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09-12-2019 11:39

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Le seul film marocain de la compétition a agréablement surpris avec une proposition de huit clos dans un hôpital public de Casablanca. «Une urgence ordinaire» de Mohcine Besri est un film qui se tient malgré quelques failles. 

Le système hospitalier marocain et ses coulisses souvent sordides, c’est ce que choisit de traiter Mohcine Besri dans «Une urgence ordinaire», un film sur la société marocaine qui souffre dans ses hôpitaux, qui ne se sent pas en sécurité avec un système de santé défaillant. Le matériel en panne, les infirmiers corrompus, le lobby des cliniques, le manque de places, un quotidien que tout marocain connait mais qu’il est important de raconter sur grand écran.

Le réalisateur réussi sa mise en scène, il plonge le spectateur dans les murs blancs (pas si blancs que cela) des hôpitaux publics de la grande ville.  Le premier gros plan est intéressant, on y voit Ayoub Layoussifi -dont la performance est à saluer- qui joue le rôle d’un gars sur le point de se suicider. Quelque minute plus tard, on comprend que sa tentative a échoué et il se fait conduire à l’hôpital. Un hôpital dont il va être le témoin de nombreuses injustices. Avec un regard un peu trop moralisateur, ce narrateur presque fantôme est témoin de tout.  Il donnera son lit à Ayoub, un gamin de 6 ans qui doit se faire opérer de tout urgence. Driss et Zahra, ses parents venus d’un petit village pour sauver leur fils, manque de moyens pour lui offrir les meilleurs soins. Fatima Zahra Bennacer en mère meurtrie est incroyable. Tantôt forte, tantôt ravagée, elle tente tant bien que mal de sauver son enfant mais les médecins sont clairs : il n’y a pas de place au bloc. Younès Bouab en «Docteur Mamour» qui essaie de faire son boulot correctement est juste et touchant. Saïd Bey en frère de Driss, un peu roublard et débrouillard, donne une touche comique à ce film à la fois dramatique et décalé. Il est fidèle à lui-même et démontre encore une fois qu’il s’agit d’un grand acteur. La mise en scène, le scénario et le jeu d’acteur est à saluer. Un film qui a toute sa place dans la compétition même si l’on sent une certaine confusion entre le drame réaliste et la farce tragique qui fait que celui qui se jette du haut d’un pond pour se suicider n’arrive pas à mourir et s’en sort presque indemne. Un film qui a toute sa place dans la compétition. 

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