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Culture
Amir Salih. (alias Silas) Rappeur-slameur

De mère algérienne et d'un père irakien, c'est à Caen en France qu’Amir Salih alias Silas voit le jour, mais c’est sur scène qu’il est né vraiment. Spleen II est son titre le plus récent, qu’il a voulu intemporel, au message figé. Avec des mots certes pleins de tristesse, le rappeur-slameur ne l’est pas toujours. Percée d’un artiste mystérieux depuis le nom au talent indéniable et aux ambitions engagées.

Tout d’abord, pourquoi le nom Silas ?
C’est le nom d’un personnage que j’aime beaucoup dans le roman de Dan Brown : Da Vinci Code. C’est un personnage un peu mystique, mystérieux, secret.

Où et comment avez-vous découvert votre passion ?
En fait, ça c’est fait tout naturellement. Au lycée, il m’arrivait d’écrire des petits textes, des petits poèmes et une fois une prof de français m’a vu faire. Et de là, on a monté une association de slam avec tous les lycées français du Maroc. Et voilà, il y a eu un essor incroyable et c’est vraiment là qu’est née ma passion, sur scène, que je suis né en fait. Et je remercie encore cette prof de français qui m’a permis de faire mes preuves sur scène et de me faire un peu remarquer surtout.

Qu’est-ce qui influence votre inspiration et votre musique ?
Je puise une grande partie de mon inspiration dans le rap et dans le slam, français surtout. J’ai aussi été influencé par beaucoup d’artistes, notamment Scylla qui est un rappeur bruxellois et que j’admire tout particulièrement, mais il y a aussi Kery James, Disiz La Peste, enfin tout, tout un florilège de rappeurs français que j’admire vraiment. Et aussi je lis beaucoup, il y a beaucoup de Baudelaire dans mes écrits, beaucoup de Jacques Brel. Ce sont deux messieurs à qui je pense, je dois tout indirectement.

Comment se décrit votre style musical ?
Selon moi, mon style musical est hybride. C’est un style bâtard entre le rap et le slam. Disons que je ne pense pas appartenir à un style musical, c’est-à-dire que je ne peux pas me classer dans le rap, ça c’est sûr, et je ne peux pas me classer dans le slam non plus. Donc moi je dis en général que je fais du slam-rap, ou tout simplement de la musique en fait (rires). Il a pleins de moyens de déterminer mon style musical, mais je ne sais pas s’il faut le faire en fait, tout simplement.

Qu’est-ce que vous cherchez à exprimer à travers vos titres ?
J’essaye de passer un message de vérité, tout simplement. Quand j’écris, j’écris tout ce qui m’est arrivé, je suis incapable d’inventer quoi que ce soit, inventer des choses qui ne me sont pas arrivées ou raconter des choses qui ne m’ont pas touché. J’ai l’impression d’être investi dans un devoir de vérité et de devoir dire la vérité à mes auditeurs en fait. Donc ce que je cherche à exprimer dans mes titres, c’est avant tout une sincérité, une vérité et quelque chose de cru, sans filtre. C’est mon ambition en tout cas. Aussi, parfois certains me disent «tes textes sont trop tristes» ou bien «c’est un peu mélancolique», c’est juste que je ne suis pas tout le temps triste, mais je n’écris que quand je le suis, donc peut-être que ça déteint sur mon style, je ne sais pas.

Parlez-nous de Spleen II
Lorsque j’ai écrit Spleen, je l’ai fait avec une volonté de pouvoir l’inscrire dans aucune temporalité. Quand on l’écoute, peu importe le moment, je veux qu’on ressente le message de ce titre, qui est une ode à la tristesse si on peut dire ça comme ça, une ode à la dépression presque. Et peu importe l’époque ou le temps où on lit ou on écoute ce son là, je voulais qu’il reste inchangé, que le message ne change pas. Pour moi, l’art c’est apprécier des objets, des œuvres d’art, des sons, des musiques, qui sont intemporels en fait, qui restent figés. Ça ne change pas, ça ne vieillit pas, ça ne rajeunit pas.

Quels sont vos projets à venir ?
J’aimerai beaucoup collaborer avec d’autres artistes, que ce soit d’autres rappeurs dans d’autres langues ou des musiciens. C’est quelque chose dont j’ai vraiment envie. J’aimerais également organiser des scènes de slam et pourquoi ne pas aussi fonder une sorte de petit studio d’enregistrement pour aider tous les jeunes rappeurs à avoir de bons records professionnels pour pas trop cher, voire gratuitement. J’aimerais aussi pouvoir ouvrir une association qui aiderait les jeunes défavorisés à vivre leur passion tout simplement, parce que ce n’est pas facile surtout pour avoir un bon enregistrement, j’en ai subi les frais. Je pense c’est ce qui manque quoi. Donc, j’aimerais vraiment transmettre ma passion, aider à installer et à imposer aussi cette passion et surtout insuffler un peu d’espoir dans le cœur des jeunes.  

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