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La thématique n° 11 des Matinales de l’immobilier de l’entreprise, organisées par Business Realties, a mis, jeudi dernier, la lumière sur l’impact du digital sur le secteur immobilier. 23% de ces opérateurs estiment que cet impact est moyen. Ils soulignent toutefois l’écart énorme existant entre le Maroc et certains pays développés dans le domaine.

Sur une échelle globale, cela fait des décennies que le digital s’est introduit dans la chaîne de valeurs immobilière. Au Maroc, cela se fait petit à petit, bien que l’écart avec l’Europe et, surtout avec les États-Unis, soit énorme. De toutes les manières, la digitalisation est en train de marquer, progressivement, de son empreinte le secteur immobilier national, avec un segment B2B, de plus en plus «digitalisé». De l’amont à l’aval de cette chaîne, les entreprises spécialisées dans les études, la conception, la construction ou, même, la commercialisation et le SAV, ne renient guère le rôle du numérique dans leur business. Selon un sondage réalisé par le cabinet Business Realties, auquel ont pris part essentiellement les professionnels marocains, 60% de l’échantillon ont estimé que l’impact du digital sur la chaîne de valeurs est «moyen», alors que 23% pensent qu’il est «élevé». Seul 14% ont estimé que cet impact est «faible».

Des outils «matures» ?
Le sondage réalisé par Business Realties en dit davantage sur les solutions technologiques mises sur le marché de l’immobilier national. Interrogés sur le degré de maturité de ces applications, les professionnels l’ont jugé, à hauteur de 33%, «très positif». Mieux encore, 64% des professionnels pensent que ces dernières sont dotées d’un degré de maturité «positif» contre, seulement, 3% l’ayant qualifié de «négatif». Pourquoi ? La réponse est simple, estiment les spécialistes. En effet, les nouvelles technologies peuvent s’exporter de nos jours de manière globale. Ce qui diffère entre les pays sont les usages et le degré de dématérialisation. Selon Nabil Bounajma, directeur général du cabinet d’étude Terra Modus, l’enjeu se trouve bien en amont des solutions digitales. Pour le responsable, il faut d’abord numériser toutes les données et les rendre exploitables d’un point de vue digital. Au Maroc, le processus de dématérialisation, entamé par les autorités, peut permettre d’un côté de rattraper le retard accusé, et d’un autre côté, de proposer des outils plus performants. «Il est très difficile, par exemple, de proposer des solutions si nous ne disposons pas de plans numérisés. Dans le cas contraire, la numérisation peut mettre à disposition des opérateurs des bases de données très utiles», a-t-il déclaré. Ce cas précis, Nabil Bounajma l’applique dans son cabinet d’étude qui se spécialise dans le partage de données structurées, sur des outils simples permettant d’offrir au client final une information numérique basique et «à portée de main».

Apport du digital
La base de données géolocalisées mise en place par Terra Modus est un exemple vivant de ce que peut apporter le digital au domaine de l’immobilier. Cette solution technologique a permis de recenser, entre les années 2010 et 2017, plus de 500.000 transactions immobilières au Maroc, dont 100.000 à Casablanca. Cet outil est d’autant plus doté de filtres d’informations et de couches spatiales thématiques. Un aspect qui en facilite l’exploitation par les usagers. Autre exemple, autre finalité. Le cas de l’entreprise marocaine Virtual Building Solution (VBS) est aussi significatif. VBS a développé des solutions virtuelles prenant en charge l’entièreté du cycle de construction, de la phase conception à la commercialisation, en passant par la gestion du chantier. «Nous avons plusieurs applications collaboratives qui permettent à toutes les parties prenantes d’un projet immobilier d’interagir en temps réel. Que ça soit sur le chantier, ou en aval de la chaîne de valeur, ces outils performants peuvent faire gagner aux opérateurs, entre autres, jusqu’à 70% du temps administratif alloué au chantier», souligne Zineb Midafi, directrice générale de VBS.


Le Maroc en retard ?

La réponse est unanimement positive. La pénétration du digital dans le domaine immobilier est, évidemment, plus forte dans les pays développés, comme la France, ou  au Canada et aux États-Unis. En France, les solutions technologiques mises sur le marché de l’immobilier sont plus diverses et plus nombreuses que ce qu’offre le marché marocain. Un constat souligné par Benoit Mouras, directeur associé d’Axeon 360, spécialisé en conception 3D. La différence entre les deux marchés, marocain et français, est aussi liée à leur maturité. Pour Mouras, la tendance future sur le marché français est celle de la concentration des opérateurs, ce qui implique la réduction du nombre des entreprises. Comparé au Canada, l’écart numérique est encore plus profond. Cela n’empêche, comme l’ont souligné plusieurs intervenants, que cet écart peut être très vite comblé. Le cas de Virtual Building Solution (VBS) est, à ce propos, représentatif de l’effort entrepris par certains opérateurs qui importent les dernières technologies et les mettent en application au Maroc. Une condition sine qua non à la réussite de cette démarche, souligne Zineb Midafi, est l’adaptation de ces outils à la réalité du marché marocain.

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