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De l’expulsion à l’emprisonnement, les partis espagnols de droite rivalisent pour proposer des mesures des plus drastiques à l’encontre des mineurs migrants marocains entrés illégalement sur le territoire espagnol.

À quelques jours des élections législatives en Espagne, la droite espagnole a placé le dossier des mineurs marocains présents dans la péninsule au coeur de la campagne électorale. Le Parti populaire (PP) a réclamé l’amendement du code régissant le statut des mineurs, afin de procéder à leur expulsion, manu militari, en réactivant le protocole de réadmission en vigueur entre le Maroc et l’Espagne.

À cet effet, le candidat du PP au congrès des députés, la chambre basse espagnole, le général Fernando Gutierrez Diaz de Otazu a promis d’oeuvrer pour que ces mineurs soient considérés comme des «immigrants précoces» et donc expulsés. Toutefois, ce haut gradé de l’armée a estimé que la résolution de ce problème passe par un dialogue avec le Maroc, un pays avec qui il faut entretenir une bonne relation de voisinage, a-t-il recommandé. De fait, ce dossier est devenu une pièce maîtresse dans la course vers le palais de la Moncloa, résidence du chef du gouvernement espagnol. La multiplication des déclarations avec des chiffres à l’appui, souvent contradictoires, place cette affaite au centre du débat électoral, marqué par le phénomène migratoire. C’est dans cette perspective que le gouvernement local ne rate aucune occasion pour filtrer des chiffres contestés sur la présence des mineurs marocains à Mélilia.

Selon le département en charge de ce dossier, rien que durant le mois d’avril, 37 jeunes migrants marocains ont été accueillis dans le centre d’hébergement des mineurs. Un chiffre démenti par le gouvernement central à travers la préfecture, estimant que ce sont 34 nouveaux arrivants. Toutefois, le département en charge de ce dossier a relevé que 50% des nouveaux admis ont été en possession de pièce d’identification marocaine. Ce qui prouve, selon cette administration qu’ils ont accédé à l’enclave en compagnie d’un parent, avant d’être abandonnés à leur sort. A cet égard, le conseiller du gouvernement de Mélilia a souligné que, «le Maroc n’a pas l’intention de rapatrier ces mineurs. Il s’agit d’une stratégie électorale», de la part du parti au pouvoir, le PSOE, a estimé Daniel Ventura.

Cependant, la délégation du gouvernement à Mélilia, a affirmé que les arrivées des mineurs marocains à Mélilia ont baissé de 35,4% durant le premier trimestre de cette année, en comparaison avec la même période de l’année écoulée. Conscient des enjeux de ce dossier, la délégation du gouvernement central à Mélilia n’a pas manqué de souligner, dans un communiqué de presse, que ces chiffres sont beaucoup moins importants que ceux enregistrés durant la période où le PP était aux commandes du gouvernement. De surcroît, la délégation du gouvernement à Mélilia a estimé que ces arrivées des mineurs diminuent au fil des mois, selon les données fournies par les services de police. Pour mettre fin à cette polémique, la délégation de l’Exécutif central à Mélilia a appelé le conseiller en charge du département du bien-être social, dont dépend la gestion du dossier des mineurs, d’en finir avec la manipulation des statistiques en gonflant le nombre des mineurs marocains et envenimant le climat social dans l’enclave, déjà délétère. La délégation du gouvernement a même appelé le département de tutelle a oeuvré pour le bénéfice des citoyens et non pour servir les intérêts du PP. Ces échanges d’accusation servent les intérêts électoraux de la droite radicale. Le discours le plus virulent à l’égard de ce collectif reste celui de la formation de l’extrême droite Vox. Ses candidats à Mélilia et Sebta avancent des mesures drastiques pour mettre fin à la présence de ces jeunes migrants dans les enclaves.

À cet égard, la formation nationaliste propose dans son programme, que les mineurs ayant commis des infractions, soient jugés en tant qu’adulte, selon a rapporté EL Pais. Pour le candidat de Vox a Mélilia, cette mesure mettra fin à «l’impunité ».Une surenchère électorale vu que le code régissant les mineurs prévoit une peine d’emprisonnement allant jusqu’à huit ans, à l’encontre des mineurs âgés entre 16 et 17 ans et ayant commis des délits graves, rappelle le journal madrilène. 

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