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L’École Polytechnique (France) et l’Université Euromed de Fès s’engagent à donner un nouveau souffle à leur coopération universitaire, ainsi qu’à créer de nouvelles opportunités de formation et de recherche. Les deux parties viennent de signer une nouvelle convention pour la mise en oeuvre des formations co-diplômantes, particulièrement dans le domaine de l’énergie et de l’environnement.

L’Université Euromed de Fès (UEMF) vient de conclure un nouvel accord de coopération avec l’École Polytechnique. S’appuyant sur un partenariat stratégique d’excellence Maroc- France, notamment dans le domaine de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, les deux parties s’engagent à donner un nouveau souffle à leur coopération universitaire, à créer de nouvelles opportunités de formation et de recherche et à promouvoir des actions internationales et interculturelles communes. Cette collaboration renouvelée entre l’École Polytechnique et l’UEMF vient confirmer l’intérêt réciproque des deux institutions de développer et de mettre en oeuvre des formations co-diplômantes, particulièrement dans le domaine de l’énergie et de l’environnement.

L’École Polytechnique contribuera également au développement de la nouvelle composante de l’UEMF (l’École Euromed d’ingénierie digitale et d’intelligence artificielle), et ce, en associant l’ensemble de l’écosystème de l’école française à ce projet. Cette collaboration vise aussi à renforcer le déploiement d’approches pédagogiques innovantes basées sur les Massive Open Online Course (MOOC). Présentés lors de cette rencontre par Catherine Mongenet, directrice de GIP FUN-MOOC, les MOOC, formations en ligne ouvertes à tous, peuvent accueillir un grand nombre de participants. Ces derniers, enseignants et élèves, sont dispersés géographiquement et communiquent uniquement par Internet. Des ressources éducatives libres sont souvent utilisées. Dans le monde anglophone, il peut arriver que plus de 100.000 personnes soient réunies pour un cours. Largement internationalisée (40% de ses étudiants, 39% de son corps d’enseignants), l’École Polytechnique associe recherche, enseignement et innovation au meilleur niveau scientifique et technologique. Sa formation promeut une culture d’excellence à forte dominante scientifique, ouverte sur une grande tradition humaniste.

À travers son offre de formation – bachelor, cycle ingénieur polytechnicien, master, programmes gradués, doctorat, formation continue – l’École Polytechnique forme des décideurs à forte culture scientifique mais toutefois pluridisciplinaires, les exposant à la fois au monde de la recherche et à celui de l’entreprise. Avec ses 23 laboratoires, dont 22 sont des unités mixtes de recherche avec le CNRS, le Centre de recherche de l’École polytechnique travaille aux frontières de la connaissance sur les grands enjeux interdisciplinaires scientifiques, technologiques et sociétaux. Il faut noter que cet accord a été signé au siège du ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique par Frank Pacard, directeur de l’Enseignement et de la recherche de l’École Polytechnique, et Mostapha Boumina, président de l’Université Euromed de Fès. L’accord a été conclu en présence de Frédérique Vidal, ministre française de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, et de Said Amzazi, ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

Le projet de loi-cadre est passé en commission sur fond de division entre les composantes de la majorité. Deux députés du PJD de la Commission de l’enseignement ont rejeté les deux articles sur la langue d’enseignement et ont même voté contre le texte dans son ensemble alors que les autres ont marqué leur abstention sur les dispositions controversées. L’Istiqlal a opté pour l’abstention.

Le consensus escompté entre les composantes de la majorité sur la langue d’enseignement des matières scientifiques et techniques n’a pas, finalement, eu lieu en dépit des réunions marathon des chefs des groupes parlementaires et de la sous-commission qui était chargée d’introduire les amendements sur le très attendu projet de loi-cadre sur le système d’éducation et de formation. Après plusieurs semaines d’arrêt, les députés de la Commission de l’enseignement, de la culture et de la communication ont été convoqués à une réunion qui a été tenue hier pour faire passer le texte en vue de l’adopter en plénière avant la clôture de la session printanière qui tire vers sa fin. Cette convocation est intervenue au lendemain du discours du président du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique Omar Azziman qui a pointé du doigt, le 10 juillet, «les vents contraires et les résistances adverses, ouvertes ou masquées» auxquels se heurte la réforme du système éducatif.

Nombreuses résistances
Les composantes de la majorité à la Chambre basse n’ont pas réussi à accorder leurs violons pour jouer la même partition sur un projet de loi on ne peut plus stratégique pour le Maroc. Les députés du PJD campent sur leur position et continuent de rejeter la définition de l’alternance linguistique qui a été retenue dans la version «consensuelle» du texte. L’article 2 du projet de loi cadre définit l’alternance linguistique comme étant «une approche pédagogique et un choix éducatif progressif investissant dans l’enseignement plurilinguistique en vue de diversifier les langues d’enseignement à côté des deux langues officielles de l’État et ceci en enseignant certaines matières, surtout scientifiques et techniques ou certains contenus ou modules de certaines matières en langues étrangères».

