Que faut-il retenir de l’élimination de la sélection nationale de la Coupe d’Afrique ? Sommes-nous définitivement de mauvais élèves en matière de ballon rond ? Est-ce une affaire de « manque de bol » ? 

Trois matchs remportés, neuf points en poche, les Lions étaient gonflés à bloc tant pour les Marocains, le face-à-face contre le Bénin était « facile ». C’est peut-être là justement que tout s’est joué ! Le Onze national a disputé ce match, sans apparemment avoir réfléchi une seconde que si le Bénin était arrivé en huitième aussi, c’est qu’il avait tout de même un mot à dire sur le sort de ce duel.

Or, pour gérer ce match, nos Lions ne semblaient pas pressés de dominer. Les fauves ont tellement laissé de marge à la proie qu’elle leur a échappé … et la victoire avec.

Ils en ont pris conscience, tardivement hélas. « Peut-être que quand tu ne respectes pas l’adversaire, c’est ce qui arrive », lâchera d’ailleurs le milieu de terrain Fayçal Fajr commentant cette grosse déconvenue. « On a eu des occasions de but… Peut-être qu’on s’est cru supérieurs. C’est un cauchemar, mais il faut aller de l’avant », poursuivra le Marocain de Caen au micro de radio RFI.

Frustré de n’avoir pas pu prendre part au match, en raison de sa blessure, le capitaine des Lions a fait part de son amertume. « Aujourd’hui je peux comprendre la déception du peuple marocain qui avait nourri beaucoup d’espoirs en nous, et qui a toujours été d’un soutien indéfinissable, mais sachez que nous sommes les premiers déçus », a t-il commenté sur sa page officielle. « Vivre cette élimination de manière impuissante en étant blessé depuis le banc de touche sans pouvoir aider mes Lions a été le pire sentiment de ma carrière », a-t-il lâché, ajoutant tout de même que «dans la vie ou sur le terrain un Lion reste un Lion même quand il est blessé ».

Mais, entre « positive attitude » et « réalisme », Hervé Renard s’est trouvé face à une situation peu enviable. Lui, qui a permis au Maroc de rejouer une Coupe du monde après vingt années de passage à vide, est aujourd’hui face à la colère du public marocain. « Ça ne sert à rien d'insulter qui que ce soit ou de rejeter la faute sur les autres, ce n'est pas mon genre », a-t-il admis en conférence de presse.

« C'est pour ça que c'est à moi d'assumer les responsabilités », a ajouté Renard.

Pourtant, aux yeux des Marocains, Hakim Ziyach est tout autant « coupable » par son manque de punch et son désormais célèbre penalty raté en 90+4è minute. « Il a été très bien durant la phase de préparation. Il a été moins bien lors de la phase de groupes. Et un peu moins bien ce soir (vendredi)", a estimé son coach. 

Le monde du foot s’est aussi montré unanime. Même si cette élimination a déçu jusqu’aux équipes adverses, l’équipe marocaine est responsable de son sort. Au lendemain du match Maroc-Bénin, le sélectionneur des Algériens Djamel Belmadi déclarait :« c’est une élimination violente, quelques jours après leur carton plein au premier tour ». 

Le Flash Sport

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