A lire aussi

09-12-2019 13:38

Sahara : La bourde magistrale de la chaîne officielle turque

Résultat de recherche d'images pour "haidar leseco"
Dans une démarche sans précédent dans l’histoire des relations entre la Maroc et la Turquie, la…
Rejoignez nous sur :

Les 22.000 étudiants en médecine et pharmacie sont en grève depuis le 25 mars dernier. Un nouveau round des négociations avec la Santé et l’Enseignement est prévu aujourd’hui pour éviter une année blanche.

Les étudiants en médecine reviendront le 14 mai à la table des négociations avec les ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur. Cette rencontre tentera de mettre fin à la grève générale des 22.000 étudiants dans les sept facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire du Maroc. Ce mouvement de protestation démarré en février 2019 est passé à la grève le 25 mars. Un mouvement inédit dans les annales de ce secteur prestigieux de l’enseignement supérieur public qui est le résultat «de la dégradation de la qualité de l’enseignement». Au coeur de ce confl it se trouve «le refus de la privatisation de l’université et de l’hôpital public», en d’autres termes, les grévistes refusent l’ouverture des postes d’internat et de résidanat aux étudiants des facultés privées au Maroc.

Engagements ou annonces ?
L’annonce d’une nouvelle rencontre entre les étudiants et les deux ministères s’est faite à l’issue d’une réunion entre les doyens des facultés de médecine et le secrétaire général de l’enseignement supérieur tenue le 11 mai à Rabat. Ce retour à la case négociation est une petite victoire des étudiants. Les quatre premiers rounds n’avaient pas abouti à un accord mais à un communiqué conjoint du ministère de la Santé et de l’Enseignement supérieur datant du 17 avril. Pour les étudiants, «ce communiqué ne vaut pas pour un accord», estime Ayoub Aboubaigi, coordinateur national des étudiants en médecine.

Pour sa part, le gouvernement persiste et signe. «Le communiqué du 17 avril évoque des engagements clairs pour trouver des solutions et répondre aux revendications légitimes des étudiants. Ces engagements sont gouvernementaux», indique le communiqué du 11 mai du département de l’Enseignement supérieur et des doyens des facultés. Le communiqué du 17 avril comporte quatorze annonces de la part des deux départements ministériels.

Concernant le refus des étudiants des facultés privées d’accéder aux concours du secteur public, les ministères «réaffirment que les CHU sont des espaces d’enseignements pratiques pour les étudiants des facultés publiques. Les facultés privées sont tenues de disposer de CHU privés dédiés à leurs étudiants, comme c’est exigé dans la délivrance des autorisations de ces établissements». Autre annonce importante : «les concours de résidant ne connaîtront aucun changement dans leur structure juridique. Actuellement, les étudiants en médecine dans les facultés privées continueront à ne pas postuler à ces concours». Le point relatif à l’amélioration des conditions des études a été également évoqué lors de cette rencontre. Les deux départements se sont engagés à ce titre à «prendre toutes les mesures pour mettre à niveau et équiper les CHU publics et surtout ceux de Tanger et Agadir». Ces deux CHU ne sont pas encore opérationnels et leurs chantiers connaissent un grand retard, ce qui déteint sur la qualité de la formation des étudiants en médecine dans les facultés de ces deux villes.


Ayoub Aboubaigi
Coordinateur national des étudiants en médecine

«Nous défendons le service public»

Pourquoi maintenez-vous la grève ?
Suite à notre dernière réunion, datant du 12 avril, avec les deux ministères, nous étions surpris de la publication d’un communiqué signé par les deux départements. Ce communiqué ne comporte pas l’ensemble des points abordés lors de notre rencontre. Nous regrettons aussi le communiqué du 5 mai des doyens des facultés qui avancent que nos revendications ont été satisfaites, alors que ce n’est pas le cas. Tant que notre dossier revendicatif n’est pas traité avec un engagement ferme, nous continuerons notre grève. Un mouvement respecté à 100% dans les sept facultés du Maroc.

Vous dites défendre le service public ... ?
Tout à fait. Nous refusons que le secteur de l’enseignement privé en médecine vive aux crochets des facultés publiques et des CHU. Notre première revendication est la défense du service public. Les étudiants du secteur privé doivent eux aussi bénéficier des stages et des concours au sein de leur établissement. Mais nous regrettons que l’accès aux études de médecine devienne une question d’argent, éliminant l’égalité des chances. Ceci se produit alors que le secteur public vit de nombreuses difficultés, notamment le sous-équipement et l’hémorragie des enseignants partis vers les facultés privées. Des départs qui ne sont pas remplacés. Les cas des facultés de Tanger et d’Agadir sont éloquents. Sans CHU, les étudiants de ces facultés sont privés de stages et de pratique clinique

Dernière Minute

Nos derniers Tweets...

Suivez-nous sur Facebook

Vidéos des ÉCO

Vidéos des ÉCO

Les dossiers des ÉCO

Les dossiers des ÉCO

0
Partages
0
Partages