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La scolarisation des personnes en situation de handicap pose toujours problème au Maroc. Malgré les efforts déployés par les différents secteurs, l’insuffisance reste présente et ces personnes bénéficient moins des services d’éducation et de formation.

66,1% des enfants en situation de handicap ne vont pas à l’école. Ce chiffre concerne les filles à 66,6%.

Seulement 15% des enfants en situation de handicap bénéficient d’un niveau d’enseignement primaire, 9,5% du secondaire et 1,8% seulement avancent plus loin et atteignent les études supérieures.

En milieu urbain comme en milieu rural, les enfants en situation de handicap accèdent difficilement à l’éducation.

Ces chiffres présentés par le conseil supérieur de l'éducation, de la formation et de la recherche scientifique tirent la sonnette d’alarme. L’urgence aujourd’hui est de développer un plan pouvant améliorer la scolarisation des personnes en situation de handicap, en mettant en place une approche basée sur la proximité et l’équité.

Toutes les parties prenantes sont concernées pour améliorer cette situation. Éducateurs et éducatrices de l’enseignement préscolaire, enseignants et enseignantes du cycle primaire, formateurs et formatrices dans les centres de la formation professionnelle et professeurs de l’enseignement supérieur, tous, doivent s’impliquer d’avantage et fournir des efforts pour donner confiance aux personnes en situation de handicap.

La mise en place des formations professionnelles spécialisées, l’accessibilité au stage et à l’emploi, deux points indispensables pour encourager ces jeunes d’aller jusqu’au bout de leurs études, et de développer une autonomie, malgré le handicap.

Une implication nationale est nécessaire, et se fera à travers la création de structures régionales de consultation, d’orientation et de renforcement professionnel, rappelle le ministère concerné.

L’élaboration d’un plan d’action comprendra donc la sensibilisation, la proximité et l’orientation.

 
 
Le budget du secteur de l’Éducation et de la formation a enregistré une importante hausse de 25% entre 2016 et 2019, a indiqué mardi le chef du gouvernement, Saad Dine El Otmani, lors de la séance mensuelle des questions orales à la Chambre des conseillers.
 
Il a expliqué, dans ce cadre, que le gouvernement œuvre pour la généralisation de l’enseignement préscolaire à travers la mise en œuvre du programme national de l’enseignement préscolaire qui vise à atteindre cette généralisation à l’horizon de l’année scolaire 2027/2028 et un taux provisoire de 67% en 2021/2022, soulignant que le gouvernement a déjà entamé l’exécution de ce programme en partenariat avec les collectivités locales, la société civile et le secteur privé, en allouant une enveloppe de 1,35 milliard de dirhams au titre du budget de l’année 2019 pour la construction et l’équipement des salles de classe.
 
El Otmani a ajouté que l’enseignement préscolaire comptait 43.141 classes durant l’année scolaire 2018/2019, soit une augmentation de 3.771 classes par rapport à l’année précédente, alors que le nombre des éducateurs a atteint 380.000, ce qui a permis d’augmenter le nombre des inscrits dans le préscolaire de 100.000 enfants.

Le Maroc entend améliorer son mauvais score dans les évaluations internationales TIMSS et PIRLS. Un nouveau contenu scolaire sera dispensé aux élèves pour être au diapason avec les évolutions pédagogiques internationales. Cette révision des programmes scolaires suffira-t-elle à renforcer les capacités des élèves ?

