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Le ministère burkinabè de l'Économie, des finances et du développement a indiqué que les mouvements sociaux constituent des facteurs de risques entravant la croissance économique du pays. Le Burkina Faso a perdu plus de 218 milliards de F CFA (1 DH = 60 F CFA) du fait des mouvements sociaux de 2016-2018, a rappelé le ministère, précisant que ce département, à lui seul, a versé plus de 55 milliards de F CFA comme primes à ses agents en 2017. En 2016, les agents ont touché un salaire de 23,851 milliards de F CFA contre un fonds commun de 26,967 milliards de F CFA, selon la même source.

Ces dernières années, les relations économiques entre le Maroc et ses partenaires d’Afrique subsaharienne se sont développées à un rythme fulgurant. Il ne se passe une semaine sans qu’un grand groupe, voire une PME marocaine n’annonce l’acquisition d’une société, ou l’ouverture d’une filiale en Afrique subsaharienne, en plus des marchés que les entreprises du royaume ne cessent de remporter. Cette dynamique est le fruit d’une orientation «business» que le royaume a radieusement concrétisée sur le terrain, dans un contexte d’absence du Maroc dans les instances décisionnelles africaines sur le plan politique. Mais, à force de développer ses liens économiques avec les pays d’Afrique subsaharienne, le Maroc a fini par trouver la voie qui mène vers son retour dans l’Union africaine (anciennement, OUA) qu'il avait quittée en 1984. La demande de (ré) intégration du Maroc au sein de l’institution panafricaine a incontestablement été le fait marquant des 7 premiers mois de l’année 2016. Ce processus de retour devra être entériné par la Commission de l’UA avant janvier 2017, date du prochain sommet semestriel de la plus haute instance panafricaine. Cette perspective annonce une rentrée riche après les vacances d’été. Entre-temps, le «Cahier Afrique», qui accompagne, semaine après semaine, la fascinante évolution des relations entre le Maroc arbre et ses racines africaines, se permet une pause d’un mois avant de reprendre sa parution dès la première semaine de septembre. En espérant vous revenir en plus grande forme, toute l’équipe vous souhaite de très bonnes vacances !

Depuis dimanche dernier, Kigali est la capitale de l’Afrique, et ce, jusqu’au 18 juillet courant. En effet, la principale ville du Rwanda accueille le 27e sommet semestriel des chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’Union Africaine (UA). Comme toujours, il sera encore une fois question de sécurité, notamment avec l’embrasement de la situation dans le plus jeune État du continent, le Sud-Soudan. D’ailleurs, ce sujet s’est invité dès l’entame des travaux, obligeant la présidente de l’UA à condamner la reprise des hostilités dans la capitale Juba, entre partisans du chef de l’État soudanais et ceux de son vice-président. Mais cette année, même si la thématique principale est dédiée aux femmes, l’attention des observateurs est retenue par la probable annonce du lancement du passeport africain. Si l’on se tient aux promesses des responsables continent, ce sésame devrait être lancé à l’issue de ce Sommet. Sur un autre volet, il s’agira de la énième rencontre qui se tiendra sans le Maroc, depuis sa sortie de l’instance panafricaine en 1984. Même si le royaume y dépêche régulièrement son chef de la diplomatie pour défendre «en coulisses» ses positions, il n’est pas question, pour le royaume de réintégrer l’UA tant que celle-ci reconnait la pseudo république sahraouie (RASD). À défaut, le Maroc peut se contenter de réussir en catimini à fédérer plus d’États africains à sa cause, comme il vient de le faire avec la Zambie, qui a annoncé, à la veille de ce Sommet, le retrait de sa reconnaissance de la «RASD». 

Le 27e sommet de l’Union Africaine qui vient de se tenir à Kigali, au Rwanda, entrera probablement dans les annales. En plus d’avoir été marqué par l’annonce du Maroc de son ambition de revenir au sein de l’institution panafricaine, ce rendez-vous a retenu l’attention grâce au lancement du passeport africain. Il s’agit d’un grand événement dans un continent à travers lequel il est très difficile de se déplacer si on est… africain. La détention de ce nouveau document de voyage dispensera ainsi les citoyens africains des formalités de visas entre pays d’un même continent. À l’instar de l’Union européenne, l’Afrique entre à son tour dans une nouvelle ère, celle de la libre-circulation des personnes. Le lancement de ce passeport, célébré en grande pompe par les dirigeants africains, doit toutefois être validé par les institutions de chaque pays. En un mot, un long processus de ratification doit être activité dans les 54 États membres de l’Union. Espérons qu’à l’instar de nombreux autres projets lancés grandes pompes mais qui dorment encore dans les tiroirs, celui-ci puisse bénéficier d’un «traitement de faveur», voire d’un coup d’accélérateur afin qu’il se concrétise rapidement sur le terrain. En tout cas, ils sont des centaines de millions d’Africains à l’attendre avec impatience, tant il pourra révolutionner leur quotidien. Après l’avoir lancé, les pays signataires doivent faire preuve de sérieux et tenir à leurs engagements vis-à-vis du reste du continent. À quelques mois du lancement de la zone de libre-échange continentale, le passeport africain constitue un premier test pour les dirigeants africains.

L’édition 2016 de l’«Indice de performance logistique», publié fin juin par la Banque mondiale, ne manque pas de surprises. Vu du Maroc, les opérateurs et professionnels du secteur du transport-logistique ont encore du mal à croire que le royaume ne figure même pas dans le top 10 africain, en plus de reculer de 24 places par rapport au classement de l’année dernière. Misant à fond sur la bonne qualité de ses infrastructures et sur sa situation géographique, le Maroc a été dépassé sur d’autres critères non moins essentiels. D’ailleurs, c’est à juste titre que la Banque mondiale rappelle que «de nombreux facteurs déterminent la performance logistique d’un pays, comme les infrastructures, les réglementations, les politiques, la géographie et l’économie politique». Alors que la famille marocaine du transport-logistique se met déjà à l’œuvre pour rectifier le tir dès la prochaine édition de ce classement, permettons-nous de tresser des lauriers à certains pays africains. C’est notamment le cas de ces économies enclavées ou ne disposant pas de façades maritimes telles que le Botswana (4e africain, 57e mondial), l’Ouganda (5e et 58e), le Rwanda (7e et 62e) et le Burkina Faso (10e et 81e). Ces quatre pays figurent pourtant parmi les 10 États africains les mieux classés sur l’Indice de performance logistique 2016. Ils nous apprennent en effet que l’enclavement n’est plus un obstacle à la bonne performance des activités logistiques. Après les infrastructures, il suffit d’avoir de la vision et d’optimiser la contribution des différents services qui interviennent dans ce secteur pour fluidifier les opérations.

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