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Les commandes dans le pipe, les opportunités en Afrique subsaharienne... durant cet événement, qui se tient du 25 au 27 octobre à Casablanca, industriels et donneurs d’ordres internationaux ont livré leurs attentes et ambitions.

Le «Rail Industry Summit», qui se tient du 25 au 27 octobre à Casablanca, aura réuni dès sa première journée, tous les acteurs de l’industrie ferroviaire. «Un événement qui vise à accompagner l’écosystème ferroviaire autour de grandes entreprises locomotives nationales, telles que la Société chérifienne de matériel industriel et ferroviaire, l’ONCF et des groupes internationaux présents au Maroc depuis plusieurs décennies, à l’image d’Alstom», précise-t-on auprès de Maroc Export, organisateur de l’événement, en partenariat avec le Groupement des industries ferroviaires (Gifer).Il s’agit d’un «lieu d’échange entre professionnels et donneurs d’ordres internationaux autour de l’industrie ferroviaire grâce à des rendez-vous préprogrammés, des conférences et ateliers thématiques», poursuit la même source. Et, en parlant de donneurs d’ordres, l’ONCF est particulièrement concerné, lui qui devrait lancer incessamment un appel d’offres pour l’achat de matériel roulant. Un mégaprojet lorgné par tous les acteurs du marché. Le représentant de l’ONCF, Abdeslam Benmchich, qui est le directeur en charge de la maintenance, a d’ailleurs livré hier un aperçu sur les commandes que l’Office s’apprête à lancer.

Il s’agit de l’acquisition de 120 rames automotrices, étalée sur 3 à 5 années, de 30 locomotives électriques et 30 autres locomotives diesel à partir de 2017. Côté maintenance, l’on parle de 120 rames automotrices et de 60 locomotives en acquisition, de 500 voitures ferroviaires du parc ONCF actuel, de 100 locomotives diesel…Les géants installés au Maroc, Alstom et Bombardier principalement, sont sur le qui-vive, dans l’attente du lancement de ces commandes. D’ailleurs, le constructeur canadien a décliné ses intentions pas plus tard que jeudi dernier. Bombardier Transport avait en effet réuni ses principaux fournisseurs et équipementiers lors d’une méga-rencontre organisée à Casablanca pour présenter les grandes lignes de sa stratégie.

Potentiel
Et si le géant canadien nourrit de grandes ambitions au Maroc, c’est que le potentiel de développement de ce secteur est important. En effet, le réseau ferroviaire du Maroc est le plus étendu du Maghreb et le 2e d’Afrique, après celui d’Afrique du Sud. Avec un réseau long de 2.200 km, l’ONCF compte encore l’agrandir davantage pour les acteurs du marché. Par ailleurs, ces derniers ont aussi les yeux rivés vers l’Afrique subsaharienne. «La croissance de la population dans les pays subsahariens créent de gros problèmes de transport public. Et nous avons de grands espoirs que les pouvoirs publics se tourneront vers les trains et les tramways», estime le représentant de Bombardier, Pier Prina Mello. Mourad Rahmoune abonde dans le même sens. «Au moment de notre installation au Maroc, l’idée était de servir les marchés européens.

On compte aujourd’hui se tourner vers l’Afrique et le royaume peut jouer le rôle de hub sur ce plan», explique le directeur commercial d’Alstom Maroc. Mais pour concrétiser ces ambitions, «il faut travailler sur 4 axes principaux», insiste Hassan Rebouhate, président du Gifer. «La modernisation des unités de production pour garantir la qualité; l’amélioration des compétences de nos ressources humaines ; la création de laboratoires pour homologuer nos produits ; et la création de synergies entre les membres du groupement», détaille Rebouhate.  


Latifa Echchihabi
SG du ministère de l’Industrie

Le Maroc s’est engagé dans une politique de développement des réseaux ferroviaires inter et intra-urbains. Ainsi, le Plan Maroc Rail 2040 ambitionne la mise en place d’un réseau LGV de près de 1.500 km et de près de 2.700 km de lignes classiques. Ces investissements colossaux constitueront une opportunité pour impulser une industrie marocaine du ferroviaire à l’instar du benchmark international».

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