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Le 24 mars dernier, la Mutuelle générale du personnel des administrations publiques (MGAP) a conclu une convention avec la wilaya de la Région de Dakhla-Oued Ed Dahab. Les détails.

Le partenariat conclu entre la Mutuelle gnérale du personnel des administrations publiques (MGAP) et la wilaya de la région Dakhla-Oued Eddahab permettra l’ouverture d’un centre offrant plusieurs prestations sanitaires et sociales à Dakhla au profit des adhérents mutualistes. «Cette convention couronne un premier partenariat liant la MGPAP et la wilaya», explique-t-on au sein de la mutuelle. Avec cette convention, la wilaya s’engage à mettre à la disposition de la mutuelle générale un local pour abriter les services sanitaires et sociaux et administratifs.

Proximité
«Cette unité sanitaire et sociale ainsi que le bureau de proximité déjà en place sont le produit d’un partenariat très fructueux entre la mutuelle générale et les autorités locales visant le rapprochement des services aux adhérents et leurs ayants droit», se félicite Lamine Benomar, wali de la Région. Cette initiative est considérée par le wali comme étant «l’un des éléments clés ouvrant à la réussite du projet de la régionalisation avancée surtout dans les domaines sanitaire et social». Benomar souligne également que ce projet contribuera à l’élargissement de la couverture sanitaire au bénéfice de tous les fonctionnaires de la région.

Pour sa part, Abdelmoula Abdelmoumni, président du Conseil d’administration de la MGPAP, a souligné que le développement des services administratifs, sanitaires et sociaux proposés aux provinces du Sud est l’une des priorités de la MGPAP et de ses instances dirigeantes qui ne lésinent pas sur les moyens pour garantir des prestations sanitaires et sociales ainsi que des services administratifs de qualité dans les provinces du Sud. Il ajoute que la mutuelle générale œuvre au développement du système mutualiste et à la facilitation de l’accès des adhérents ainsi que leurs ayants droit aux services sanitaires conformément au message royal destiné aux participants à la deuxième conférence sur la santé. Le futur centre devrait abriter, dans un premier temps, les services de bases que sont l’ophtalmologie, l’optique, le dentaire, et la cardiologie... 

La gouvernance de la Région Dakhla-Oued Ed Dahab sera amenée dans les prochains mois à s’inscrire dans le cadre du nouveau modèle pour les provinces du Sud.

«Le modèle de développement appliqué jusque-là dans la Région a atteint ses limites». C’est le constat dressé par le Conseil économique, social et environnemental (CESE) dans son étude pour un nouveau modèle de développement des provinces du Sud. Le CESE fixe la feuille de route en matière de gouvernance. «Il y a besoin d’une nouvelle dynamique, fondée sur des exigences de durabilité, de démocratie participative et de cohésion sociale, orientée vers la créatrice de richesses et l’emploi», plaide cette instance.

Primauté de la loi et concertation
Ce nouveau modèle devrait se baser sur quatre principes : le développement humain inclusif et durable ; la participation des acteurs représentatifs et de la population locale à toutes les phases d’élaboration et de mise en œuvre des programmes de développement de la région; le respect et l’effectivité des droits humains fondamentaux des citoyens ; la consolidation de la place de l’État dans son rôle de régulateur et de garant de l’application de la loi et enfin rétablir la confiance en favorisant la participation des populations et la primauté de la loi. Le premier principe se décline en plusieurs réformes. On cite parmi elles, l’affirmation de la primauté des droits humains, le respect par tous de l’autorité de la loi par un accès garanti à la justice. Pour ce faire, l’institution judiciaire devra être renforcée en assurant la proximité et en améliorant l’accessibilité de l’aide judiciaire. «La crédibilité de l’État et de son action dans les provinces du Sud dépendent de sa gestion efficace des affaires publiques dans un cadre transparent et clair qui garantit l’accès à l’information aux citoyens», prévient le CESE. Dès lors, les administrations et les établissements publics doivent rendre publics leurs comptes et les principes de leur gestion, conformément à l’article 154 de la Constitution, en veillant au respect du principe d’égalité de traitement des citoyens. Le traitement des dossiers et des allocations des droits et des ressources est le cas plus emblématique.

