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Culture

En ce premier jour de Berlinale, l’ambiance est très féminine voire fémininste. Le coup d’envoi de la 69 ème édition du Festival internationale du Film de Berlin a été donné par la Présidente du Jury : Juliette Binoche et par le film d’ouverture de la réalisatrice danoise Lone Scherfig. Les festivités commencent bien…

Jeudi 7 février, il fait un peu moins froid à Berlin. Probablement parce que la magie du cinéma réchauffe. En ce coup d’envoi de la 69ème édition du festival International du Film de Berlin, tous les regards étaient rivés sur la conférence de presse du jury, présidé cette année par l’actrice française Juliette Binoche. Jusqu'au 17 février, 400 films seront projetés dont 17 en compétition pour l’Ours d’Or.  "Je pense que c'est une avancée. Il y a dix ans, ce n'était pas comme ça. L'ouverture d'esprit, c'est un bon signe", a déclaré Juliette Binoche lors de la conférence de presse du jury. En effet, 7 des 17 films en compétition sont réalisés par des femmes. Une première qui place la Berlinale loin de ses acolytes : Cannes et Venise. Néanmoins le malaise se laisse ressentir lorsque l’affaire Harvey Weinstein. Sa réponse était pour le moins inattendue : "J’ai presque envie de lui souhaiter d’être en paix dans son esprit et dans son cœur. J’essaie de me mettre à sa place. Il a subi assez, je crois » a expliqué celle qui a reçu l’Oscar du meilleur second rôle en 1997 pour un Patient Anglais , devant l’indignation de certains journalistes.  

Un film de femme en ouverture

Une ouverture également dédiée aux femmes avec «The Kindness of Strangers» de la danoise Lone Scherfig. Dans ce film, la réalisatrice raconte l’histoire de quatre personnages qui traversent une crise dans leur vie, notamment celle de Clara campée par Zoe Kazan, une femme victime de violences domestiques qui décide de fuir à New York avec ses deux enfants. « J’ai beaucoup travaillé en amont du tournage, j’ai fait beaucoup de recherches sur les femmes au foyer victimes de violences conjugales» confie l’actrice en conférence de presse. « Mes personnages ne sont pas politiques, ils ne défendent aucun parti politique. Ils sont tout le contraire » renchérit la réalisatrice.  «Clara est comme une renarde qui se bat pour survivre avec ses petits. Elle ignore quelle force elle possède». En attendant, la compétition promet d’être de qualité. Demain, le tant attendu dernier opus de François Ozon, « Grâce à Dieu » devrait faire du bruit dans les salles. 

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