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Culture

Yamou, artiste peintre dont les œuvres sont de véritables poèmes picturaux, présente «Deep Inside» à la Galerie 21 de Marrakech. Un événement qui aura lieu du 21 février au 27 avril.

La galerie d’art L’Atelier 21 organise du 21 février au 27 avril, au hangar attenant au Comptoir des Mines à Marrakech, une exposition des œuvres de l’artiste peintre Yamou. Intitulée Deep Inside, cette exposition a été conçue pour célébrer les 30 ans de carrière de Yamou et donne à voir plusieurs périodes du peintre, permettant de mettre en avant la continuité des thèmes abordés des décennies durant par un artiste qui fait preuve d’une grande capacité de renouvellement. Jamais autant d’œuvres de Yamou, parcourant plusieurs périodes différentes, n’avaient été exposées auparavant. La manifestation s’inscrit dans le cadre des activités extra-muros de la foire d’art contemporain 1-54 qui se déroulera à Marrakech du 21 au 24 février. Le commissariat de cette importante exposition a été confié à Marta Moriarty qui a conçu une scénographie surprenante et inhabituelle, offrant une nouvelle perception des œuvres de Yamou. Rendant hommage au format insolite de l’exposition de l’architecte italo-brésilienne Lina Bo Bardi au Musée des arts de Sao Paulo en 1968, la commissaire crée une forêt d’œuvres d’art dans la salle de la galerie, permettant ainsi au spectateur de se promener à travers les œuvres.

«En empruntant de nouvelles voies, Yamou obtient de la profondeur, des clairs-obscurs et des glacis oubliés. Ses tableaux présentent des formes vaguement géométriques, chargées de mémoire personnelle et collective. Leurs couleurs sont hypnotiques. Il y a beaucoup de nuances de gris, très intenses, très dures, mais aussi des tons bruns inégaux en capes humides. Il y a ce noir, «la limite obscure, toute brillante de nuit». Yamou répand le blanc avec générosité et une apparente désinvolture. Sa palette de verts, de rouges, de roses, de mauves et de bleus est aussi botanique et organique qu’irréelle. «Ces couleurs parfois fluorescentes pourraient tout aussi bien être le fruit d’une expérience lysergique», confie la commissaire d’exposition.

En bannissant les murs et les cloisons, en s’affranchissant des contraintes chronologiques ou hiérarchiques, une nouvelle relation entre le spectateur et l’œuvre se crée. Les œuvres sont, en effet, considérées comme un tout, dialoguant entre elles et se complétant, incitant le public à les rejoindre et à s’y plonger «deep inside». «Dans ses tableaux, une vie non apprivoisée vibre de manière inquiétante. Il y a des forêts intérieures et des paysages nocturnes éclairés à la lueur de la lune, une sève en ébullition qui s’échappe de tiges entrouvertes. Il y a du pollen, des spores, des liquides denses, laiteux, semi-transparents. Et il y a des nuages, des branches, des molécules, des fibres, des cellules et des fleurs inconnues. Dans ses œuvres, il n’y a ni haut ni bas, ni force gravitationnelle. C’est un nouveau monde flottant», explique Marta Moriarty, dont le choix scénographique prend ici tout son sens tant il correspond à l’univers de Yamou. La rencontre de Marta Moriarty avec les œuvres de Yamou revêt un caractère salutaire pour cette commissaire bien connue, afin de sortir des sentiers battus. Elle écrit sans faux-fuyant dans le texte de présentation du catalogue d’exposition: «Abderrahim Yamou est le premier peintre en cinq ans à avoir vraiment suscité mon intérêt. Son œuvre m’a permis de surmonter mes déceptions et je lui en suis très reconnaissante». 

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