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Le 27e sommet de l’Union Africaine qui vient de se tenir à Kigali, au Rwanda, entrera probablement dans les annales. En plus d’avoir été marqué par l’annonce du Maroc de son ambition de revenir au sein de l’institution panafricaine, ce rendez-vous a retenu l’attention grâce au lancement du passeport africain. Il s’agit d’un grand événement dans un continent à travers lequel il est très difficile de se déplacer si on est… africain. La détention de ce nouveau document de voyage dispensera ainsi les citoyens africains des formalités de visas entre pays d’un même continent. À l’instar de l’Union européenne, l’Afrique entre à son tour dans une nouvelle ère, celle de la libre-circulation des personnes. Le lancement de ce passeport, célébré en grande pompe par les dirigeants africains, doit toutefois être validé par les institutions de chaque pays. En un mot, un long processus de ratification doit être activité dans les 54 États membres de l’Union. Espérons qu’à l’instar de nombreux autres projets lancés grandes pompes mais qui dorment encore dans les tiroirs, celui-ci puisse bénéficier d’un «traitement de faveur», voire d’un coup d’accélérateur afin qu’il se concrétise rapidement sur le terrain. En tout cas, ils sont des centaines de millions d’Africains à l’attendre avec impatience, tant il pourra révolutionner leur quotidien. Après l’avoir lancé, les pays signataires doivent faire preuve de sérieux et tenir à leurs engagements vis-à-vis du reste du continent. À quelques mois du lancement de la zone de libre-échange continentale, le passeport africain constitue un premier test pour les dirigeants africains.