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La plateforme nationale « Maroc Université Numérique » (MUN), dédiée à des cours en ligne ouverts et massifs (MOOC), a été lancée vendredi à Rabat, en partenariat entre le ministère de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et le Groupement français d’intérêt public « GIP FUN-MOOC ».

La plateforme est la première en son genre au Maroc et en Afrique, elle vise à développer des cours en ligne privés à petits groupes (SPOC) et à promouvoir la coopération entre les universités marocaines et françaises en matière de formation à distance commune, adaptée aux spécificités de l’enseignement supérieur au Maroc. Elle propose des contenus dans des domaines variés: l’éducation et la formation, les sciences de l’ingénieur, l’informatique, l’économie et finances, les sciences fondamentales, la santé, les langues, le management et l’entreprenariat, l’environnement, les sciences humaines et le droit.

Le projet s’inscrit dans le cadre des efforts déployés pour généraliser l’usage des technologies de l’information dans l’enseignement supérieur et partant, relever certains défis liés notamment à la massification dans les universités, à la qualité des formations et à l’insertion professionnelle des jeunes diplômés.

Le ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Said Amzazi, qui coprésidait la cérémonie officielle du lancement de cette plateforme avec son homologue française, a indiqué que cette plateforme, fruit d’une solide collaboration maroco-française, propose un « contenu de qualité » qui sera continuellement consolidé en faveur de la communauté francophone au Maroc, voire en Afrique, précisant qu’il s’agit d’un moyen de favoriser un apprentissage innovant qui passe forcément par le digital.

« C’est un projet national à même de contribuer à contenir la massification au sein des universités marocaines qui accueillent chaque année 250.000 nouveaux bacheliers », a-t-il dit, faisant savoir que d’autres projets seront menés pour doter les campus universitaires de technologies d’information de qualité, particulièrement en termes d’accès à internet.

Dans une déclaration à la presse, le ministre a affirmé que le projet MUN a démarré en 2017 à travers un appel d’offres qui a concerné toutes les universités, pour 49 projets retenus. L’objectif principal est de permettre aux universités marocaines de surmonter certaines problématiques, à travers une pédagogie moderne offrant aux étudiants la possibilité d’acquérir de nouvelles compétences et de mieux préparer leur intégration du marché de l’emploi, a-t-il expliqué.

 

Un total de 253.808 candidats de l'enseignement public et privé ont été admis aux sessions ordinaire et de rattrapage de l'examen national unifié 2019, a indiqué un communiqué du ministère de l'Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
Le taux global de réussite est de 77,96%, contre 71,96% en 2018, soit une hausse de 6 points, précise le ministère dans un communiqué.
Parmi les candidats admis, 162.275 relèvent du pôle des sections scientifiques, mathématiques et techniques et 86.780 du pôle des sections littéraire et originelle, précise le communiqué.
Dans les filières internationales du baccalauréat marocain, 24.107 étudiants ont obtenu le précieux sésame, soit un taux de réussite de 97,54, alors que dans les filières professionnelles, 59,53% des 7.984 candidats ont réussi leurs épreuves.
Le taux de réussite des candidats aux besoins spécifiques, ayant bénéficié de l'adaptation des épreuves et de la correction, a atteint 90,23%, alors que chez les candidats libres, ce taux a été de 41,1%, soit 25.877 admis.
De même, le taux de présence lors de la session de rattrapage, qui s'est déroulée dans des conditions normales, s'est établi à 94,79%, alors que les admis parmi les candidats scolarisés dans le public et le privé ont été quelques 39.052, souligne le communiqué. 

 

Plus de 2.800 bourses ont été attribuées aux établissements d'enseignement supérieur marocains depuis 2014 dans le cadre du programme Erasmus+ de l'Union européenne (UE), à raison de la moitié pour les étudiants et l'autre moitié pour les professeurs et personnel administratif, indique vendredi un communiqué de la Coordination du bureau national de ce programme au Maroc.

Le volet Enseignement supérieur du programme Erasmus+ propose quatre actions pour lesquelles les établissements d'enseignement supérieur marocains sont éligibles, à savoir la mobilité internationale de crédit, Erasmus Mundus Joint Master Degree, les projets de Capacity building et l'action Jean Monnet, selon la même source.

Concernant les projets de Capacity building, 33 projets ont été initiés depuis 2014. Certains projets structurels, concernant notamment l'entrepreneuriat étudiant, l'assurance qualité et le contrôle interne à l'université, les structures d'innovation ou encore l'apprentissage tout au long de la vie, sont véritablement porteurs de réforme, précise-t-on, ajoutant que Erasmus+ contribue également à améliorer la capacité des universités marocaines à répondre aux besoins du marché du travail, en renforçant leur internationalisation et leur capacité d'innovation, grâce à une coopération soutenue avec les universités européennes.

Grâce à la mobilité, le programme Erasmus+ accompagne les étudiants marocains dans leurs premiers pas à l'international : apprentissage de systèmes d'enseignement différents, pratique des langues étrangères, découverte de nouvelles cultures, ouverture aux autres…, autant d'atouts permettant à ces jeunes de décrocher un premier emploi de qualité, souligne le communiqué.

"Dans un monde où le repli identitaire devient une véritable menace, notre programme Erasmus+ est un ilot où continuent de subsister les valeurs universelles partagées par nous tous", a affirmé l'ambassadeur de l'UE au Maroc, Claudia Wiedey, en recevant récemment à Rabat de nombreuses personnalités de l'enseignement supérieur marocain et des États-membres de l'UE.

Les vibrants témoignages recueillis à cette occasion démontrent que "cette expérience offerte par l'UE est un tournant non seulement dans la carrière professionnelle des bénéficiaires marocains, mais également dans leur vie personnelle", selon la même source. L’aventure Erasmus a démarré il y a un peu plus de trente ans dans l'espace UE, pour permettre aux étudiants des États-membres d'étudier dans une autre université européenne. Elle s’est peu à peu ouverte à d’autres pays, dont le Maroc en 2003.

Les inscriptions pour la 2e promotion du Diplôme d’université en stérilisation hospitalière sont ouvertes. L'annonce vient d'en être faite par le Centre Marocain de Stérilisation (CMS) et la Faculté de Pharmacie de l’Université Mohammed VI des Sciences de la Santé (UM6SS) de Casablanca, soulignant que ce diplôme "est une première au Maroc et en Afrique''.

La formation destinée aux pharmaciens, médecins, dentistes, infirmiers et étudiants dans le secteur de la santé, a pour objectifs de maitriser les différents procédés de stérilisation, de préparation et de contrôle des produits stériles, et d’acquérir des compétences en matière d’organisation et de gestion d’un service ou unité de stérilisation en milieu hospitalier.

Cette formation continue est programmée un samedi par mois pendant neuf mois. 

La première promotion a vu la participation de 21 professionnels originaires de plusieurs villes du Maroc et de profils divers (pharmaciens hospitaliers, résidents en pharmacie et infirmiers responsables de la stérilisation au niveau des hôpitaux et cliniques).

Le Centre marocains de stérilisation (CMS) est une filiale du groupe italien Servizi Italia, l'un des leaders mondiaux du secteur, en activité depuis 1986.

Présent dans six pays, Servizi Italia n’a démarré son activité au Maroc qu’en mars 2017, à travers le CMS. C’est sa première implantation en Afrique.

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