Le Maroc occupe les derniers rangs des pays dans le classement TIMSS (Trends in International Mathematics and Science Study) qui concerne les mathématiques et les sciences et dans le classement PIRLS mesurant la maîtrise de la lecture chez les élèves de la quatrième année primaire. Le royaume participe, depuis 1999, à ces deux évaluations internationales qui permettent de faire ressortir les déficits du système éducatif marocain. Le département de tutelle est appelé à agir rapidement pour rectifier le tir et corriger les insuffisances qui hypothèquent l’avenir de nos élèves. Il est, à titre d’exemple, prouvé que l’absence de maîtrise de la lecture au niveau primaire produit des effets irréversibles sur le développement cognitif de l’élève tout au long de son parcours scolaire et affecte négativement sa productivité à l’âge adulte. Il reste, ainsi, de grands efforts à déployer en la matière. Rien qu’en 2016, le Maroc a occupé la 48ème place sur un total de 50 pays dans le classement PIRLS. Le ministère de l’Éducation nationale veut mettre à niveau le programme national de la langue arabe des quatre premières années du primaire avec le programme virtuel de l’évaluation internationale PIRLS ainsi que le programme des sciences et des mathématiques avec celui du TIMSS en dispensant un nouveau contenu aux élèves en vue d’être au diapason avec les évolutions pédagogiques internationales. C’est ainsi qu’on va introduire, entre autres, une partie des traitements des données comme composante des mathématiques au primaire. Il est à préciser que ce volet est le maillon le plus faible des élèves marocains. En sciences, il a été décidé d’ajouter une composante «technologie» et de restructurer les contenus scolaires de la matière «activités scientifiques» pour inclure les sciences de la vie et de la terre, les sciences physiques, l’espace et la technologie.

Notons à cet égard que les résultats les plus médiocres en sciences dans l’évaluation TIMSS sont ceux obtenus en «sciences de la terre» par les élèves marocains de la quatrième année et en «biologie» par les élèves de la huitième année. La révision partielle des contenus permettra-t-elle à elle seule d’améliorer le score du Maroc dans les évaluations internationales ? Rien n’est moins sûr. Une refonte globale des curricula s’impose. L’atteinte de cet objectif ne sera possible qu’après l’adoption de la loi cadre de l’enseignement qui est au point mort à la chambre basse depuis des semaines. Outre le contenu des programmes, d’autres facteurs sont à prendre en considération pour améliorer les capacités des élèves dans les différentes disciplines, comme le soulignent les rapports tant nationaux qu’internationaux. Il s’agit notamment de la nécessité de généraliser le préscolaire dans les quatre coins du Maroc car l’expérience démontre que les élèves qui ont été préscolarisés font mieux que les autres. Ce chantier a été entamé, mais le chemin reste encore long pour concrétiser les desseins escomptés.

La gestion des ressources financières est un élément clé dans la réforme tant souhaitée. Les experts et les organisations internationales mettent l’accent sur l’impératif d’améliorer la gouvernance de la gestion des ressources financières allouées au secteur. Le Fonds monétaire internationale, rappelons-le, relève le vif contraste entre le niveau des crédits consacrés à l’éducation et les résultats en la matière. Ce qui laisse penser que la priorité absolue est d’améliorer l’efficience de ces dépenses. Cette question est tributaire, entre autres, de l’amélioration de la gouvernance du secteur public, et notamment la corruption à petite échelle, le détournement de fonds publics (au profit d’entreprises, de personnes ou de groupes, du fait de la corruption). Le gouvernement doit s’attaquer aux faiblesses du système.

Pour le même montant de dépense publique par élève, le FMI estime que les tests d’évaluation pourraient s’améliorer de l’ordre de 50 points si les incitations des enseignants étaient renforcées par une meilleure formation et prise en charge, si la qualité des institutions et de la gouvernance connaissait une amélioration palpable ; et si la qualité de gestion budgétaire s’améliorait (grâce à une meilleure allocation des dépenses publiques et à un moindre détournement des fonds publics). La reddition des comptes s’impose dans ce processus. Par ailleurs, le renforcement de la formation initiale et continue des élèves est une condition sine qua none pour rehausser le niveau des élèves. En effet, le niveau du système éducatif ne peut jamais surpasser celui de ses enseignants. L’évaluation TIMSS fait ressortir une formation initiale et continue déficitaire des enseignants marocains. En quatrième année, 63% des élèves ont des enseignants qui n’ont aucune spécialisation. En huitième année, ils sont 37% en mathématiques et 19% en sciences. Aussi est-il recommandé de s’atteler à dispenser des sessions de développement professionnel des acteurs éducatifs. La formation continue reste encore très faible dans le secteur de l’enseignement.

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