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Lamiae Benmakhlouf a succédé à Omar Balafrej aux commandes du Technopark. Une nomination qui s’est opérée suite à une procédure interne pour choisir le nouveau dg parmi plusieurs candidats. Elle devra continuer la politique d’implantation dans les régions et sur le continent africain. Le Technopark continuera à fonctionner selon un principe de péréquation qui favorise les petites entreprises.

Depuis le lancement de l’activité du Technopark, aucun directeur général n’a jamais été choisi en interne. Lamiae Benmakhlouf, nommée à la tête de l’incubateur casablancais depuis quelques semaines, est la première. Choisie par le conseil d’administration pour remplacer Omar Balafrej, elle se rappelle de l’année 2011, où elle avait été nommée directeur général-adjoint du Technopark, et où elle avait commencé à travailler de pair avec l’ancien dg sur plusieurs projets de restructuration. «Nous avons mené, entre autres, des projets sur la conduite du changement, la duplication régionale du Technopark et la certification ISO 9001. Or, cela ne veut pas dire que j’étais directement nommée après son départ. Il s’agit d’une décision du conseil d’administration qui m’a choisi parmi plusieurs candidats. J’ai aussi passé un entretien avec Moulay Hafid El Alami», nous explique-t-elle. Son expérience au sein du Technopark ne commence par pour autant en 2011.

Avant cela, elle y avait occupé le poste de DAF et c’est cette longue expérience, estime-t-elle, qui lui a valu d’être désignée à la tête de l’entreprise. En effet, en dehors des pré-requis exigés pour occuper une telle responsabilité, la nomination de Benmakhlouf est un moyen de continuer l’élan insufflé par l’ancien dg et réconforter les partenaires du Technopark. «Nous comptons en effet nous développer, non seulement dans les autres régions du royaume, mais en Afrique», souligne-t-elle. En optons pour la continuité, le Technopark confirme sa stratégie de développement régional et continental. Et c’est Lamiae Benmakhlouf qui aura la responsabilité d’en assurer le rayonnement et la pérennité.

Priorités
Ce rayonnement régional, elle devra l’accélérer dans le futur afin de doter le Maroc d’autres incubateurs. «C’est une priorité majeure», dit-elle. Or, cela dépendra de l’implication des villes qui devraient en faciliter l’implantation. Par ailleurs, le CA du Technopark a proposé un balisage du terrain à une future implantation similaire sur le continent africain. «Dans le cadre de la stratégie nationale du positionnement du Maroc en tant que hub technologique régional, nous avons signé une convention avec la Côte d’Ivoire pour préparer le terrain à l’implantation d’un incubateur. On en est actuellement à un stade embryonnaire mais ceci constitue aussi une priorité pour nous», précise-t-elle. Pour l’instant, le projet de duplication régionale a déjà dépassé le stade des études de faisabilité.

À en croire Benmakhlouf, il ne reste plus que les villes mettent à notre disposition des locaux pour héberger jusqu’à quarante entreprises. «Ça dépendra de ces parties prenantes et de la disponibilité des bâtiments adaptés à notre activité. Nous avons été sollicités par plusieurs villes, mais nous attendons des propositions concrètes», confirme Lamiae Benmakhlouf. À Casablanca, le Technopark est complet depuis l’année 2008, ce qui correspond à une capacité maximale de 200 clients, en plus de soixante cinq autres clients à Rabat et à Tanger. «Ces clients ne sont pas tous des startups. Nous avons ici de très grandes entreprises, au nombre de huit, qui occupent de grands locaux. Selon un principe de péréquation, ces grandes entreprises payent 130 DH le m² alors que les startups payent 50 DH le m²», précise le dg. Par ailleurs, un système très strict de traçabilité a été adopté depuis plusieurs années. Afin d’assurer un flux annuel moyen de soixante nouvelles entreprises, un indicateur de réussite important, avec une liste d’attente touffue, a été mis en place, les demandes d’extension sont de moins en moins acceptées. Pour cause, cela empêcherait l’arrivée et la création de nouvelles sociétés, ce qui correspond à la mission du Technopark.

Mode de management
Un monde de management anglo-saxon et une approche de gestion des ressources humaines participative, voilà les deux leitmotivs qui reviennent à chaque fois que le sujet des collaborateurs est évoqué. Avec l’arrivée d'Omar Balafrej, une conduite de changement a été opérée par le biais d’une politique de qualité et un changement de paradigme qui a redéfini la mission, la vision et les valeurs de l’entreprise. «Les équipes ont très vite adhéré à cette manière de faire qui consiste à les impliquer dans la stratégie de notre entreprise», se rappelle-t-elle, en soulignant une préférence personnelle pour l’écoute, «une de nos trois valeurs, avec la proximité, la transparence et l’équité», ajoute-t-elle. Le mot d’ordre est donc la continuité.

Au sein des équipes du Technopark, la promotion de Lamiae Benmakhlouf au poste de directeur général a eu un effet positif en interne. Hormis les méthodes de travail qui ne risquent pas de changer, la relation avec les partenaires continuera à évoluer selon les mêmes règles de transparence. «Nous allons continuer avec les équipes existantes. Une restructuration de l’organigramme dépendra de l’élargissement de notre périmètre. Si nous faisons d’autres ouvertures, il est clair qu'il y aura des changements. Au fond, il ne s’agit pas d’une restructuration mais d'une adaptation de l’organigramme aux nouvelles donnes», conclut Lamiae Benmakhlouf. 

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