial », confie le compositeur et oudiste de talent.

« J’aime Fès, cette ville impériale aux siècles d’histoires. J’ai été fier de voir comment sa médina est préservée et son histoire est respectée », continue l’artiste en prélude d’un concert mémorable.

Subtil, sophistiqué et nuancé, le show était gracieux et poétique. Entouré de ses musiciens, son oud était sublimé par des cordes, un accordéon, une basse, des percussions et un piano, mais pas des moindres, celui de son fils de 37 ans.

Le virtuose Rami Khalifé a même régalé le public d’un requiem tellement passionné et vivant que les murs de la place en ont certainement vibré.

Des frissons, il y en a entre les passages musicaux et les chansons connues chantées à l’unisson comme « Rita », « Ommi » ,  « Filbal Oghnia » et « Andalous Al Hob » entre autres.

Les festivaliers se sont bousculés, nombre sont ceux qui sont restés debout pour profiter de la magie de la famille Khalifé. 6.000 festivaliers annoncés dimanche soir pour un concert mémorable de celui qui se dit Palestinien en Palestine.