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La filiale du groupe Safran,  qui boucle  10 ans de présence au Maroc,  a réalisé une croissance de 30% annuellement sur la  décennie. L'usine emploie 1.300 personnes.

C'est en grande pompe que Labinal power systems (Groupe Safran), leader mondial de l'EWIS (electrical wiring interconnexion system) a célébré hier le 10ème anniversaire de son site à Ain Atiq dans la région de Témara. Le PDG de Safran, Jean Paul Herteman a tenu à faire le déplacement montrant ainsi tout l'intérêt que le groupe porte à ses filiales ainsi qu'aux perspectives prometteuses du secteur de l'aéronautique au Maroc (voir entretien). Suite à un processus de maturation accélérée, l'usine d'Ain Atiq compte aujourd'hui parmi les plus importantes usines de câblage aéronautique au monde. Dédié à la fabrication de systèmes électriques aéronautiques, le site emploie 1.300 personnes, dont 91% de femmes et 51% des collaborateurs sont diplômées de l'enseignement supérieur. Une success story puisque LPS réalise une croissance de 30% annuellement et ce depuis 10 ans. «Le climat social qui y règne et l'énergie qui s'en dégage me laissent sans voix», a déclaré Moulay Hafid Elalamy, ministre de l'Industrie qui a pris part à la cérémonie. Il a souligné qu'avec 100 entreprises dans le secteur de l'aéronautique et 11.000 employés, le Maroc s'érige en pôle d'excellence. Cette attractivité du Royaume est aujourd'hui avérée. En atteste le site de LPS à Ain Atiq qui a successivement accueilli les transferts de production des systèmes de câblages et meubles électriques de l'A320, l'A330, l'A400M et des hélicoptères Airbus Helicopters, qui avaient été initialement industrialisés en France. Avec l'A350, le site d'Ain Atiq assure pour la première fois l'industrialisation d'un système électrique de câblage. Ce qui représente une consécration de sa maîtrise des process et technologies. Pour rappel, Safran est présent au Maroc depuis 1999, l'année de la création de Snecma Morocco Engine Services (SMES). La joint-venture (51-49%) avec Royal Air Maroc a été concrétisée afin d'assurer l'entretien de moteurs d'avions CFM56 des familles Boeing 737 et Airbus A320. SMES est aujourd'hui le leader en Afrique pour l'entretien du CFM56, le moteur le plus vendu dans le monde. Enfin, Safran compte environ 3.300 salariés au Maroc et dispose d'une véritable base industrielle avec huit filiales. 


Jean-Paul Herteman
PDG de Safran

«C'est un nouveau challenge»

Les ÉCO : Labinal Maroc existe depuis 10 ans. Comment évaluez-vous aujourd'hui l'évolution que la société ?  
Jean-Paul Herteman : Labinal oui, mais Safran de manière général aussi. Nous avons commencé à investir au Maroc en 1999 et aujourd'hui, ce sont plus de 3300 personnes qui travaillent pour le groupe. Une quinzaine d'années, cela représente un très beau parcours qui a vocation à continuer dans le futur autour de Labinal et d'autres métiers du groupe comme Aircelle Maroc dans les nacelles équipant les moteurs de l'A320, la collaboration que nous avons avec Royal Air Maroc pour la maintenance des moteurs d'avions, dans le domaine des bureaux d'étude et celui de la sécurité. En un peu plus d'une dizaine d'années, nous avons assisté à un développement tout à fait important dont on est très contents.
   
Comment Safran a dépassé les difficultés qu'ont connu le secteur et le trafic aériens ?
Le trafic aérien dans le monde sur les quarante ou cinquante dernières années, a varié comme le PIB mondial mais deux fois plus vite. C'est-à-dire que lorsque le PIB mondial croît, le secteur croît plus vite et malheureusement le contraire est tout aussi vrai. Mais globalement le secteur aérien a été multiplié par 10 durant les 40 dernières années. Il y a peu de branches industrielles qui ont une telle vitalité et cette croissance est encore loin d'arriver à saturation. Tout cela n'est rendu possible que par le progrès technologique. En effet, le carburant consommé et les émissions de CO2 des avions rapportés au nombre de passagers a été divisé par 4 durant les quatre dernières décennies.

Quel impact la chute du prix du baril a pu-t-elle avoir sur vos activités ?
En fait, il n'y a pas d'impact immédiat. Cela s'est traduit par des économies pour les compagnies aériennes et ce qui est bon pour nos clients est aussi bon pour nous. Mais cela ne remettra pas en question la nécessité de continuer les progrès d'avoir des avions plus économes en carburant. C'est un facteur favorable, mais qui ne va pas changer la stratégie de croissance fondée sur la technologie et l'innovation.

Huit entreprises et 3300 collaborateurs, c'est beaucoup de réalisations. Mais quelles sont les perspectives d'avenir de Safran au Maroc ?
Le Maroc est notre quatrième pays d'implantation dans le monde après la France, les États-Unis et le Mexique. Nos perspectives de croissance au Maroc sont de l'ordre de 5% tous les ans. Nous tablons aussi sur une croissance du chiffre d'affaires à l'export de 10% en 2015. Nous allons aussi ouvrir une toute nouvelle usine à Casablanca dans les semaines qui viennent, spécialisée dans les cerveaux mécanismes pour commandes de vol. Ce qui est quelque chose de hautement technologique. Nous investissons aussi dans le domaine de la formation parce que nos besoins en ressources humaines sont importants en particulier pour les techniciens d'ateliers et les agents de méthode. Nous sommes très satisfaits de la qualité de nos collaborateurs tant au niveau ingénieurs qu'opérateurs et pour les catégories intermédiaires, nous accompagnons le Maroc pour aider à développer les formations.

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