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Culture
Souad Massi. Auteure, compositrice, interprète et guitariste 

En plein enregistrement de son prochain album qu’elle décrit comme Folk Chaabi, Souad Massi fait une pause en concerts au Maroc. La chanteuse qui conte ses chansons depuis sa guitare se produira au Zénith de Rabat, au Rialto de Casablanca et au Palais des Congrès de Marrakech les 13, 14 et 15 décembre. Rencontre avec la Tracy Chapman du Maghreb qui se confie en exclusivité à quelques jours de sa tournée.

Des concerts pendant l'enregistrement d'un album ou juste à la sortie du studio. Pourquoi ? Et pourquoi le Maroc ?
Oui, en effet ! Nous sommes en pleine période d’enregistrement d’album que j’espère finir fin janvier mais nous avons décidé de continuer à faire des concerts pour passer du studio à la scène. Cela me permet de rester en contact avec le public. J’en avais besoin. J’adore être en studio mais la scène, c’est tout autre chose. C’est la communion avec le public, les belles ondes, le retour immédiat. En ce qui concerne le Maroc, c’était une belle opportunité. Je chante un peu partout dans le monde et je reçois toujours des messages du public marocain qui me suit beaucoup sur les réseaux sociaux. Donc j’avais vraiment envie de me rapprocher de mon public marocain. C’est la meilleure des occasions…

Vous avez un public fidèle au Maroc. Comment vous préparez-vous et comment vous sentez-vous avant chaque date ici ?
Après mon pays natal (l’Algérie), c’est vraiment le Maroc que je sens le plus proche de mes chansons et de mes textes. Il n’y a pas de préparation, c’est surtout le mental puisque les chansons, on les travaille, on répète les spectacles. Avant chaque concert, il y a toujours deux sentiments qui se mélangent. J’ai toujours hâte de rencontrer le public et en même temps j’ai toujours le trac. Avec l’expérience et les années, je commence à peine à maîtriser cette peur mais c’est toujours présent.

Ce retour à la formule de trio après avoir proposé plusieurs formules, est-ce une envie, un besoin d'acoustique, de revenir aux choses simples ?
Oui, c’est tout ça en même temps. Je voulais une formule acoustique, simple, intimiste. Encore une fois, proche du public. En plus, j’ai reçu beaucoup de sollicitations du public qui souhaitait entendre plus ma voix, que je la mette plus en avant pendant les concerts. Et c’est vraiment une formule que j’affectionne énormément et que j’aime partager avec Mehdi Dalil à la guitare et à la mandoline et Rabah Khalfa aux percussions et au chant. Ce sont des musiciens formidables et nous nous amusons beaucoup sur scène.

Vous avez des chansons qui traversent les générations. Quand vous avez écrit des morceaux comme «Raoui» ou «Khellouni», que le public chante avec vous à chaque fois, vous attendiez-vous à un tel impact ?
Quand je compose une chanson, je ne pense pas à l’impact que celle-ci peut avoir. J’essaye de partager quelque chose que j’aime avec le public et pour moi c’est ça le plus important. Ce sont des choses qu’on ne maîtrise pas. Il y a un message à faire passer, une envie de chanson et si cela arrive au cœur du public, c’est formidable. C’est la beauté de ce métier. Je suis toujours étonnée par la réaction du public, encore maintenant lorsqu’il chante avec moi mes chansons. C’est un moment de pur bonheur à chaque fois.

Avez-vous un rituel de création ? Comment est née une chanson ?
Je sors toujours avec une feuille et un stylo et je dors avec une feuille et un stylo près de moi parce que je ne sais jamais quand l’inspiration me vient. Il y a des chansons que j’écris au milieu de la nuit, d’autre au déjeuner...ça peut être n’importe quand. Ça peut venir à tout moment ! (Rires)

Dans quel état d’esprit sera le prochain album ? Est-ce que ce sera un hommage ou un album de compositions originales ?
Le prochain album sera un album de compositions originales. Ce sera un album folk avec des sonorités «châabi». Il est dans la veine des premiers, après avoir exploré les poètes andalous, la poésie arabe dans «El Mutakallimun» ou la poésie française avec Francis Cabrel dans «O Houria», j'avais besoin de revenir aux sources. 

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