A lire aussi

05-12-2019 09:14

Prix de la société civile: 6 récompenses pour 143 candidatures

Le prix de la société civile a été remis, mercredi soir, aux lauréats de la troisième édition de…
Rejoignez nous sur :
Business
Crédits /Le Matin

Première édition réussie pour le Clean Tech Innovation Challenge Morocco! Le concours, lancé par la société VentureWell, parrainé par le Bureau Ressources en énergies du département d'État américain et soutenu par MASEN et Maroc4Invest, a tenu sa phase finale le vendredi 20 janvier à Casablanca, sous la présidence de Nicole Theriot, consule générale des États-Unis dans la capitale économique.

À cette occasion, trois projets green très innovants ont été primés sur un total de huit préalablement sélectionnés par le comité d’organisation du concours, composé de 7 profils pointus qui ont encadré et aidé les candidats à mieux structurer leur projet.

Dans l’ordre, le premier projet, qui a retenu l’attention du jury, est celui de Hanane Rifai, diplômée en Sciences solaire et environnementale de l’Université Mohammed V de Rabat. Celle-ci a créé une startup sociale dénommée Hydrobarley, qui produit et commercialise le fourrage vert du même nom, frais et disponible durant toute l'année, à un prix stable, indépendamment des conditions climatiques, et trois fois moins cher que le fourrage sec. Hydrobarley est une solution innovante basée sur la technique hydroponique permettant d'importantes économies. Elle nécessite 4.000 fois moins de terres agricoles utiles qui peuvent alors être mobilisées pour d'autres cultures avec un rendement plus important que la culture fourragère, et 1.500 fois moins d'eau, sans oublier l'économie de temps vu que la culture ne nécessite que 8 jours et moins de 2 heures d'entretien par jour, et donc pas besoin de passer la journée au pâturage. Grâce à l’appui de programmes d'incubation et d’accélérateurs, Hanane Rifai a pu collecter des fonds pour lancer sa première unité de production d'une capacité de 9 tonnes par mois, et en prépare une deuxième avec une capacité allant jusqu'à 1 tonne par jour (30 tonnes par mois).

«Avec ce prix décroché à Clean Tech Innovation Challenge (CTIC), nous allons pouvoir monter notre seconde usine qui nous permettra de produire 30 tonnes par mois, soit une tonne par jour, ce qui pourra satisfaire les agriculteurs et la coopérative de Bejaad avec lesquels nous travaillons actuellement», explique-t-elle avec fierté. Le second projet retenu est celui de Hassan El Hemer, détenteur d’un master en management des entreprises de l’Université Cadi Ayyad de Marrakech. El Hemer a créé une startup portant le nom de BioChar Maroc. Elle est spécialisée dans la collecte et la transformation des déchets agricoles en charbon vert et engrais fertilisant pour les sols. Il s’agit d’un charbon vert comme produit alternatif au charbon de bois pour arrêter la déforestation et le déboisement des forêts marocaines et d’un engrais biologique comme fertilisant des sols pour lutter contre la pollution des eaux souterraines marocaines. Dans le cadre de la COP22, BioChar Maroc a proposé son charbon vert à tous les restaurants et hôtels de Marrakech pour remplacer le charbon de bois. Quant à son engrais, il compte déjà plusieurs intéressés dont une association néerlandaise (Justdiggit) spécialisée dans la reforestation, qui projette d’en acheter de grosses quantités pour faire face à la sécheresse qui nuit à la croissance des oliviers dans la région de Marrakech. Selon Hassan El Hemer, «le prix CTIC devrait permettre à BioChar de faire ses premiers pas vers l’industrialisation de ses trouvailles».

Enfin, le troisième projet primé est le fruit du travail d’un duo constitué de Ghizlane Enaime et Mehdi Louarrat, qui sont des doctorants à l’université Cadi Ayyad de Marrakech. Leur projet consiste en la valorisation des déchets agricoles par procédé thermique afin de produire du charbon actif bio-absorbant très utilisé à l’échelle industrielle pour différentes applications, à savoir le traitement des eaux de procédé (ex: Coca-Cola), le traitement de l’eau potable (ex: ONEP), l’extraction de l’or (ex: MANAGEM Holding) et la purification de biogaz généré par les unités de méthanisation des boues de stations de traitement et aussi la purification du biogaz généré au niveau des décharges qui peut être valorisé en électricité. « Les 10.000 dollars du CTIC nous permettront de faire nos premiers pas vers la création de notre startup et nos prototypages», se réjouit Ghizlane Enaime, consciente qu’un long chemin reste à parcourir. Signalons que ces trois lauréats recevront chacun une subvention de 10.000 dollars (environ 100.000 DH) pour promouvoir leur innovation. Dans les six mois à venir, les experts de VentureWell les outilleront pour en faire de vrais green businessmen.  

Dernière Minute

Nos derniers Tweets...

Suivez-nous sur Facebook

Vidéos des ÉCO

Vidéos des ÉCO

0
Partages
0
Partages