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Culture

La fête du cinéma bat son plein durant la 71ᵉ édition du Festival de Cannes  qui se déroule du 8 au 19 mai, au Palais des festivals. Déjà quelques films se sont démarqués.  Trois d'entre eux ont toutes les chances de décrocher le graal, samedi 19 mai. Coulisses.

Leto de Kirill Serebrennikov (Russie)

L’extase du rock soviétique !
Un été où l’on découvre un bout d’histoire méconnu de la musique russe : un rockeur star dans son pays mais assez peu connu dans le monde. Viktor Tsoï, idole des jeunes dans la Russie de Brejnev est le héros du réalisateur Kirill Serebrennikov qui propose une fresque baroque d’une grande inventivité et créativité. Il aurait à s’attaquer à un biopic linéaire de ce Bruce Lee du Rock Russe. Mais pas du tout. Il a ajouté à l’histoire de cet Eurasien ex-chanteur du groupe Kino qui s’est fait connaître avec la chanson «Changements», l’histoire d’un autre idole méconnu : Mike Naumenko, à l’apparence «lenonienne». la première scène est forte, elle nous plonge dans un film intense d’emblée. Scène de concert presque surréaliste où le rockeur ne peut pas crier et où le public se doit de rester assis. Le cinéaste nous promet de raconter une partie de l’histoire presque oubliée, tenue sous silence par les années de plomb soviétiques. Un film d’une intensité rare, l’intensité soviet avec cette passion rock presque clandestine, cachée.

3 visages de Jafar Panahi (iran)


Hymne à la Liberté !
Une actrice et un réalisateur dans leurs propres rôles afin de brouiller un peu les pistes du cinéma. Assigné à rester sur son territoire et interdit de cinéma dans son pays, Jafar Panahi envoit son dernier opus tout droit à Cannes, en direction d'une Palme d’or. Quel courage ! Le réalisateur iranien joue même son propre rôle dans une quête presque surréaliste. En plein tournage, son actrice principale reçoit un message d’une jeune fille qui se pend en évoquant son nom. Le duo artistique se lance dans une enquête dans les montagnes du nord-ouest iranien. Héritier du grand Abbas Kiarostami, le cinéaste iranien utilise les ingrédients du cinéma iranien d’antan : les mises en abîmes et ce jeu entre la fiction et la réalité tout en dénonçant une société qui ne veut rien savoir de l’art. Le réalisateur de Taxi Téhéran dresse un beau portrait de femmes, sur trois générations et offre un film simple, profond et drôle même dans ses malheurs. Sa chaise sera vide à la conférence de presse du film mais son message a raisonné dans toute la salle.

Guerre de Stéphane Bizé (France)

Vincent Lindon viscéral
Le réalisateur de la «Loi du marché» qui a valu à Vincent Lindon le prix d’interprétation à Cannes, on reprend les mêmes et recommence. On ne change pas une équipe qui gagne ! Et il a bien raison. Stéphane Bizet raconte un drame social depuis une entreprise qui décide de licencier du personnel pour faire plus de profits. Commence alors une guerre…titre de ce film, une fiction qui a tout d’une grande réalité. Le réalisateur a réussi à nous plonger dans la tension, le public vit chaque instant comme s’il vivait la situation. Psychose, violence, colère, division, clans, tout y est. Dans «En guerre», ce ne sont pas les salariés contre les patrons, ou les salariés en guerre contre eux, c’est une guerre contre un système défaillant, des autorités absentes. On est néanmoins proche du documentaire puisque certains acteurs sont de vrais avocats, syndicalistes dans la vie réelle. C’est ce qui nourrit la tension puisque l’on bascule entre fiction et réalité constamment. Vincent Lindon est criant de vérité, touchant et sincère comme toujours. Il livre une interprétation à la fois sobre et profonde. 

 

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