La première demi-finale de cette Coupe du monde 2018 opposera aujourd’hui la Belgique à la France, dans une confrontation devenue un classique du football européen. En effet, ce match sera le 74e entre les deux équipes avec un bilan de 30 victoires à 24 en faveur des Diables rouges pour 19 matchs nuls, avec le dernier en date, la démonstration belge à Saint-Denis en 2015 (4-3). Et si pour l’instant la confrontation paraît équilibrée avec des bookmakers favorisant légèrement les hommes de Didier Deschamps, un homme cristallise à lui seul la rivalité entre les deux pays frontaliers : Thierry Henry.  Arrivé sur le banc des Diables rouges en tant que second assistant de Roberto Martinez, sélectionneur, l’attaquant français apporte tout son génie offensif à la sélection belge. Mais pas seulement : «Je ne suis pas avec l’équipe de Belgique pour m’occuper des attaquants, avait-il expliqué. Je ne parle pas seulement aux attaquants, je parle avec tout le monde», explique-t-il sur le micro de RMC, à son ancien coéquipier Franck Dugarry. Néanmoins, plusieurs observateurs avaient affirmé que l’ancien buteur d’Arsenal nourrissait quelques rancoeurs envers la fédération de son pays, qui ne lui a proposé aucun contrat. Un état de fait écarté par le concerné sur le même média. Mais sa  nationalité et son statut d’ancien joueur de l’équipe de France  rendent sa situation plus qu’ambigüe à quelques heures de la rencontre.

«Henry, ça a été un très grand joueur, une icône du football. En espérant qu'il ne gagne pas cette demie. Si on gagne, je pense qu'il sera content. C'est avant tout un Français !», avait notamment taquiné le latéral gauche de l’équipe de France lors d’une conférence de presse d’après-match. Même son de cloche chez Deschamps interrogé dimanche parTF1 : «Ça fait bizarre. Je suis content… enfin je suis content de le revoir parce que, là, je suis sûr que je vais le revoir. Comme il est pas mal pris, on ne se croise pas souvent. C’est quelqu’un que j’apprécie beaucoup, il y a toujours eu beaucoup de respect entre nous. Il était très jeune quand il est arrivé avec nous, il avait pratiquement l’âge de Kylian. Mais ça fait bizarre parce qu’il est français et sur le banc de l’adversaire. Pour lui aussi, ça va être bizarre». Autant dire que les spectateurs suivront, aujourd’hui, le spectacle sur le terrain, mais également sur le banc de touche…

Le Flash Sport

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