4 ans après le Brésil, la Coupe du monde de football revient illuminer le début de l’été et c’est en Russie que les yeux du monde entier se sont braqués pendant un mois. Au-delà de l’aspect sportif, l’événement a généré de nombreux enjeux sociétaux et économiques. La Coupe du monde constitue le deuxième événement le plus regardé au monde, après les Jeux olympiques d’été. Lors de la précédente édition au Brésil, 3,2 milliards de personnes ont suivi au moins une minute à la télévision. Avec ce rayonnement planétaire, on comprend que l’événement dépasse largement l’engouement des seuls pays qualifiés. Par exemple, les dernières estimations concernant l’investissement publicitaire mondial font état d’un montant de 2 milliards d’euros avec la moitié destinée aux marchés chinois et américain.

Pourtant, les sélections de ces deux pays ne figurent même pas dans les 32 équipes qualifiées ! Avec un coût d’organisation qui devrait dépasser les 10 milliards d’euros pour le pays hôte, la Russie devrait battre tous les records. Ce chiffre pharaonique s’explique en partie par un budget non maîtrisé concernant la construction de ses stades. À titre d’exemple, le coût du stade de St Pétersbourg est estimé à 1,5 milliard d’euros, soit 5 fois plus que le budget de départ. Si la rentabilité pure de l’événement n’apparaît pas comme évidente, il faut bien noter que la Russie et son président Vladimir Poutine misent sur la Coupe du monde pour donner une image positive du pays, mais également pour montrer la capacité de la Russie à organiser des événements d’une telle ampleur. L’intérêt pour le pays hôte va donc bien au-delà des aspects financiers. En attendant, la Fédération internationale de football association (Fifa) devrait encore largement profiter de la compétition pour développer ses revenus. Elle devrait en effet dépenser au total un peu plus de 2 milliards d’euros pour l’événement et recevoir entre 5 et 6 milliards d’euros. Les revenus seraient alors en nette augmentation par rapport à la précédente édition. Ces augmentations s’expliquent principalement par la hausse des droits TV et marketing.

En cas de victoire finale, la fédération du vainqueur percevra la somme de 31,7 millions d’euros. Au total, la Fifa versera 334 millions d’euros pour l’ensemble des équipes. Côté social media, le classement des joueurs les plus suivis sur les réseaux sociaux est largement dominé par Cristiano Ronaldo avec plus de 300 millions de followers cumulés sur Facebook, Twitter et Instagram. C’est le Parisien Neymar qui apparaît à la deuxième place avec près de 200 millions d’abonnés. À noter que Lionel Messi, malgré l’absence d’un compte Twitter, occupe tout de même la troisième place du classement. Pour les Français, Paul Pogba truste la première place avec 35,1 M de followers, suivi par Antoine Griezmann avec 29,1 M. Nul doute qu’une victoire finale de l’équipe de France fera exploser leurs compteurs.

Le Flash Sport

0
Partages
0
Partages