Les députés du parti de la lampe, rappelons-le, estiment qu’il faut plutôt opter pour la définition de la vision stratégique 2015/2030 (voir encadré). Ils n’ont jamais voulu céder au bras de fer des autres composantes de la majorité. Deux d’entre eux (Al Moukrie Abou Zayd et Mohamed El Othmani) ont carrément rejeté les articles 2 et 31 qui font référence à l’alternance linguistique alors que les autres députés du PJD se sont abstenus. Un coup dur pour la cohésion de la coalition gouvernementale qui bat de l’aile depuis sa composition ! Quant aux députés de l’Istiqlal, ils ont aussi marqué leur abstention sur les deux articles en question. Les parlementaires du PI estiment que la mise en oeuvre de l’enseignement des matières scientifiques et techniques en langues étrangères devra être progressive pour, entre autres, pouvoir former les enseignants et préparer les élèves alors que la version «consensuelle» n’impose aucun délai à l’implémentation de ces dispositions. Après plusieurs reports de la réunion de la Commission de l’enseignement, le texte a été finalement voté en commission par 25 voix pour (PJD, PAM, RNI, MP, USFP, UC, PPS), deux voix contre (PJD) et 3 abstentions (Istiqlal). Ce vote fait ressortir non seulement la division de la majorité mais aussi celle du PJD dont des députés ne se conforment pas, pour la première fois, aux consignes du parti. On s’attend à des mesures disciplinaires des instances décisionnelles du parti de la lampe contre les parlementaires récalcitrants.

D’ailleurs, Al Moukrie Abou Zayd se dit ouvert à toute éventuelle sanction qui serait prononcée contre lui par son parti. En séance plénière, le nombre des rejets des dispositions ayant trait à la langue d’enseignement risque d’être très grand. En commission, les députés qui ont approuvé les deux articles sur la langue d’enseignement ont été minoritaires par rapport à ceux qui se sont abstenus ou les ont rejetés. Ces deux articles ont en effet voté par 12 voix pour, 2 contre et 16 abstentions (PJD et Istiqlal). Après l’adoption du texte en plénière par les députés, il sera transféré à la Chambre des conseillers où l’on s’attend à des débats animés. Les parlementaires de l’opposition surtout ceux relevant des syndicats ne comptent pas lâcher du lest sur nombre de dispositions. Sur le volet du financement du secteur, les députés ont été unanimes à insister sur le rôle de l’État dans la garantie de la gratuité de l’enseignement dans tous les cycles et sa responsabilité dans la mobilisation et la garantie de tous les moyens possibles pour faciliter l’accès de manière équitable à l’éducation et la formation pour tous les citoyens. La disposition qui stipulait le paiement par les familles aisées des frais d’enregistrement de la scolarité de leurs enfants a été supprimée. Un délai de trois ans a été arrêté pour que le gouvernement prépare les textes législatifs et réglementaires pour la mise en oeuvre de la loi-cadre. La mouture originale ne fixait aucune date pour l’implémentation du texte.


L’alternance linguistique : Ce que prône la vision stratégique
Les députés du PJD plaident pour l’instauration de l’alternance linguistique comme le prône la vision stratégique de l’enseignement 2015/2030. Laquelle, rappelons-le, considère la langue arabe en tant que langue obligatoire enseignée et langue d’enseignement à tous les niveaux des cycles scolaires. Le Conseil supérieur de l’enseignement recommande une nouvelle architecture linguistique fondée sur le plurilinguisme et l’alternance des langues en vue, entre autres, de faire bénéfi cier équitablement les apprenants de trois langues dans l’enseignement préscolaire et primaire : l’arabe comme langue principale, l’amazighe comme langue de communication et le français comme langue d’ouverture, l’anglais sera introduit en première année du collège (et en quatrième année du primaire à l’horizon 2025). Le conseil prône aussi la diversifi cation des langues d’enseignement en introduisant progressivement l’alternance linguistique comme moyen de perfectionnement des langues en les pratiquant dans l’enseignement de certains contenus ou modules : «c’est ainsi que le français pourra être partiellement langue d’enseignement au lycée à court terme et au collège à moyen terme».

ESCA École de management et Grenoble École de management (GEM) célèbrent ce mois-ci leurs 20 ans d’alliance. Pour marquer cet événement, des représentants des deux institutions se sont retrouvés lundi 15 juillet à Casablanca, afin de prendre part à un programme conçu spécialement pour l’occasion. Ces 20 années de collaboration académique entre l’ESCA et GEM démontrent que les deux institutions ont su accélérer leur évolution, faisant par conséquent évoluer le partenariat vers une alliance stratégique. Au menu du programme de célébration, une conférence sous le thème «Stratégies internationales entreprises Maroc hub Vers l’Afrique», l’occasion d’organiser une rencontre entre des diplômés, des étudiants et des professeurs des deux établissements. La conférence a également rassemblé un panel de personnalités du monde de l’économie du Maroc et de France. Le partenariat entre l’ESCA et GEM est né de la conviction que les entreprises ont besoin de profils capables de contribuer activement à la performance des sociétés marocaines, tout en sachant prendre en compte les diversités culturelles, avec une parfaite compréhension des répercussions géopolitiques des événements globaux.

Depuis la signature de la première convention de coopération entre les deux business schools, 1.500 doubles diplômés GEM/ESCA ont investi le marché de l’emploi. Dans un premier temps, les deux écoles ont développé des programmes conjoints destinés à former les hauts potentiels africains. Ainsi, les deux institutions ont mis en place quatre programmes de formation: les étudiants inscrits automatiquement dans les deux établissements bénéficient de voyages d’études et de visites d’entreprises en France ou au Maroc, et accèdent à une double diplomation. La célébration de 20 ans de partenariat entre ESCA et GEM a aussi été l’occasion d’annoncer le lancement du nouveau Master Affaires internationales, diplôme reconnu par l’État d’ESCA École de management. Il s’agit d’une formation en 2 ans proposant des horaires aménagés, destinée aux étudiants et professionnels titulaires d’un bac+3. Ce programme vise à développer les compétences de gestion et de leadership nécessaires aux activités de développement des affaires à l’international, et en particulier dans la région Afrique-Méditerranée.

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