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Culture

Les tant attendus Pink Martini ont donné un concert plein de sophistication et de goût, dimanche 9 avril à l’Hippodrome de Casa Anfa. Un show à l’américaine tout en parcourant le monde avec la charismatique Storm Large, le plus oriental des jazzmen Ari Shapiro.  Le tout sous le regard bienveillant et le doigté incroyable du vétéran : Thomas Mack Lauderdale.

Le deuxième soir du Jazzablanca a apporté son lot de surprises et d’émotion. Après avoir placé la barre très haut avec une ouverture, samedi, signée LP, le festival a accueilli Pink Martin, l’un des groupes les glamours au monde qui font le show à leur manière : un mélange de music hall, de musique de films, créateur d’une musique intemporelle. Du jeu, de la voix, de la musique au service d’un spectacle qui a de la gueule ! Audacieux et assumé, le spectacle composé de cuivres charismatiques, d’un percussionniste, d’un batteur, d’un guitariste, bassiste et trois chanteurs autour d’un pianiste chef d’orchestre.

Les musiciens voyagent à travers les chansons, les langues de l’espagnol à l’arabe en passant par l’hébreu et le turc, et embarquent volontiers le public casablancais sous le charme. Avec un «Amado mio» pour commencer les festivités, le Jazzablanca est déjà envoûté par le charisme sans faille de Storm Large. Elle danse, elle joue, elle est drôle, elle chante tellement bien ! Et avant même de se remettre de ses émotions après cette tempête musicale, le guest de la soirée, qui est l’invité d’honneur de l’album «Je dis oui», fait son entrée. Art Shapiro est le parfait gentleman chanteur, le jazzman des temps modernes mais qui rappelle le crooner d’antan. Après avoir exécuté parfaitement «And then you’re gone, now I’m back», il surprend par une reprise de Abdelhalim Hafez «Bokra» en arabe qui sera suivi, un peu plus tard dans la soirée, par «Bint El Shalabya» de la grande Fairouz. Mais le moment fort de la soirée reste ce moment de partage et de paix, celui d’un compositeur palestinien qui présente sa chanson sur les réfugiés. Une chanson chantée par Ari Shapiro, de confession juive. «Je tenais à écrire cette chanson. Moi-même, je sais ce que c’est d’être réfugié, mes parents sont palestiniens», confie le compositeur ému qui réussi à émouvoir toute la salle. «Je suis touché de voir mon frère et ami Ari, juif, chanter cette chanson», continue la même source acclamée par une foule en délire et débout. Des moments d'émotions ponctués par des pauses dansantes et insouciantes, le groupe livre un spectacle aux rythmes d’un ascenseur émotionnel en faisant pleurer, réfléchir, danser. De «Donde estas Yolanda» à «Hang on little tomato», «Una notte a Napoli», «Get happy» ou encore «Brasil», les chansons se suivent et ne se ressemblent pas.

Le groupe qui a 22 ans aujourd’hui n’a pas pris une ride. Il séduit grands et petits. Malgré la déception palpable du public de n’avoir pas eu le droit à «Je ne veux pas travailler», Pink Martini a offert un beau cadeau à Casablanca : un concert glamour, décalé et humain avec beaucoup de style. Plus qu’un simple spectacle, un bonheur pour les oreilles et pour les yeux, Pink Martini a offert une véritable expérience à vivre. Digne d’un film d’Almodovar qui laisse des traces et dont on ne se lasse pas !

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