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La banque participative de Société Générale a démarré ses activités le 12 septembre, mais c’est hier, 11 octobre qu’elle démarre sa campagne de communication.

Hybride entre la filiale et la fenêtre, avec le modèle de banque participative, que la Société Générale Maroc a choisi, elle se distingue de ses consœurs. En effet, à l’opposé de ces dernières, la banque participative de la filiale marocaine de la Société Générale, baptisée Dar Al Amane, est certes une fenêtre, mais elle dispose d’un réseau d’agences propres au lieu de simples «corners» au niveau des agences existantes. Ce choix, explique le directeur général, membre du directoire de la Société Générale, Mohamed Tahri, découle des résultats de l’étude menée par la banque au préalable. L’étude a ressorti une «attente importante quant à l’étanchéité entre banque classique et banque participative. Opter pour des corners pourrait créer la confusion chez les clients. Nous avons conclu que le choix d'ouvrir notre réseau d'agences dédiées apporte plus de crédibilité auprès de nos clients», précise Tahri.

40 agences dédiées dès 2020
Opérationnelle depuis le 12 septembre dernier, sans aucune campagne de communication, la branche participative de Société Générale dispose de quatre agences dont deux à Casablanca, une à Agadir et une à Marrakech. Le management table sur l’atteinte du plafond de 10% du réseau, fixé par la banque centrale, dès 2020. «Dans l’immédiat, une douzaine d’agences seront ouvertes, pour ensuite atteindre 20 agences en 2018 et enfin les 10%, soit 40 agences en 2020», explique Hounaida Boukhari, directeur de la banque participative au sein de la Société Générale. Les villes concernées, dans un premier temps, par les prochaines ouvertures sont Casablanca, Rabat, Kénitra, Tanger, Tétouan, Oujda, Fès et Laâyoune. En complément de son réseau d’agences, Dar Al Amane offrira des moyens alternatifs et modernes d’information, d’échanges et d’interactions, au travers d’une plateforme digitale dédiée ainsi que d’un centre de relation clients accessible facilement via un numéro à quatre chiffres et ouvert à la clientèle sur de larges plages horaires, du lundi au samedi.

Une centaine de comptes déjà ouverts
L’ouverture des agences Dar Al Amane, bien qu’elle n’ait pas été médiatisée, a permis à la banque de capter déjà une centaine d’ouvertures de comptes lui permettant de se roder à l’exercice avant le lancement officiel, explique Boukhari. Dans un premier temps, la banque propose à ses clients, des services au quotidien, notamment l’ouverture de compte avec chèques et cartes bancaires ainsi que la Mourabaha immobilière. Il faut rappeler qu’il s’agit des seuls produits et services dont les contrats types ont décroché le visa du Conseil supérieur des Oulémas (CSO). Boukhari note, par ailleurs, que le secteur est dans l’attente des contrats-types de la Mourabaha automobile, la Mourabaha équipement et de la Ijara, contrats sur lesquels travail la Banque centrale de concert actuellement avec le CSO. Le calendrier de leur mise à disposition demeure, toutefois, méconnu par la profession. Dar Al Amane a ainsi vocation à proposer une gamme de produits et services répondant aux attentes de toutes les catégories de clientèle particuliers, professionnels et entreprises. Elle mettra à leur disposition des services de banque au quotidien (comptes, moyens de paiement…), de banque à distance (internet banking, appli mobile…), ainsi que des produits de placement et des offres de financement et d’investissement totalement conformes aux normes de la finance participative.

Hamish Al Jiddiya en fonction des dossiers
En attendant l’élargissement de la panoplie des produits de financement, la banque se limitera à la proposition de la Mourabaha immobilière. Un contrat qui nécessite le dépôt d’une garantie dite Hamish Al Jiddiya. Non plafonné par Bank Al-Maghrib, Dar Al Amane a choisi de fixer son niveau en fonction des dossiers. Le management de la banque souligne, par ailleurs, qu’ils sont en train de travailler sur la précision du transfert de la propriété. Si ce dernier se fait dès signature avec le notaire, il n’y aura pas de besoin de verser cette garantie, ce qui n’est pas le cas, par contre, si l'on maintient l’exigence de l’enregistrement au niveau de la Conservation foncière pour le transfert de la propriété.

Plus de 100 MDH déboursés
Dans le but de mettre en place cette banque fenêtre, la banque a déboursé, à ce jour, plus de 100 MDH entre investissement dans un système d’information koweïtien et ouverture d’agences ainsi que la formation et le recrutement des collaborateurs. Le souhait de Tahri «est que l'activité finance participative se développe et qu'elle soit la plus compétitive possible». Quant à Boukhari, elle espère faire de Dar Al Amane, qui est la 3e banque parmi les huit à être opérationnelle, «un acteur majeur du marché sur la finance participative et nous allons nous y atteler». Pour rappel, Dar Al Amane a été créée suite à l’obtention de l’agrément de Bank Al-Maghrib le 17 avril 2017. Cet agrément a été publié au Bulletin officiel le 18 mai 2017.

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