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11-12-2019 12:12

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Le Secrétaire d'Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Khalid Samadi, a annoncé jeudi le lancement du programme des préparatifs pour l'accueil des nouveaux étudiants au niveau pédagogique. 

Samadi a relevé, dans ce cadre, la programmation d'examens d'accès aux concours des écoles supérieures, des écoles d'ingénieurs et des classes préparatoires, a rapporté le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi lors d'un point de presse à l'issue de ce conseil

Il a aussi noté que le seuil de présélection dans les facultés de médecine publiques ou dans des facultés privées partenaires a été fixé à la moyenne de 14,40, ajoutant que le concours d'accès à la licence professionnelle et les inscriptions dans les établissements sans concours auront lieu durant le mois de juillet, sachant qu'une session de rattrapage aura lieu début de septembre, et ce en vue de gagner trois semaines d'études au cours de la prochaine année académique.

Le Secrétaire d'Etat a fait part du début des mesures organisationnelles pour fournir les services sociaux aux étudiants, notamment l'ouverture des cités et des restaurants universitaires au début de l'année universitaire, tout en instaurant un mécanisme de versement des bourses universitaires aux anciens étudiants et en accompagnant les mesures relatives aux nouveaux établissements universitaires, avec la création de 21 établissements dans le but d'élargir l'offre pédagogique.

Le ministère de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique a conclu, mercredi à Salé, six conventions de partenariat avec des institutions et des associations de la société civile actives, et ce en marge du lancement officiel du programme national de l'éducation inclusive au profit des enfants en situation de handicap.

Ainsi, le ministère a paraphé une convention de partenariat avec Handicap International sur le renforcement des capacités des familles et associations opérant dans l’éducation inclusive et une autre avec le Collectif Autisme pour appuyer les projets de scolarisation des enfants autistes.

La troisième convention, qui a été signée par le ministère avec l’Agence américaine pour le développement international (USAID), l’université Mohammed V et la Fondation Lalla Asmae pour enfants et jeunes sourds, concerne la formation initiale et continue du personnel éducatif.

Une autre convention portant sur l’appui aux projets de scolarisation des enfants en situation de handicap a été conclue avec le Réseau national de réadaptation communautaire.

Un partenariat sur la formation des enseignants dans le domaine du numérique et le développement des ressources numériques a été conclu avec l’Observatoire marocain de la formation et de la recherche en technologies d’information et de communication pour l'enseignement (TICE).

L’appui au renforcement des capacités des intervenants éducatifs dans le domaine du préscolaire et de l’éducation inclusive a été au centre d’une convention entre le ministère et l’Association Teach for Morocco.

Une demande d’avis sera adressée par la Chambre des représentants au Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique afin de déterminer les meilleurs modes de généralisation du préscolaire.

C’est sur demande du groupe de travail parlementaire chargé de l’évaluation que le bureau de la Chambre des représentants a décidé de saisir le Conseil supérieur de l’éducation, et ce, pour élaborer un avis sur le chantier crucial de la réforme éducative. «L’objectif de la demande d’avis est de renforcer le groupe de travail et de le doter de l’expertise nécessaire», précise le bureau de la première chambre à propos de cette saisine qui intervient à quelques jours de la fin de l’année scolaire. La mission du groupe du travail consiste à formuler des recommandations applicables pour donner plus de chances à l’effort de généralisation, principal défi de ce programme. Le plan d’action tracé par le groupe de travail couvre des interventions spécifiques sur les différents lieux d’implantation des classes, et actionne les différents leviers liés à la petite enfance au sein de l’enseignement public. Le principal constat demeure la forte présence du privé dans l’enseignement préscolaire, avec un taux dépassant 24,8%. Les prévisions pour les deux prochaines années indiquent une hausse de la demande (taux de 39%).

Les données des députés
La lutte contre les inégalités d’accès à l’éducation sera la principale préoccupation des députés. Au niveau régional, l’implication des associations de parents d’élèves dans la définition des priorités éducatives reste également une urgence, parallèlement au suivi régulier des projets menés dans le cadre de partenariats impliquant les associations. Un siège devrait également être mis en place au sein de l’établissement dans l’optique de permettre à ce dernier de mener à bien leurs missions. L’élargissement de l’offre, l’implication du privé, la gouvernance du système ainsi que l’épineuse question du cruel manque de ressources humaines sont quelques éléments (parmi d’autres) qui focalisent l’attention au sein de la première instance législative. Par ordre d’importance, le groupe de travail parlementaire liste l’adoption d’une démarche anticipative pour l’enregistrement des nouveaux élèves, la lutte contre la surcharge des classes, la requalification des espaces pédagogiques, le matériel scolaire, l’élargissement de l’offre, le soutien social, l’amélioration des mesures visant la qualité de l’enseignement et, enfin, le renforcement de la gouvernance. Le principal obstacle réside surtout dans l’absence de visibilité à propos du taux du déficit des ressources humaines, que ce soit les fonctionnaires ou les instituteurs, proportionnellement aux besoins des enfants dont la tranche d’âge correspond à l’enseignement préscolaire.

Pour rappel, le taux de réussite pour l’obtention du certificat de l’enseignement primaire a atteint près de 87% en 2018. Il «cache des disparités entre les régions, de même qu’il ne donne pas une idée claire des élèves qui ont obtenu ce certificat après avoir redoublé l’année», indiquent les données des députés. Pour les contraintes, les principales actions envisagées concernent la hausse de la contribution de l’État pour ce segment et la non-implication des parents dans la préparation de la valise pédagogique qui sera dispensée aux enfants.


