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16-07-2019 12:31

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Les Assises de la fiscalité ont été une occasion pour les responsables publics de se livrer sur plusieurs sujets. Les Inspirations ÉCO vous propose une visite dans les coulisses de cette rencontre.

Bombardier, Othamni se trompe de combat
Saad-Eddine El Othmani, chef de gouvernement, est un homme mesuré dans ses propos. Il a habitué l’opinion publique à des discours prudents. Lors de son allocation à l’occasion des Assises, il a tenté de faire une digression pour évoquer le départ de Bombardier du Maroc. «Il ne faut pas croire ce qu’on lit comme rumeurs. L’entreprise continuera à être présente au Maroc et elle n’opère que des ajustements», glisse-t-il, tout en accusant la presse de diffuser des fausses informations. Sauf que le chef de l’Exécutif a tout faux. Ce départ a été annoncé par l’entreprise canadienne, via un communiqué officiel.

Importation, le coup de gueule de Lakhdar
«Je suis choqué par ce que je constate comme pratiques dans l’importation. Le Maroc importe des balais, des chaussettes et même des théières. Ce n’est pas normal pour une économie. Nous marchons sur la tête», lance Nabyl Lakhdar, DG de l’Administration des douanes et impôts indirects qui appelle à un sursaut pour réduire ces importations inutiles. Face à ce coup de gueule, une voix dans la salle réplique: «Révisez les Accords de libre échange qui poussent vers ces importations sauvages».

Néolibéralisme, Benhima veut ressusciter le PAS
Driss Benhima, a livré une nouvelle fois une brillante et synthétique intervention sur le modèle de développement en affichant ses convictions néolibérales, lors du panel du 3 mai. «Le Programme d’ajustement structurel (PAS) n’est pas allé jusqu’au bout. Nous avons abondonné le volet de la bonne gouvernance contenu dans le PAS. Il faut réactiver cet agenda dans sa partie gouvernance des institutions pour mettre fin aux rentes et aux monopoles qui figent la libéralisation de plusieurs secteurs économiques ».

Genre, des Assises au masculin
La fiscalité est-il un sujet trop «important» pour être traité par les femmes ? Le constat est que les organisateurs n’ont pas pensé à la parité entre les intervenants durant ces deux jours. «Sur les 77 intervenants, nous retrouvons uniquement 7 femmes. C’est très peu», observe Naïla Tazi, députée du groupe de la CGEM à la Chambre des conseillers. Aucune femme n’a modéré des panels. Les organisateurs se sont rattrapés en donnant une place de choix à la Pr. Rahma Bourqia qui a livré une leçon magistrale en clôture de ces Assises, plaidant pour une fiscalité à visage humain.

Finances, Boussaid manque à l’appel C’était un moment fort de ces assises. Huit ministres des finances du Maroc durant les quatre dernières décennies posent pour une photo-souvenir (Jouahri, Berrada, Cherif, Kebbaj, Oualalou, Mezzouar, Baraka et Benchaâboun). Ils sont accompagnés de Driss Jettou, l’ex-Premier ministre et mené par leur doyen Abdellatif Jouahri. Plusieurs personnes ont noté l’absence de Mohamed Boussaid, ministre limogé pour des raisons toujours inconnues. D’autres ont également remarqué l’absence de M’hamed Sagou, successeur de Mohammed Berrada.

Confidences, les rêves de Chorfi
Zouhair Chorfi, secrétaire général du ministère de l’Économie et des finances (MEF) s’est livré à quelques confidences lors de sa modération du premier panel sur «Fiscalité et modèle de développement ». Dans son mot d’introduction, il a fait part de ses rêves pour un Maroc meilleur. Ce haut commis de l’État habitué aux analyses économiques et aux questions techniques a livré le fond de sa pensée sur l’avenir du Maroc. Chorfin’a pas manqué de défendre ses équipes surtout au sujet du recul de la DGI en matière de facturation électronique: «Quand les acteurs se dérobent de leurs responsabilités, l’administration ne peut pas suivre».

Assiduité, Safir, le wali studieux
Khalid Safir, wali directeur général des collectivités territoriales (DGCL) a été l’un des rares responsables publics, hors les Finances, à avoir pris le temps d’assister à l’ensemble des travaux de ces deux journées. L’intérêt de Safir pour le sujet s’explique aussi pour la grande réforme de la fiscalité locale. Le ministère de l’Intérieur devra passer le témoin de cette fiscalité aux Finances. Le département de l’Intérieur se prépare aussi à une réforme majeure, inscrite dans le projet de la régionalisation avancée.

IR professionnels, tirs croisés contre les médecins
C’était un moment de grande tension lors de ces 3es Assises de la fiscalité. L’intervention des médecins du secteur libéral n’est pas passée inaperçue auprès des participants et des panellistes de la matinée du 4 mai consacré au thème : «Convergence de la fiscalités d’État et locale: équité et simplicité ». L’intervention de Dr Hassan Afilal : vice-président de l’Association nationale des cliniques privées (ANCP) appelant à un traitement spécifique aux professionnels de la médecine «vu leur rôle social de prise en charge des citoyens». Thami Ghorfi, modérateur des Assises répond : «Tenir de tels propos est choquant» Abdelali Doumou, économiste et modérateur de ce panel poursuit : «L’impôt est une obligation et chacun doit s’acquitter de son impôt».

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