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«Soufi mon amour», ode au soufisme que joue le comédien Hassan El Jaï depuis quelques années, est une adaptation du célèbre roman d’Elif Shafak. Après plusieurs représentations au Maroc, en Europe et aux États-Unis, le spectacle revient le 10 mai au Théâtre National Mohammed V à Rabat, le 11 mai à l’Auditorium Léon L’Africain à Casablanca et le 18 mai au Palais des Congrès Mövenpick à Marrakech. L’histoire relate le périple de Shams de Tabrîz, célèbre derviche errant du 13e siècle, vers la ville de Konya. Sur les pas du maître spirituel de Rûmi, et à travers ses rencontres avec différents protagonistes fascinants, le public est invité à arpenter un chemin initiatique, au bout duquel l’amour se révèle être à la fois la raison et le but ultime. Entre expérience artistique et voyage mystique, Hassan El Jaï se met en scène et interprète tous les personnages de son adaptation du best-seller mondial «Soufi, mon amour». Ayant rodé le spectacle au Maroc et à l’étranger, il est désormais accompagné par Haroun Teboul sur des instruments traditionnels, et par l’ensemble Al Abbâssiya du Madîh et Samâ’ sous la direction du maître Mohamed Azeddine. Le spectacle est enrichi d’un mapping vidéo en haute définition d’Anne Sadovska, «une création visuelle contribuant à cette immersion sans précédent dans l’univers du soufi sme». Le voyage théâtralisé de Shams de Tabrîz est servi sur un plateau d’argent par ce passionné de théâtre depuis l’enfance, Molière et Shakespeare en premier lieu. Hassan El Jaï a fait ses classes au Lee Strasberg Theatre and Film Institute de New York, puis au Cours Florent à Paris où il obtient son brevet de comédien professionnel avec les honneurs. Basé aujourd’hui au Maroc, il met en scène et joue des textes en trois langues pour le théâtre, et double des voix dans des fi lms et dessins animés. Il intervient également en tant que coach en prise de parole en public auprès des professionnels, des particuliers et des établissements universitaires. Parmi les nombreux textes interprétés par El Jaï sur scène, on citera ses adaptations de classiques universels comme Cyrano de Bergerac, Othello, Le Petit Prince, Le Prophète de Khalil Gibran ; sans oublier des extraits d’oeuvres majeures de Jalâl-Dîn Rûmi, Victor Hugo et Olivier Py.

Un zeste de musique…
La mise en scène de Hassan El Jaï est connue pour être minimaliste. Seul sur scène, il a toujours raconté l’histoire de ses personnages avec beaucoup de justesse. Aujourd’hui, il propose un nouveau format avec musique et image pour entrer dans la dimension symbolique du soufisme. Pour ce faire, il fait appel à Haroun Teboul qui a étudié la musique classique ottomane et la musique soufie auprès du célèbre maître de Ney Kudsi Erguner, avec lequel il a participé à de nombreuses cérémonies de derviches tourneurs, puis a collaboré avec des musiciens de tous horizons (arabes, berbères, turcs, kurdes, arméniens, indiens et pakistanais) en tant que chanteur et instrumentiste. Il fi gure aujourd’hui parmi les quelques musiciens résidant en Europe ayant une formation traditionnelle de haut niveau, soutenue par une virtuosité personnelle qui lui permet d’aborder avec aisance les mélanges les plus novateurs. On peut entendre son ney et son luth dans des albums et spectacles aussi variés que ceux des Derviches tourneurs d’Istanbul, de l’Ensemble Ibn Arabi, de Mohamed Bajedoub et de Abderrahim Souiri, de Jordi Savall, de Levon Minassian, du Trio Chemirani, de Cheikh Tidiane Seck ou encore de la chanteuse Anggun. Il a également joué dans des musiques de films comme «Bab ’Aziz», «La Terre vue du ciel», «Human» ou «Indigènes». Le musicien est aidé dans sa tâche par Maître Mohamed Azeddine et son Ensemble Al Abbâssiya du Madîh et Samâ’. Formé depuis l’enfance par un des plus grands maîtres d’audition spirituelle du 20e siècle au Maroc, Moulay Abdallah Ouazzani, le musicien et chef d’orchestre a effectué son apprentissage au sein de la Zâwiyah (confrérie) de Sidi Bel’Abbâs, un des sept saints de Marrakech. En plus d’une voix incroyablement modulable et d’une grande capacité de mémorisation des poèmes soufi s, sa persévérance lui a permis, très jeune, de briller dans la noble discipline du Madîh et Samâ’. «Haj Mohamed » a acquis une expérience riche et unique, se distinguant aussi bien lors de cérémonies religieuses devant le roi Mohamed VI que dans des festivals aux niveaux régional et national, ou encore de prestigieux récitals à l’étranger. Il est désormais une icône incontestée de cet art ancestral. Depuis plus de 20 ans, il est président de l’Association Al Abbâssiya du Madîh et Samâ’, la toute première du genre au Maroc, fondée en 1979 par son illustre maître. Il veille ainsi à la préservation des principes les plus authentiques de cette tradition sacrée, tout en s’acquittant de son devoir de transmission. Pour les besoins du spectacle, Haj Mohamed dirige le prestigieux ensemble de l’association, composé de chanteurs et musiciens reconnus à l’échelle nationale. Un spectacle théâtral et musical de 1h50 à découvrir dès le 10 mai.

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