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17-09-2019 13:22

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Bank Al-Maghrib a annoncé, lundi 30 juillet, l'émission d'une pièce commémorative d'une valeur faciale de 250 dirhams en argent, à l'occasion de la fête du trône.

La mise en vente de cette pièce est prévue à compter du 1er août 2018, dans les guichets de Bank Al-Maghrib et à la boutique de son musée au prix public de 550 dirhams l’unité, indique un communiqué de BAM.

Cette pièce commémorative présente à l'avers, l'effigie du Roi Mohammed VI en plus des inscriptions "Mohammed VI" et "Royaume du Maroc" en arabe, avec en bas le millésime 2018-1439.

Au revers, la pièce présente en haut l’inscription "19-ème anniversaire de l'intronisation de SM le Roi Mohammed VI" en arabe et en bas sa traduction française.

Le centre du revers de la pièce est orné d’une représentation des Armoiries du Royaume et d’une Carte de l’Afrique couverte de jeux de lignes "constituant le globe terrestre" et invoquant la connectivité du Maroc avec l’Afrique en plus de la valeur faciale en chiffres et en lettres arabes "250 dirhams".

Quant aux caractéristiques techniques de la pièce, elle est composée de 925‰ d'argent et de 75 ‰ cuivre. En termes du poids, la pièce de 250 dirhams pèse 28,28 grammes, avec un diamètre de 38,61 millimètres et une tranche cannelée, selon la même source.

La stratégie d’extension de l’OCP repose sur l’accompagnement par le pays de sa politique africaine, avec à la clé des investissements productifs (78 MMDH) et un endettement qui crée de la richesse (30 MMDH).

Le développement d'OCP S.A au cours des dix dernières années, assorti de lourds investissements, a contribué au renflouement des caisses de l'État à travers les recettes fiscales. Ainsi, la moyenne enregistrée durant la période 2008-2017 montre qu’au titre de l’IS, un montant moyen de 2,3 MMDH par an a été versé, tandis que la contribution moyenne pour le compte de l’IR avoisine les 940 MDH, et la distribution de dividendes est estimée à 2,7 MMDH par an durant cette décennie. Le niveau d'endettement, à 30 MMDH, qui vise le financement de projets structurants et la création de la valeur, est estimé normal sur les marchés internationaux, vu les ratios de capacité d'endettement, de fonds propres et de retour sur investissement. Il faut noter que l'État doit à l'OCP 20 MMDH au titre du butoir cumulé sur plusieurs années. Une manne qui permettrait au premier groupe industriel d'éponger les deux tiers de son endettement!

Miser sur l’avenir
Le budget d’investissement 2018 prévoit la poursuite du programme industriel, notamment le renforcement des capacités de production minières, chimiques et surtout d'engrais. Il faut préciser, à cet égard, que le seul site de Jorf compte aujourd'hui cinq unités industrielles opérationnelles de production d'engrais avec une capacité d'extension de cinq autres unités industrielles. La production globale annuelle de l'OCP en engrais est de 12 millions de tonnes, dont 25% écoulés sur le seul continent africain, ce qui corrobore l'efficacité de la politique d'industrialisation et le retour sur investissement. Les experts en démographie prévoient par ailleurs une augmentation de la population mondiale, durant les 25 prochaines années, de deux milliards d'êtres humains dont un milliard en Afrique, d'où la priorité que constitue la sécurité alimentaire, et donc les engrais et fertilisants. À cet égard, si un important effort financier devra être mené en matière d'infrastructures, le lancement de la stratégie continentale s’est accompagné de plusieurs programmes. Les statistiques indiquent que plusieurs pays africains ont multiplié leurs demandes, notamment la Guinée, qui a multiplié sa consommation entre 2015 et 2017 par 5,8 fois et le Nigeria par 2,5 fois, au moment où l’Éthiopie a connu une hausse de 50% de l’usage des fertilisants. La mise en place d’infrastructures efficaces est incontournable pour l’accompagnement de l’activité économique qui prospère dans les différentes régions du continent. Que ce soit une économie dynamique comme le Nigeria ou à bas revenu comme le Burkina Faso ou le Niger, les infrastructures routières, les dépôts de stockage, les chaînes logistiques permettent d'acheminer la production vers les lieux où la demande est importante. L’ambition de l’entreprise marocaine reste également tributaire de la mise en place d’un système financier efficient qui permet aux agriculteurs de se financer et d'un régime d’assurances agricole performant permettant de pallier les effets de la sécheresse et des chocs climatiques. De leur côté, les exportations d’engrais à destination de l’Afrique ont grimpé de près de 60% en 2017, avec un volume de 3 millions de tonnes contre 1,7 million de tonnes en 2016, et seulement 300.000 tonnes en 2013. Pour rappel, les engrais représentent près de 54% des ventes du groupe marocain, aujourd’hui premier producteur mondial d’engrais.

