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Le ministère de l’Urbanisme et de l’aménagement du territoire a décidé de mettre les bouchées doubles pour dérouler son programme d’édification de nouvelles éco-cités prévues, aux quatre coins du royaume, à l’horizon 2040.

Après Zenata, qui a servi de modèle pour le Maroc en matière d’urbanisme durable lors de la COP 22, le ministère de l’Urbanisme et de l’aménagement du territoire a décidé de mettre les bouchées doubles pour dérouler son programme d’édification de nouvelles éco-cités prévues aux quatre coins du royaume à l’horizon 2040. Pour commencer, deux villes ont été ciblées en 2017. Il s’agit de Benslimane, située au centre-ouest, et de Dakhla, au sud-ouest, deux futures «villes propres» pour lesquelles il vient de lancer des appels d’offres ouverts pour la réalisation des études relatives à leur mise en place. Comme Zenata, rappelons que ces deux projets s’inscrivent dans le cadre des 17 objectifs du développement durable adoptés par les pays membres des Nations Unies en 2015. Ils doivent intégrer de manière volontariste les différents défis liés à l’efficacité économique, l’équité sociale et la protection de l’environnement (protection de la biodiversité, des milieux naturels, des sols, de la qualité de l’air et des ressources en eau, adaptation aux changements climatiques et réduction de la facture énergétique), trois ingrédients nécessaires pour la confection d’un cadre de vie durable et de qualité.

Efficacité économique
Au niveau économique, ces projets devront créer les conditions d’un développement économique local dynamique, équilibré, solidaire, ouvert à tous et équitable, favorisant la création d’activités et d’emplois locaux. Sur le plan social, ces «villes vertes» seront érigées de manière à répondre aux besoins de tous en s’appuyant sur les ressources et contraintes du territoire. L’accès aux services doit y être équitable et leurs infrastructures doivent être de qualité et offrir les conditions nécessaires au développement d’activités sociales, culturelles de qualité. Bref, les habitants devront se sentir dans un cadre de vie viable, responsable, accessible à tous, sécurisé, sans ségrégation sociale et favorisant une véritable solidarité.En matière de respect de l’environnement, les défis à relever par ces éco-cités sont également nombreux. En effet, pour réduire les empreintes environnementales et construire des espaces de vie plus respectueux de l'environnement, en préservant et valorisant la biodiversité, il faut toucher aux sols et aux milieux naturels en restaurant et valorisant la nature en ville (espaces verts, agriculture urbaine).

Il faut aussi assurer une gestion qualitative et économe des ressources en eau par exemple en recyclant les eaux pluviales, œuvrer à réduire la facture énergétique et optimiser les besoins en énergie à travers la diversification des énergies renouvelables et la promotion du développement de constructions à énergie positive. L’installation d’un environnement durable requiert également d’adapter les aménagements aux risques naturels et industriels, de maîtriser et trier les volumes de déchets produits et de développer et consolider des filières de valorisation et de recyclage.

Préservation du patrimoine
Au niveau culturel, ces chantiers devront préserver et mettre en valeur les biens naturels et patrimoniaux et les identités locales respectives de Dakhla et de Benslimane. En matière d’urbanisme aussi, plusieurs règles devront être observées. À commencer par le foncier: cette ressource devra être traitée comme une ressource précieuse qu’il convient d’utiliser le plus efficacement possible en aménageant des espaces présentant suffisamment de densité, de compacité et d’intensité d’activité tout en respectant un cadre de vie de qualité. Pour ce qui est de la mobilité, ces éco-cités devront offrir des modes de déplacement alternatifs et durables en encourageant l'usage des transports en commun, des liaisons douces et des cheminements dédiés aux piétons afin de réduire la dépendance à l’automobile. Ce n’est pas tout! Les «villes du futur» seront conçues de façon à favoriser la transition numérique vers des territoires accessibles connectés en facilitant le déploiement des réseaux et des services innovants.

C’est la somme de tous ces chantiers harmonieusement menés qui permettra à ces «villes propres» d’anticiper et de s’adapter aux changements climatiques en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.Pour réussir à relever ces défis, le ministère de l’Urbanisme et de l’aménagement du territoire mettra à la disposition des bureaux d’études adjudicataires tous les documents à même de leur faciliter le travail, notamment les documents d’urbanisme couvrant les territoires objets des projets d’éco-cités, le référentiel de densités et de formes urbaines, le guide d’exploitation de l’espace public pour une meilleure gestion des déplacements urbains, etc.

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