La garantie de participation des populations et de leurs représentants aux grands choix structurants qui impactent leur avenir et celui de la région ainsi qu’à leur mise en œuvre concrète est une condition clé de l’adhésion au nouveau modèle et le ressort de sa réussite future. «Les politiques publiques doivent être adossées à une démarche ascendante fondée sur des principes de démocratie participative locale et de débat public», recommande le CESE.

Dans ce but, le Conseil propose que chaque région du Sud doit être dotée d’une instance consultative de concertation et de dialogue civil. Cette nouvelle instance sera composée, à parité hommes-femmes, des organisations professionnelles, sociales et associatives, des milieux académiques et des personnalités qualifiées, en particulier les dépositaires de la mémoire culturelle locale (chioukhs de tribus), elle sera consultée systématiquement pour les plans de développements régionaux, les contrats-programmes avec l’État et pour l’ensemble des questions économiques, sociales et environnementales. Le CESE recommande aussi de régir la relation État/Région sous le principe de la contractualisation. «Ce contrat doit être étendu à tous les acteurs économiques et sociaux, avec mise en place de mécanismes transparents d’évaluation et de suivi des droits et obligations de chaque partie», suggère le CESE. Ce principe a été mis en œuvre dans le cadre du Plan de développement régional.­­­ 

Après la période de démarrage, l’activité agricole cherche de nouveaux marchés d’exportation et modernise ses outils d’exploitation.

Les principales activités agricoles pratiquées dans la région sont l’élevage et les cultures de primeurs. La Région dispose également d'unités de production avicole, la production en viandes blanches couvrant moins de 20% des besoins de la région. «La Région est caractérisée par un cheptel important et diversifié, de vastes parcours, un climat tempéré sur les bandes côtières et des ressources en eau souterraines mobilisables», explique le HCP dans sa monographie de Dakhla- Oued Ed dahab.

Les rendements à l’export très satisfaisants
L’évolution des superficies réservées aux productions végétales dans la région présente des disparités selon les cultures. «Pour les cultures fourragères, la superficie réservée au maïs fourrager est de 10 ha, tandis que celle occupée en luzerne est de 7 ha, irriguée en système gravitaire. La superficie de la luzerne a régressé de 50 ha en raison de la diminution des débits des forages d’irrigation», signale le HCP. Cependant, pour les primeurs sous serres, l’évolution de la superficie occupée dans la région montre une augmentation importante, passant de 45 ha en 2002 à 691 ha en 2013.

Grâce aux conditions climatiques de la région et du savoir-faire des investisseurs, les rendements à l’export réalisés sont très satisfaisants et s’élèvent à 95-160 t/ha pour la tomate, 40-45t/ha pour le melon, 100t/ha pour le concombre et 80 t/ha pour le poivron. La production exportée en 2011 est estimée à plus de 240.180 tonnes, alors qu’elle était de 35.000 tonnes en 2008, destinée principalement aux marchés européen, canadien et russe. Le montant global des investissements privés dans le secteur des primeurs s’élève à plus de 423MDH. Grâce aux investissements réalisés au niveau des périmètres de production maraîchère, le secteur agricole occupe, dans la Région, le deuxième rang après la pêche en matière d’emplois. En effet, le secteur a créé environ 1.200.000 journées de travail en 2008, et qui a augmenté à 2.000.000 journées de travail en 2011.

Ce chiffre croîtra au fur et à mesure de l’avancement des projets programmés dans le cadre de la stratégie du Plan Maroc vert. On dénombre plusieurs atouts du secteur agricole, parmi lesquels les conditions climatiques idéales pour la production des primeurs, des ressources importantes en eau mobilisables et enfin la précocité de la production (2 à 3 semaines par rapport à d’autres régions).