Coopération Sud-Sud en «JV».
La présence de l'OCP dans le continent est la parfaite matérialisation de la stratégie d’implantation des activités, selon une démarche gagnant-gagnant, entre le Maroc et ses partenaires africains. Pour mieux lutter contre la faiblesse du rendement de plusieurs zones du continent, la démarche de l'OCP dans le prolongement des actions initiées depuis 2012, visant à renouveler la carte de fertilité de plusieurs pays. Le soutien aux agriculteurs du continent s’est traduit par la création de 14 filiales au Nigeria, en Angola, en Éthiopie, au Kenya, en Côte d'Ivoire, au Ghana, en Tanzanie, en RDC, en Zambie, au Zimbabwe, au Cameroun, au Sénégal, au Bénin et au Mozambique. Plusieurs produits répondant aux besoins spécifiques du marché africain ont été formulés, dans le but de stimuler et de capter la demande croissante résultant des partenariats conclus. Plusieurs leviers ont été mis en œuvre, se focalisant notamment sur la segmentation de la demande, le développement de produits adaptés aux cultures dominantes dans les pays cibles, ainsi que la structuration de la logistique et de la chaîne de valeur pour une plus grande agilité commerciale et une pénétration souple afin d’asseoir son positionnement sur le marché africain.

Le modèle de développement et la politique africaine sont en tête des priorités royales. Les relations entre les citoyens et l’administration doivent s’améliorer avec encore une fois «le civisme qui réapparaît au cœur de cette équation.

La commémoration du 19e anniversaire de l’intronisation du roi Mohammed VI est l’occasion de faire le point sur le bilan d’une année de règne et de mesurer le lien de filiation des chantiers lancés par le souverain avec sa vision globale pour le changement.

La fête du trône est célébrée cette année dans un contexte très particulier non seulement de l’arrivée à mi-chemin de plusieurs chantiers phares initiés par le souverain et dont il assure le suivi mais aussi par les nouvelles problématiques que le roi a appelé à affronter avec plus de volontarisme et d’abnégation. En schématisant, l’année de règne a servi de base pour la consolidation de la vision royale pour le développement, au même titre que la mise en lumière de l'exigibilité de certaines carences dans les politiques publiques. Lors de ses discours, le roi a tenu essentiellement à adresser des consignes claires et identifiables à propos de plusieurs chantiers qui doivent absolument aboutir, dont la réforme de l’administration et celle de l’éducation. Au niveau diplomatique, la politique africaine du Maroc a été particulièrement active avec une nouvelle génération de partenariats qui ont été conclus, de même que le champ de coopération au sein du continent a été élargi en faveur d’autres pays. La diplomatie marocaine dans ses deux sphères africaine et onusienne a été au centre des préoccupations du souverain durant l’année écoulée, de même que l’impact du retour du Maroc à l’UA se fait toujours sentir au sein du continent.

