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Il y a quelques années, les entreprises marocaines n'imaginaient pas se confronter à un nouveau tournant managérial appelé «start-up». Ces micro-entreprises semblent pousser partout, mais en réalité, seule une cinquantaine de start-up ont vu le jour depuis 2011. Les ÉCO s'est entretenu avec Youssef El Hammal, directeur fondateur de Stagiaires.ma, pour en savoir plus sur le développement de ces start-up.

Les ÉCO: est-il simple de créer sa propre start-up au Maroc?

Youssef El Hammal: Créer sa propre start-up au Maroc est chose aisée, vu la forme de l'entreprise, ses objectifs et le marché qui est très prometteur. En même temps, cette forme ne manque pas de rassurer les futurs porteurs de projets. Les nouveaux entrepreneurs doivent penser à s'armer de partenaires.

Les ÉCO: Qu'entendez-vous par «partenaires»?

Il s'agit d'accompagnateurs, durant la phase de conception du projet, qui vont aider cet entrepreneur à affiner sa vision et à rendre son produit «commercialisable» dès la première journée. Il y a existe beaucoup d'organismes dont la mission est d'assister les futurs patrons. Le Réseau entreprendre Maroc m'a personnellement aidé à plusieurs niveaux. Ce réseau apporte son appui au niveau du financement, de la conception et du montage du business plan, et assure également un service de mentoring pour suivre l'entrepreneur dans son évolution. Tout un écosystème se crée pour aider les porteurs de projets à réussir le leur.

Les ÉCO: Les compétitions entre start-up sont-elles nécessaires?

Avec le développement de la culture de l'entrepreneuriat, surtout celle des start-up, plusieurs compétitions ont vu le jour. On parle de Startup Maroc, Startup Your Life et de l'AMPA Start-up Challenge, cette dernière étant organisée par l'Association des Marocains professionnels en Amérique du Nord. Avec Stagiaires.ma, nous connaissons bien ces prix: nous les avons décrochés les un après les autre, avant de trouver un autre allié stratégique en le réseau Technopark.

Les ÉCO: Vous dressez un portrait assez positif de la situation. Pourtant, un bon nombre de jeunes porteurs de projets parlent d'une grande entrave, à savoir la difficulté de trouver des dispositifs de financement. Qu'en pensez-vous?

Il existe beaucoup d’alternatives. L'argent est là. Il y a le Maroc Numeric Fund, le Centre marocain de l'innovation avec ses programmes «Intilak», orienté vers les start-up à fort potentiel de développement, porteuses de projets de valorisation des résultats de recherche et de projets innovants orientés marché exerçant dans le secteur industriel, des TIC ou des technologies avancées. «Tatwir» est destiné aux entreprises porteuses d’un projet innovant de recherche et développement exerçant dans le secteur industriel principalement, des TIC ou des technologies avancées, et aux consortiums ou groupements d’entreprises éligibles agissant dans le cadre d’un cluster. Il y a également le «PTR» qui vise les entreprises, consortiums ou groupements constitués d'entreprises éligibles relevant des secteurs de l’industriel, des TIC ou des technologies avancées. Ces informations sont plus détaillées sur le site du Centre marocain de l'innovation. La CGEM fait aussi son entrée en scène, et  lance un programme baptisé «Accélérateur CGEM-Start-up».

Les ÉCO: Alors, qu'est-ce qui bloque les start-up? De quoi souffrent-elles réellement?

Le vrai challenge réside dans la capacité des start-up à générer des bons de commande. L’innovation et l’originalité à elles seules ne suffisent pas. Il faut avoir une capacité de vente, de sorte à toucher un maximum de clients. En revanche, un travail doit être fait urgemment au niveau législatif. Il faut réduire les délais de paiement. Ce n'est pas de la faute des grandes entreprises si leur processus est long. Une échéance de 90 jours pourrait tuer une start-up. Le vrai besoin est législatif. Il faut résoudre la problématique des délais de paiement.

Les start-up ont-elles alors un avenir au Maroc?

Oui. Les start-up au Maroc ont de beaux jours devant elles, les indicateurs le démontrent. Il y a un engouement collectif autour de cette nouvelle formule des TPE. Il faudrait avoir une start-up championne, un modèle qui rassure les investisseurs étrangers. Aucun investisseur ne viendrait pour un marché de 500.000 dollars.

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