Les enjeux de la prochaine rentrée
La préparation de la carte scolaire pour la prochaine rentrée sera dominée par les mesures destinées à assurer une meilleure répartition des classes du préscolaire. Plusieurs conventions-cadres ont déjà été signées avec les AREF pour améliorer le processus de création et la continuité en termes de gestion des nouvelles classes. L’une des pistes préconisées au sein de la Chambre des représentants consiste à «arracher» le préscolaire de la logique de marché et de faire de l’accès un outil permettant d’atténuer les inégalités. La qualité de l’enseignement dispensé aux enfants figure elle aussi parmi les priorités. L’évaluation devra être réalisée par des inspecteurs et des conseillers auprès des formateurs pour le suivi des pratiques pédagogiques répondant aux besoins réels des enfants en âge d’être inscrits au préscolaire, mais aussi pour la prise en charge éducative des enfants de 4 et de 5 ans.

L’Université Euromed de Fès (UEMF) a organisé une cérémonie de remise de diplômes la semaine dernière. À cette occasion, l’université, qui a ouvert ses portes il y a cinq ans, a tenu son Conseil d’administration qui table sur une stratégie visant le renforcement de l’aspect enseignement-recherche avec un fort accent mis sur le digital.

Cinq ans après de son ouverture, l’Université Euromed de Fès (UEMF) a organisé, vendredi dernier, sa première cérémonie de remise de diplômes en présence notamment du conseiller du roi André Azoulay, du ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Saaid Amzazi, du ministre espagnol des Affaires étrangères Josep Borrell, et de l’ambassadrice- cheffe de la délégation de l’UE au Maroc, Claudia Wiedey. Les responsables de l’université ont saisi cette occasion pour tenir son Conseil d’administration.

«Il y a à peine 4 ans, dans l’espace où nous organisons cette cérémonie, il n’y avait que des champs de blé. Aujourd’hui, l’université dispose d’une infrastructure de rang mondial tant au niveau de l’enseignement que de la recherche», rappelle le président de l’UEMF, Mostapha Bousmina, lors de l’ouverture de cette rencontre.

L’événement a également été l’occasion de dévoiler le plan stratégique de l’université. Ce dernier porte sur le renforcement de l’aspect enseignement & recherche avec un fort accent mis sur le digital. «En septembre prochain, notre université ouvrira un nouveau type d’école d’ingénieur complètement dédié à l’intelligence artificielle qui n’existe, et j’ose le dire, ni en Europe ni en Afrique», annonce le président de l’UEMF. Et d’ajouter: «l’infrastructure de pointe que nous avons à l’université sera mise gratuitement à la disposition des trois grandes universités de la région, à savoir l’USMBA de Fès, l’Université Moulay Ismail de Meknès et l’Université Al Akhawayne d’Ifrane».

Sur le plan pédagogique, et en plus des différents programmes de spécialisation, l’université a mis en place un socle de cours obligatoire à toutes ses formations. Ce socle est constitué de sept piliers qui donne, en plus de la technicité, des soft skills renforçant à la fois la citoyenneté des étudiants, les valeurs de vivre ensemble, de tolérance et de respect de l’autre, tout en maîtrisant les langues, les nouvelles technologies, l’esprit d’entrepreneuriat et les outils en vue du développement durable. «La responsabilité sociale fait partie de l’ADN de notre université, étant impliquée dans de nombreuses actions sociales dans son environnement immédiat», note le président de l’UEMF. L’université offre aussi de nombreuses catégories de bourse à ses étudiants, notamment ceux issus des couches sociales les plus défavorisées dont la bourse peut couvrir la totalité des frais de scolarité en plus des frais du logement aux résidences universitaire et les frais de restauration. L’UEMF offre également des bourses aux étudiants subsahariens.

Intervenant lors cette cérémonie de remise de diplômes, Amzazi a souligné que «l’UEMF, dont la mise en place a été approuvée par les 43 pays membres de l’Union pour la Méditerranée (UPM) sur initiative du roi, incarne aujourd’hui un puissant instrument de diplomatie européenne pour le Maroc». Pour le ministre, «cet établissement a su gagner la confiance de la Banque européenne d’investissement (BEI), de l’Union européenne et de la Banque africaine de développement (BAD) ». Placée sous la présidence effective d’honneur du roi Mohammed VI, l’université est une fondation à but non lucratif d’utilité publique. Cette université publique à gestion privée, qui érige la recherche en priorité, donne une grande importance aux trois cycles de formation universitaire. Elle compte plus d’une vingtaine de nationalités parmi ses enseignants- chercheurs. L’université a mis en place des infrastructures de rang mondiale. «Avec un éco-campus dont la première phase sera terminée d’ici fin août, nous lancerons bientôt la deuxième phase qui comportera entre autres un centre de conférence avec plusieurs amphithéâtres, totalisant près de 1.600 places, une grande bibliothèque, un cinéma ouvert sur la ville, un important complexe sportif qui proposera notamment une piscine olympique et un terrain de foot aux normes de la FIFA», souligne Bousmina. L’université est aussi dotée d’importantes infrastructures de recherche dont certaines sont uniques au Maroc, notamment celle d’impression 3D et la plateforme digitale Dassault Systèmes, certainement la plus importante d’Afrique. «Cette infrastructure a permis à nos chercheurs de drainer plusieurs millions d’euros en contrats de recherche dans l’industrie », précise Bousmina. q

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