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Culture

La Fondation nationale des musées vient d’annoncer la première édition de la Biennale d’art contemporain qui se tiendra à Rabat du 8 septembre au 10 décembre. Une Biennale 100% féminine qui aura pour thème : un instant avant le monde.

«Un instant avant le monde», comme pour donner le ton à la vie, au commencement de tout, à la femme tout simplement. C’est le thème de la première Biennale d’art contemporain de Rabat qui se tiendra à la rentrée 2019 et qui réunira une soixantaine d’artistes femmes (architectes, cinéastes, chorégraphes, metteures en scène), invitées à entamer un nouveau récit du monde.

«L’ambition réside dans la fondation des conditions nécessaires à une prospection et une prospective pour une réécriture nécessaire de l’histoire de l’art, une redéfi nition urgente de nos relations à l’esthétique et au politique», précise Abdelkader Damani, Commissaire général de la Biennale de Rabat et directeur du Frac Centre-Val de Loire. Rabat s’éveille La Biennale aura lieu dans différents lieux de la ville : du Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain (MMVI) à la Villa des Arts en passant par l’Espace Expressions CDG, le musée des Oudayas, BorjAdoumoue (Bastion des Larmes) ou encore Fort Rottenburg – Fort Hervé (BorjLakbir), les oeuvres vivront dans l’espace public s’offrant ainsi à la curiosité des visiteurs et des habitants de la ville.

«De ce fait, la cartographie participe à la réécriture du réel et de sa mise en fi ction. Rabat, capitale culturelle – ville lumière, sera ainsi la première artiste invitée de cette Biennale qui, loin de s’extraire de l’Histoire, compte saisir les réalités sociales, politiques et contemporaines», précise le commissaire de l’exposition qui, avoue s’être laissé convaincre, par le fait que cette Biennale soit féminine. Un challenge pour lui, qui «doit tout à sa mère». «Dans sa volonté pluridisciplinaire, par l’engagement de son protocole, n’inviter que des artistes femmes, et sa géographie à l’échelle de la ville, nous souhaitons que cette Biennale soit une improbabilité infi nie dans le monde de l’art afi n de changer d’imaginaire pour espérer transformer le réel», continue la même source.

Une programmation encore mystérieuse
Si la programmation demeure encore en cours, le commissaire a tout de même dévoilé quelques surprises. 60 femmes de 30 nationalités différentes font partie du casting, dont plusieurs Marocaines. L’artiste réalisatrice et photographe, plusieurs fois primée, Tala Hadid fait partie de la programmation en offrant un nouveau film à cet évènement. La poétesse américano-libanaise, écrivain et artiste visuelle, Etel Adnan, invite le public marocain dans son univers atypique et Bouchra Ouizguen danseuse et chorégraphe marocaine qui part du réel pour offrir «des spectacles impossible à nommer». Un hommage sera rendu à Oum Keltoum, en tant qu’oeuvre introductive, en ressortant des archives ce fameux concert de 1968, qu’elle avait offert au Maroc. «C’est le plus beau concert qu’elle ait fait au Maroc, elle revisite toute l’histoire de la musique avec un seul mot «Nadra»», explique le commissaire.

La carte blanche sera donnée à Mohamed El Baz pour «le laisser s’exprimer sur la création contemporaine au Maroc». Le cinéma sera aussi représenté par la cinémathèque marocaine et Narjiss Nejjar, qui aura une carte blanche également. Le deuxième parlement des écrivaines francophones initié par l’écrivaine tunisienne Fouzia Zouhari se tiendra à Rabat dans le cadre de cette Biennale, après une première édition à Orléans. «Beaucoup ont accepté une profondeur historique au lieu de rester dans la contemporanéité seulement», confie Abdelkader Damani.

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