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Ils étaient quelques dizaines d'acteurs et de réalisateurs ce mercredi 10 janvier  à manifester devant le parlement à Rabat. Objectif : protester contre "la médiocrité" de la télévision publique et des productions cinématographiques. Dans la foulée, ils ont accusé les responsables du pôle public et le CCM d’être les artisans de cette descente en enfer du cinéma marocain. Voici ce qu’en pense Sarim Fassi-Fihri, directeur du CCM.

 

LesEco : Comment pourriez-vous expliquer l'indignation des professionnels du cinéma hier, mercredi 10 janvier à Rabat, devant le parlement ?

 Sarim Fassi-Fihri : De quels professionnels parlez-vous ? Sur plus de 150 réalisateurs et producteurs de cinéma dans ce pays, seuls 4 ou 5 étaient devant le parlement. Les rangs étaient grossis par quelques producteurs de télévision. Aucun des réalisateurs qui font du cinéma au Maroc depuis une dizaine d'année n'était présent.

Que ce soit pour le cinéma ou pour la télévision, le Maroc a su développer des outils règlementaires qui donnent une égalité de chances à tous.

Nous ne sommes pas dans le BTP, mais dans les industries culturelles. Cette égalité de chances se fait sur des critères précis et définis par les textes en vigueur : la qualité et l'originalité du scénario, l'expérience du réalisateur et du producteur ainsi que la faisabilité du projet.

Il ne s'agit pas d'un gâteau à partager mais de subventions publiques octroyées sur la base de textes clairs par des commissions indépendantes. 140 projets sur 400 ont été soutenus par le CCM entre 2015 et 2017 par lesdites commissions. Aucun professionnel n'a jamais été écarté pour soumettre son projet à la commission dés lors que les règlements sont respectés. Doit-on soutenir au mérite ou distribuer l'argent public à tous ? Il est étrange que des professionnels - censés connaître les règles - s'attaquent à l'administration et non aux commissions qui octroient les soutiens.

Les professionnels du 7e Art s'insurgent aujourd'hui contre les pratiques qu'ils considèrent malsaines (Favoritisme, clientélisme, lobbying etc.) et dont ils sont sujets depuis des années. Y a-t-il un remède à cela, surtout que leurs revendications ne datent pas d'aujourd'hui ?

 Encore une fois, ceux qui s'insurgent ne sont pas «les professionnels du 7ème art», mais une toute petite poignée de cinéastes qui ne représentent qu'eux-mêmes. Je vous invite à élargir votre enquête à tous les cinéastes que vous connaissez et que vous n'avez pas vus devant le parlement. En tout état de cause, le débat devrait être autour de la créativité cinématographique. Parler de favoritisme ou de clientélisme, c'est insulter et accuser gratuitement les 140 bénéficiaires du soutien à la production cinématographique de ces trois dernières années, mais aussi les membres des commissions qui octroient les soutiens.

 

Il a été opéré parmi les revendications d'aujourd'hui le non-respect de la loi qui octroie la possibilité aux artistes et réalisateurs de participer au processus décisionnel des instances concernées dont le CCM. Qu'en pensez-vous ?

 De quelle loi parlez-vous ? La loi organisant le CCM prévoit une représentation de la chambre des producteurs, de la chambre des distributeurs et de celle des exploitants dans le Conseil d'administration du CCM et c'est le cas. Il se trouve qu'aujourd'hui, il y a une foultitude d'associations dites professionnelles dans le cinéma ; 17 sont déclarées au CCM. Doit-on les intégrer toutes dans le Conseil d'administration d'un établissement public ?!

Credit Agricole Fellah Trade 201/ 2019

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