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Culture
Sarim Fassi Fihri, directeur du Centre cinématographique marocain (CCM).

Niché au premier étage du marché du cinéma à l’hôtel Marriott de Berlin, le stand du Centre cinématographie marocain (CCM) ne passe pas inaperçu. Les passants sont interpellés, les curieux demandent, les concernés s’installent. C’est certain le cinéma marocain a toute sa place dans le festival du film de Berlin qui se tient du 15 au 25 février. 

Pour les acteurs et réalisateurs venus défendre leur film à la Berlinale, le point de rencontre demeure le stand du CCM. Aménagé avec goût, le stand met en avant le cinéma marocain et la culture marocaine tout en étant résolument moderne. Le Maroc est visible aux yeux du monde. Mais il ne s’agit pas de miser sur la forme, le fond y est. Des rendez-vous avec des professionnels sont pris, des directeurs de festivals s’intéressent aux produits marocains, demandent à rencontrer les équipes sur place. «C’est important pour tous les festivals du monde d’être dans un festival comme celui-là, que ce soit ici ou à Venise et Cannes. Dans tous ces festivals-là, il y a une visibilité incroyable, c’est pour cela que tout le monde veut y être», confie Sarim Fassi El Fihri, ayant fait le déplacement discrètement, afin de travailler dans l’ombre. Venir dans un festival, de catégorie A, a des retombées directes, selon le directeur du CCM. «Il y a des retombées surtout au niveau des tournages de films étrangers, puisque l’on a plusieurs personnes qui viennent se renseigner. Ce sont des retombées directes. Ensuite, il y a les organisateurs d’autres festivals dans le monde qui viennent faire leur marché. C’est comme cela que ces festivals vont programmer des films marocains, on a des gens de pays scandinaves, du Sud de l’Allemagne, de Suisse, de l’Espagne. En venant à Berlin, ils font leur programmation de l’année», continue le directeur du CCM.

Dans les couloirs et le salon arrangé pour l’occasion, on peut voir une Narjiss Nejjar échanger avec des festivals du monde, les acteurs, comme Ghalia Benzaoui, Avishay Benazra ou encore Nissrin Erradi donner une belle image du Maroc où les talents grouillent. «Je suis honoré d’être là, c’est la première fois que je participe à un aussi prestigieux festival. Et en plus, j’ai la chance de défendre un film, dont les valeurs sont profondément humanistes, présenté de la manière la plus poétique et profonde qui soit, et qui a été dessiné par une réalisatrice pour laquelle j’ai le plus grand respect et beaucoup d’amour. Je suis comblé», confie le natif de Casablanca, Avishay Benazra, qui joue le rôle de Mohed, un fils rejeté par son père dans Apatride de Narjiss Nejjar. «C’est la première fois que je viens à Berlin, le niveau est élevé, je suis ravie d’être là. Les gens ont bien réagi au film «Jahilya», d’ailleurs Hicham Lasri est connu à Berlin, il est presque chez lui», s’amuse son actrice Nissrin Erradi. Une belle présence marocaine qui a permis au public de découvrir deux univers différents. La touche poétique et aérienne de Narjiss Nejjar contre l’absurdité presque violente et le côté expérimental de Hicham Lasri. «Je suis ravi de la présence de films marocains à Berlin cette année. Nous sommes au Forum, nous sommes presque en train de jouer dans la cour des grands ! Nous sommes juste derrière la sélection. Hier j’étais invité à la délégation de Hongrie qui faisait une grande fête parce qu’elle avait un film en panorama (catégorie qui vient après le Forum) ! Même des pays qui donnent des réalisateurs comme Bela Tarr sont ravis de faire partie de la sélection à Berlin. Quelle que soit la catégorie, c’est une grande opportunité», souligne Sarim Fassi Fihri qui rappelle qu’il est confiant quant à la production cinématographique de cette année. Le Festival national du film de Tanger, prévu du 9 au 17 mars, compte bien mettre en avant le meilleur du cinéma marocain. «Être au Forum avec deux films, avoir Faouzi Bensaidi à Venise, Nabil Ayouch à Toronto, des films à Dubaï, il ne manque plus que Cannes !», conclut le directeur du CCM optimiste.

CAM SIAM

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