Les principales contraintes liées à la filière sont l’importance des investissements nécessaires dans celle-ci en raison du coût élevé de l'équipement en serres et de la création des ouvrages d’eau d’irrigation (forages), la nécessité de développer des circuits de commercialisation hors les marchés traditionnels, le manque d'études de définition concernant les ressources en eau de nappes exploitées pour l’irrigation, l’éloignement des marchés des facteurs de production et d’équipement, l’éloignement des marchés européens (transport terrestre via Tanger) et le coût d’investissement élevé (environ 600.000 DH/ha). Pour soutenir les efforts des investisseurs, des équipements hydro-agricoles seront réalisés à l’effet de l’irrigation de 5.000 ha. Les bénéficiaires, les agriculteurs et le secteur privé en réservent 50% pour les jeunes agriculteurs.

Les perspectives pour le secteur sont favorables. Compte tenu de l’existence des ressources hydriques mobilisables, d’un climat favorisant une précocité de la production végétale, des marchés potentiels et des expériences acquises en matière d’agriculture intensive dans la région, la région offre de grandes possibilités de développement des cultures des primeurs. Ces cultures permettraient de générer une forte valeur ajoutée et de créer des emplois.

Atouts et contraintes de l’élevage
L’importance des parcours (étendue, espèces et valeur fourragère) fait de l’élevage dans la région une des principales sources de prestige et de revenu des populations. Le nombre d’éleveurs s'élève à 600. Les emplois directs créés sont estimés à 2.000. L’élevage de dromadaires est le plus important dans la région, l’effectif recensé étant de 70.000 têtes. Par ailleurs, l’introduction de bovins laitiers dans le périmètre de Tawarta traditionnel (250 têtes) a permis un mode d’élevage intensif, et la production du lait est estimée à 600 litres par jour. La région s’est lancée dans le repeuplement de l’élevage d’autruches. En effet, la région compte une unité de production d’autruches dont l’effectif s’élève à plus de 360 oiseaux. Le secteur de l’élevage fait face à de nombreuses contraintes. «Les contraintes majeures au développement durable de l’élevage pastoral sont essentiellement liées au climat aride de type saharien, caractérisé par la rareté des précipitations», prévient le HCP. La dégradation très poussée des parcours par le surpâturage et la succession des années de sécheresse inquiète également les éleveurs. Les règles d’usage actuel de l’exploitation des parcours ne favorisent pas non plus une exploitation rationnelle et durable de ces ressources. 

Le secteur de la pêche est l’une des activités principales de la Région en termes de création de richesses et d’emplois. Les infrastructures en cours de réalisation, le port Dakhla Atlantique en particulier, lui donneront un nouvel élan.

C’est l'un des secteurs les plus en vue à Dakhla-Oued Eddahab. La Région dispose d’une façade maritime de 667 km, qui fait d’elle une des plus riches en poissons au Maroc, avec une production halieutique qui représente environ 65% de la production nationale. La Région se distingue également par une baie de 400 km2 qui abrite plusieurs espèces de poissons et de crustacés et des milliers d’oiseaux marins. Le potentiel dont jouit la Région a fait d’elle une destination prisée par les hommes d’affaires et les entrepreneurs qui veulent investir dans le secteur de la pêche maritime. Entre 2007 et 2015, des investissements de l’ordre de 117 millions de dirhams ont été réalisés dans le domaine de la pêche maritime sur Dakhla-Oued Eddahab. Ces grands projets, qui visent à assurer une meilleure valorisation et à augmenter la capacité de commercialisation des produits de la mer, portent principalement sur la construction de sept halles aux poissons et d’une unité de gestion des contenants normalisés.

