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 Le 15 mai à Casablanca, Salaheddine Mezouar et son binôme Fayçal Mekouar, ont présenté leur programme «Élan pour tous», avec lequel ils tentent de convaincre la totalité du syndicat patronal.

«Dans un match de football, les dernières minutes sont souvent les plus importantes». À quelques jours du scrutin final (22 mai) des élections de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), le candidat Salaheddine Mezouar se laisse lui aussi tenter par la métaphore sportive. L’ancien ministre compte en effet faire montre de tous ses soutiens avant le coup de sifflet final. Le 15 mai à Casablanca, accompagné de son binôme Fayçal Mekouar, il a présenté leur programme «Élan pour tous», avec lequel ils tentent de convaincre la totalité du syndicat patronal. Il déclare en ouverture: «Notre vision d’une CGEM 2021 forte, efficace et en phase avec les attentes des entrepreneurs et les enjeux du pays est axée sur un soutien volontariste à la PME et à la TPE, un renforcement de l’attractivité des territoires, un positionnement volontariste pour sur de nouveaux relais de croissance au bénéfice de tous, un recentrage du dialogue social ainsi que la mise en place de solutions sectorielles spécifiques couvrant tous les secteurs critiques». Ainsi, face à la volatilité du contexte économique international, que trop dépendant des rapports de forces géopolitiques, il veut «un patronat qui inspire la confiance, capable d’accompagner le pays dans les grandes transformations qui l’attendent». Concrètement, le programme se décline en 6 axes, 26 chantiers et 90 mesures. 

 Choc de compétitivité

«Cette décennie est marquée par une croissance atone, sans emploi, par une panne de confiance, un manque de visibilité dans un contexte vulnérable et incertain», explique Salaheddine Mezouar. L’ancien ministre explique qu’il faut absolument relancer la machine car «on assiste aujourd'hui à un essoufflement de la PME/TPE, de l'investissement, de sa capacité à créer des opportunités d'emplois. L'entreprise privée a besoin de visibilité, de lisibilité; elle a besoin d'être rassurée pour s'investir, créer de la valeur ajoutée». L'État doit impérativement relancer l'investissement grâce à la demande, tout en maîtrisant l'inflation. Il faudra aussi monter au créneau pour défendre la PME et la TPE.

Promotion des TPE/PME

Considérées comme la clientèle traditionnelle de son adversaire, les TPE et PME ont pourtant une place de choix dans le programme Mezouar/Mekouar. «Il est devenu urgent de mettre en place un fonds de garantie destiné à relancer les PME en difficulté, et de rendre effective la loi sur les délais de paiement». Selon lui, la problématique du passif de L'État vis-à-vis des entreprises est primordiale, et il s’agit d’un chantier majeur pour juguler l’hémorragie de la liquidation. «En matière de commandes publiques, d'avances à accorder et de délais de paiement, nous allons pousser les négociation avec l’administration puisqu’une grande partie du tissu est liée au marché public, surtout au niveau des régions». Dans ce sens, les PME doivent rester engagées au sein de la CGEM, y apporter leur contribution. La CGEM doit développer et renforcer ses services en faveur des PME et des TPE, ce sont elles qui ont le plus besoin de la CGEM. Une CGEM où l'inclusion n'est pas forte ne peut être efficace. Selon lui, il faut construire un modèle économique de développement autour de trois axes: «l’État, la région et le privé».

 Lutte contre l’informel

«À la présidence de la CGEM, je m’inscrirai dans la continuité de l’œuvre de Meriem Bensalah en matière de lutte contre l’informel», explique Mezouar, qui explique qu’il «faudra renforcer l'attractivité du secteur privé formel à travers des mesures phares comme la simplification de la TVA, l'augmentation des droits de douane ou encore l'établissement d'un cadre réglementaire spécifique qui facilitera l'intégration des unités de production informelles à l'économie formelle». Il insiste également sur le rôle de la formation et de la sensibilisation des consommateurs, clés pour contenir l'informel. «Il y a besoin d'un véritable plan d'action de l'économie sociale et solidaire qu'il faut faire basculer vers l'économie formelle dans nos territoires». De son côté, Fayçal Mekouar a indiqué que le programme prévoit une concertation permanente avec les entrepreneurs et une mise en place d’indicateurs de suivi, ajoutant que «Notre programme ambitionne de faire de la CGEM une confédération fédératrice par une intégration régionale et sectorielle, une dynamique de l’économie sociale et solidaire et des solutions concrètes pour lutter contre l’informel».

Cap sur la régionalisation

«Nous souhaitons renforcer les interactions entre les CGEM régionales et la centrale, ainsi qu'entre les CGEM régionales et les différentes fédérations sectorielles. Ce lien doit être permanent car les CGEM régionales se sentent sous-représentées, et nous allons y remédier». 

L’économie verte, un segment porteur

Ayant été président de la COP 22, Salaheddine Mezouar dit être au fait des «opportunités extraordinaires dont peut bénéficier le Maroc, et son secteur privé, dans des secteurs à fort relais de croissance comme l'économie verte et l'économie bleue. Nous plaidons pour une émergence rapide de ces économies verte et bleue à travers des initiatives volontaristes, mais également la mise en cohérence des initiatives existantes et l'établissement d'un cadre incitatif favorable aux nouveaux marchés que représente l'économie verte et bleue». Il plaide en outre pour le «développement de l'économie numérique, avec la sensibilisation et l'accompagnement de l'entreprise marocaine aux opportunités de la transformation numérique ou encore le développement accéléré de l'entrepreneuriat numérique. Nous soutenons l’initiative qui vise la mise en place d'une démarche open innovation en faveur des startups».

 Fédérer tous les professionnels

Pour le duo Mezouar/Mekouar, il est évident que la CGEM doit «compter sur tous les acteurs et tous les secteurs». Il appelle donc à assainir la situation des fédérations professionnelles afin que celles-ci puissent jouer leur rôle dans l’accompagnement de la centrale syndicale. D’ailleurs, pour l’élaboration de leur programme, ils disent avoir «fait le choix de l'écoute, du partage et de l'interaction pour que notre feuille de route soit la vôtre, et pour que, une fois investis de votre confiance, nous puissions, ensemble, en faire une plateforme de mobilisation et d'action, dans un esprit de synergie positive entre les différentes structures de notre confédération».

Encourager les modes alternatifs de règlement des différends

La machine judiciaire étant quelque peu rouillée, comparativement à la célérité que requièrent les affaires, Fayçal Mekouar veut «renforcer les modes alternatifs de règlement de conflit, afin d'instaurer un climat de confiance auprès des opérateurs». Il part du constat «qu’une prise de conscience est née; qu’un conflit, quel qu’il soit, pouvait se régler autrement que par la voie judiciaire». Au fil du temps, les pratiques de règlement amiable des litiges se sont développées, l'arbitrage et la médiation notamment. «L’objectif de ces pratiques étant le même: éloigner l’orage, c’est-à-dire le procès».

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