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21-10-2019 09:16

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Une convention de partenariat a été signée entre le ministère de l'Éducation nationale et de la formation professionnelle et la Coalition marocaine pour l'eau afin de pousser les entreprises à multiplier leurs actions de réduction des effets sur l'environnement.

Le gouvernement a décidé de se lancer dans le développement des compétences dans les domaines de l'eau, de l'environnement et de l'assainissement. Pour ce faire, Rachid Benmokhtar, ministre de l'Éducation nationale et de la formation professionnelle, et Houria Tazi Sadeq, présidente de la Coalition marocaine pour l'eau (COALMA) ont signé une convention de partenariat le 25 janvier à Rabat. «Une convention qui s'inscrit dans le cadre de l'accompagnement des efforts déployés par le Maroc pour la consécration du développement durable et sa déclinaison dans les politiques publiques en tant que valeur fondamentale partagée par les différentes composantes de la société», est-il expliqué dans le communiqué diffusé à cette occasion par la MAP. Ces efforts ont été couronnés par l'organisation de la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP22) à Marrakech en novembre dernier, à laquelle le ministère de l'Éducation nationale et de la formation professionnelle a pris part, notamment dans le cadre de la mise en oeuvre de l'article 12 de l'Accord de Paris qui a appelé les États membres à prendre les mesures nécessaires pour développer l'éducation et la formation dans les domaines liés aux changements climatiques.

Cette convention s'inscrit également dans le cadre de la mise en oeuvre de la Stratégie nationale de la formation professionnelle 2021, qui vise l'adéquation de l'offre de la formation avec les besoins du tissu économique, y compris les métiers en relation avec les changements climatiques. Pour réussir ce challenge, qui consiste à offrir des formations adaptées, le département de la formation professionnelle (DFP) a lancé une étude sectorielle dans les trois domaines objets de la convention pour définir leurs besoins en compétences, élaborer des guides des professions et des métiers, élaborer des référentiels des métiers et des compétences et mettre en place des programmes de formation dans ces trois domaines. Précisons enfin que cette convention vise également à mettre en place un cadre de sensibilisation des entreprises des secteurs public et privé, à travers leurs fédérations professionnelles, pour les pousser à prendre conscience de l'impact positif que leurs actions de réduction des effets sur l'environnement peuvent avoir sur l'économie nationale et sur sa transition vers l’économie verte et intégrée. Pour apporter son expertise au DFP à ce propos, la COALMA travaillera en partenariat avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Dans une déclaration à la presse, Benmokhtar a souligné que «cette convention revêt une importance capitale dans la stratégie nationale de l'éducation et de la formation 2016-2021 où le ministère accorde un intérêt particulier au secteur des énergies renouvelables». Avant d’ajouter que «cette convention contribuera certainement à la création de nouveaux emplois dans le domaine de l'assainissement».

Pour sa part, Tazi Sadeq a relevé que toutes les parties ont consenti après la COP22 à passer à l'action en vue de valoriser l'importance de l'eau, une source vitale à cause de laquelle le nombre d'immigrés dans le monde connaît un accroissement, affirmant que cette convention pourra aussi contribuer à la création de «métiers verts». De son côté, le représentant de la CGEM, Taoufik Cherradi, a exprimé son soutien à la stratégie de formation adoptée par le ministère, faisant savoir que la confédération a des objectifs ambitieux concernant le secteur de l'assainissement et le besoin de financer les études sectorielles dans ce domaine. La cérémonie de signature de cette convention s'est déroulée en présence des secrétaires généraux des Départements de la formation professionnelle, de l'Énergie et des mines, de l'eau et de l'environnement, et de représentants de la CGEM, du Conseil national des droits de l'Homme (CNDH), de l'OCP, de l'Office national de l'électricité et de l'eau potable (ONEE) et de l'Institut agronomique et vétérinaire Hassan II.

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