Secteur multidimensionnel
La pêche maritime occupe une place de choix dans le développement multidimensionnel des provinces du sud, où des programmes socio-économiques ont été développés, tels que la création de villages de pêcheurs et de nouveaux marchés pour la commercialisation des produits de la mer, dans le but de garantir une vie décente aux pêcheurs artisanaux. C’est dans ce sens que le roi Mohammed VI a inauguré en févier dernier la nouvelle halle aux poissons à Dakhla afin d’en faire un pôle de développement socio-économique à part entière. Cette nouvelle infrastructure de commercialisation des produits de la mer s’assigne pour objectifs l’amélioration de la qualité, la valorisation du produit, la fluidité et la transparence des transactions commerciales, ainsi que le développement des activités liées à la pêche dans la région. Outre cette nouvelle halle, la région de Dakhla-Oued Eddahab compte également une zone dédiée aux activités de la pêche maritime, composée essentiellement de dépôts de poissons, de locaux pour les pêcheurs et les poissonniers, d’ateliers de réparation de barques et de moteurs, d’unités de congélation, de locaux de stockage du carburant pour les pêcheurs, de services de santé, de points d’approvisionnement en eau et de lieux de vente du matériel de pêche et de stockage. Par ailleurs, les villages de pêcheurs de la Région sont déjà équipés de dépôts modernes du poisson à Aïn Baida, Lamhairiz, Lassargua, Ntireft, Labouirda et Imoutlan.

Nouvel élan
Le secteur de la pêche connaîtra un nouvel élan avec le nouveau port en eaux profondes Dakhla Atlantique. Il s’agit là d’un port de pêche et de commerce qui nécessitera un investissement de 6MMDH. Cet outil logistique moderne permettra de soutenir le développement économique, social et industriel de la région dans tous les secteurs productifs et valorisera les ressources des petites pélagiques en mettant en place les infrastructures portuaires nécessaires. La mise en œuvre du chantier est sur la bonne voie. En effet, l'étude de faisabilité technico-économique a été bouclée et celle relative à la conception a démarré et devrait être achevée en 2017. Selon les projections du ministère de l’Équipement et du transport, le port de Dakhla Atlantique sera composé d'une digue principale de 2.800 mètres, d'une digue secondaire de 600 mètres, d'un quai de commerce de 800 mètres sur 12, d'un quai de pêche hauturière de 1.500 mètre sur 7, d'un bassin de 39 hectares et d'un élévateur de bateaux d'une capacité de 450 tonnes. Ntireft, qui se situe à 70 km au nord de la ville de Dakhla, a été choisi pour abriter le port de Dakhla atlantique. Un choix qui vise à éloigner le nouveau port de la baie et de la ville afin de préserver sa vocation naturelle et mettre en valeur son activité touristique. Enfin, les trafics prévisionnels pour les premières années est de 2,2 millions de tonnes, ce qui est une capacité importante pour un début. 


 

Régis Toussaint
Gérant de Cofrepêche Maroc

Les Inspirations ÉCO : Vous accompagnez le département de tutelle dans la mise en oeuvre de sa stratégie. Quelles sont les attentes des investisseurs et leurs appréhensions ?
Régis Toussaint : L’une de nos missions est de prospecter et de chercher des entreprises potentiellement intéressées par l’investissement dans le secteur de la pêche à Dakhla et dans les environs. Il se dégage que ces investisseurs font confiance au Maroc. La question qu’ils se posent est liée à la visibilité : comment accéder aux ressources et quels sont les délais de réalisation des projets en cours (infrastructure, eau, électricité…). Il faut savoir que ces entreprises se projettent sur les cinq prochaines années pour mettre en place leurs plans stratégiques. Au-delà de cet horizon, elles ne sont pas intéressées.

La question de la logistique, souvent pointée comme handicap, n’est-elle pas évoquée ?
Ce n’est plus un obstacle parce qu’il y a une nouveauté qui a changé la donne : le projet de Dakhla Atlantique. Ce dernier se compose d’un port de pêche, un port de commerce et une zone industrielle. Cela veut dire qu’il y a moyen de traiter et valoriser le produit in situ avant son expédition à l’étranger. Plus besoin donc de transporter les produits, que ce soit de pêche ou agricoles, à Agadir. C’est un facteur déterminant pour un investisseur.

La Région bénéficie d’un plan d’action gouvernemental très ambitieux, mais qu’est-ce qui reste à faire concrètement ?
Il faut désenclaver le territoire dans tous les domaines. Sur le plan d’internet, il faut augmenter le débit, continuer le raccordement de la région en eau et électricité, ouvrir la région sur le monde en l’insérant dans des réseaux internationaux…Il faut penser aux ressources humaines en les qualifiant et en augmentant leur employabilité.­­­ 

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