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12-12-2019 15:37

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En raison des retards enregistrés dans l’exécution des projets programmés dans le cadre d'«Al Hoceima Manarat Al Moutawassit», le roi a décidé de démettre quatre ministres de leurs fonctions, et ce en vertu de l’article 47 de la Constitution. Au lendemain de cette décision, Leseco.ma a contacté plusieurs acteurs politiques pour avoir leur analyse de ce «séisme politique».

Milouda Hazib, du Parti authenticité et modernité (PAM): On s’attendait à des décisions fortes mais pas de cette envergure. La décision royale dépasse toutes les attentes. Elle s'inscrit en cohérence avec le discours royal lors de l’ouverture de la session d’automne du Parlement qui a fait de la reddition de comptes un principe élémentaire de l’action politique au royaume. Il faut répandre cette culture de responsabilisation pour qu’elle devienne une garantie contre la mauvaise gestion. À mon avis, le Maroc a entamé une nouvelle étape dans laquelle chaque responsable doit comprendre qu’il sera comptable de ses actes et ses manquements, quelle que soit la nature de sa fonction. C’est un message fort qu’envoie le roi à l’ensemble de la classe politique et aux hauts fonctionnaires.

Abdellah El Bakkali, du Parti de l’Istiqlal (PI): C’est une décision historique, une première en la matière. Cela ne s’est jamais produit dans l’histoire du Maroc indépendant. Cela ancre la reddition de comptes dans la sphère politique et c’est bénéfique pour la démocratisation du pays et la moralisation de la vie publique. À mon avis, avec ces mesures, le roi a mis fin au «Hirak du Rif» car son action répond aux revendications populaires, dont le principe de reddition des comptes. Si j’ai bien compris, le communiqué du cabinet royal explique que ce principe ne concerne pas que le Rif, mais qu'il sera appliqué sur l’ensemble du territoire et c’est une approche, à mon avis, efficace.

Mohammed Ziane, du Parti libéral (PL): C’est un geste courageux et un pas de l’avant dans la résolution des problèmes du Rif, mais il ne faut pas se contenter de cela. Il faut continuer sur la même voie, et à mon avis, cela passe impérativement par la libération de tous les détenus du «Hirak» car cette décision prouve que les revendications des détenus étaient justifiées. D’autre part, il faut procéder à une sanction judiciaire et ne pas se contenter de la sanction politique. Il faut que certains servent d’exemple!

Younes Moujahid, de l'Union socialiste des forces populaires (USFP): Cette décision est en cohérence avec l’allocution du roi devant le Parlement, dans laquelle le souverain avait parlé de la reddition des comptes. Et le communiqué du palais royal hier ainsi que les décisions prises sont une bonne entrée en matière. L’application de l’article 47 de la Constitution est une conséquence logique des études et d’investigations qui accablent plusieurs responsables. Rappelons-nous que l’Inspection générale du ministère des Finances ainsi que l'Inspection générale de l'administration territoriale avaient émis des rapports qui ont été présentés au roi. La Cour des comptes a approfondi les recherches et livré son verdict, et le roi a pris les décisions qui s’imposaient. À mon avis, le pays va poursuivre dans cette direction, et ce à tous les niveaux de la gestion de la chose publique.

Omar Balafrej, du Parti socialiste unifié (PSU): La Cour des comptes a publié un bon rapport. Je l’incite vivement à faire de même pour plusieurs grands chantiers sur l’ensemble du territoire qui connaissent des problèmes systémiques. Je cite l’exemple de «Rabat ville lumière» qui connaît de grands retards. Si la Cour des comptes s’y attarde, elle trouvera sans l’ombre d’un doute plusieurs dysfonctionnements. Pour ce qui est du limogeage des ministres, je suis pour le principe de la reddition des comptes, mais pas de cette façon-là. Ce principe doit être un point qui mène à la démocratisation du pays, non à la consolidation de la monarchie exécutive. Il faut renforcer le rôle du Parlement pour qu’il puisse contrôler l’action du gouvernement et des hauts fonctionnaires.

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