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D’aucuns décrivent les révolutions numériques en considérant les dates d’irruption des différentes technologies, d’autres en se référant à l’ère industrielle, d’autres enfin remontent leur chronologie à l’invention de l’imprimerie ! Je préfère pour ma part retenir la manière dont ces technologies ont impacté l’individu en numérotant, comme l’a initié Tim O’Reilly avec le terme de Web 2.0, les différentes vagues de révolutions d’usages. Le web 1.0 a bouleversé la façon dont les individus s’informent (via les moteurs de recherche), le web 2.0 les relations entre les gens (avec les réseaux sociaux) et le 3.0 le standard attendu par l’utilisateur (par ces services s’appuyant sur des données qui facilitent la vie au point d’ubériser les entreprises traditionnelles).

Que sera le 4.0 ? Un individu assisté par des objets qui lui rendent service
Si l’on a pris l’habitude que notre smartphone nous assiste dans toutes les tâches du quotidien (voir la météo, vérifier son agenda, connaître l’horaire du prochain train…), le geste de sortir notre téléphone de notre poche et de consulter l’application idoine pourrait bien nous paraître fastidieux dans quelques années car désormais notre environnement physique pourrait être suffisamment «intelligent» pour nous renseigner et soulager les terribles contraintes de notre existence. Les Google Glass ont impulsé dès 2013 l’ère de la réalité augmentée (à ne pas confondre avec la réalité virtuelle), c’est-à-dire de la superposition du virtuel sur le réel - projet finalement suspendu par Google début 2015. Le prototype de Google s’avérait par exemple prometteur pour augmenter le professionnel (chirurgien, mécanicien, chercheur…) dont les mains sont prises et qui a besoin de consulter des informations tout en gardant l’œil sur l’objet de son intervention mais c’est Amazon qui s’enquit le premier de conquérir la frontière de la maison avec son assistant Alexa, capable de commander pour nous sur simple demande vocale, le cahier oublié dans la liste de fournitures scolaires et dont notre aîné aura besoin pour sa rentrée demain. Google lui a vite emboîté le pas avec son Google Assistant lancé en 2014 tandis qu’Apple tente de rester dans la course avec son enceinte connectée. Avec cette nouvelle révolution, les objets ne sont pas seulement connectés, captant des données sur notre environnement et nous proposant de les contrôler à distance via notre smartphone, ils sont à notre service via une interface interactive. Notre réfrigérateur vérifie de lui-même ce qu’il nous manque pour réaliser une recette tandis que notre miroir simule un maquillage sur notre visage. Réalité augmentée, assistants vocaux et IoT nouvelle génération sont les trois phénomènes qui matérialisent déjà en 2017 cette révolution du «phygital», la fusion du physique et du digital.

Le choc des Titans
Chaque espace de notre environnement va faire l’objet d’une bataille acharnée entre les GAFAMA (Google, Facebook, Amazon, Microsoft, Alibaba) pour devenir l’intelligence artificielle, maître de nos désirs. La voiture, la maison, le bureau mais encore l’hôpital ou l’exploitation agricole sont les nouvelles terres de conquête des géants du numérique inquiets de ne pas être au rendez-vous de ce nouveau tournant car il est probable que si chaque objet possède des capacités d’interaction, il faudra bien une IA centrale pour coordonner et prendre les bonnes décisions, par exemple pour indiquer à votre robot aspirateur de ne pas passer dans le salon parce que vous êtes en train d’y regarder la télévision. L’avancée de Google en matière d’intelligence artificielle lui donne aujourd’hui l’avantage et l’on comprend mieux pourquoi les GAFAMA investissent des milliards en recherche sur ce sujet. Sans alliance majeure des acteurs traditionnels, sans réflexion d’ensemble sur les nouvelles expériences utilisateur associées à cette révolution phygitale, sans coopération avec les startups et la recherche et sans ambition forte pour mener leur transformation numérique, les produits des entreprises du XXe siècle pourraient bien devenir les commodités au service de ces futures intelligences. Aux dirigeants de ces organisations d’affronter maintenant les vraies questions - j’en détaillerai 7 à DTI2017’Marrakech - qui se jouent sur cet enjeu de transformation. 

Caroline Faillet
Auteur du livre «l’art de la guerre digitale» (Éditons : Dunod)

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