Concernant 2017, «c’est l’année de la clarté par excellence et du retour aux principes et aux termes référentiels retenus pour le règlement de ce conflit artificiel suscité autour de la marocanité du Sahara», a indiqué le roi lors de son dernier discours de célébration de la révolution du roi et du peuple, pour résumer le sentiment général qui prévaut à l’issue d’une intense activité diplomatique. Le souffle réformiste des priorités exprimées par le souverain, qui devront toucher le modèle de développement, a été aussi mis en avant. L’élite du pays a été appelée à méditer sur le sort des réformes qui ont été enclenchées, mais aussi à faire preuve d’innovation en ce qui concerne le schéma de développement qui serait le plus adéquat pour le Maroc. La problématique insurmontable jusqu’à présent, à savoir comment les politiques publiques devront impacter positivement le cadre de vie des Marocains est actuellement au centre des priorités dressées pour la nation. Le roi a mis en lumière le rôle de l’administration et des régions dans la consolidation de l’élan réformiste via l’application scrupuleuse de la reddition des comptes. Le problème le plus urgent à résoudre est sans aucun doute celui se rapportant à la mise en œuvre des projets de développement dans les délais et avec la manière aussi. C’est pour dire que le partage équitable et solidaire des richesses n’est plus un choix mais une règle essentielle pour le façonnement du nouveau modèle marocain, qui devra favoriser ceux qui ne tirent pas profit des avancées réalisées par le pays dans plusieurs domaines. 

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Les années de règne de Mohammed VI ont été accompagnées par un renforcement de la politique culturelle. C’est souvent sous son patronage que les plus grands festivals de musique, de cinéma, d’art ont lieu. De nombreux musées et édifices culturels ont vu le jour ces 18 dernières années. D’importants festivals et manifestations sont nés sous son ère. Zoom.

Une vision Maroc Culturel 2020
La stratégie culturelle du ministère de la Culture s'articule autour de trois grandes priorités : le droit à la culture, les industries créatives et cultures ainsi que la diversité culturelle. Avec le Maroc Culturel 2020, le ministère prévoit de doter les collectivités locales d’infrastructures culturelles, 50% des communes urbaines ne disposant pas d’établissements dédiés à la culture, la création d’un fonds de soutien à la culture, pour aider à la fois le créateur et l’entreprise, d’un montant de 40 millions DH réparti entre arts plastiques et visuels, édition et livre, musique et art chorégraphique, théâtre et art de la rue. Enfin, le ministère mise sur une démarche transversale pour mobiliser les moyens d’autres ministères. La culture est ainsi envisagée comme un secteur qui rapporte, tant en termes de création d’emplois, que d’attractivité et de cohésion sociale. La culture a aussi un impact indirect sur toutes les économies de service, tel que le tourisme. Cette stratégie, en rupture avec les démarches passées, ambitionne de créer de véritables industries culturelles nationales, postulat inhérent à la valorisation de la culture. Quant à la création culturelle, elle doit être pensée par filières afin d’être la plus performante et aboutie. Maroc Culturel 2020, c'est aussi 40 projets et le développement de nouveaux modes de gestion du patrimoine national : 12 médinas, de 16 ksours et kasbahs, de 31 musées et d’une multitude de monuments.

Mawazine, le monde en rythme
Le festival de musique le plus important de l’année au Maroc est devenu, au fil des années, un des plus grands festivals au monde. Pendant 10 jours, Rabat vit aux rythmes du monde à travers plusieurs scènes dédiées à un genre de musique. De l’international à l’oriental en passant par l’Afrique, l’Asie et la scène locale, Mawazine a réussi à fédérer tout le monde et à satisfaire tous les styles. Depuis 16 ans, les plus grands ont défilé, de Charles Aznavour à Stevie Wonder, Sting, Lionel Richie, Withney Houston, les plus grandes stars arabes comme Wael Kafouri, Kadem Saher, Majid El Mouhandis, Nawal Al Zoughbi, Assala, en passant par Tiken Jah Fakoly, Salif Keyta, Oum Sarah Tavarès sans oublier les artistes nationaux des anciens à la nouvelle scène.

Timitar, l’amazigh et le monde
Le Festival d’Agadir qui fêtera ses 15 ans en 2018 sait fédérer la nouvelle scène moderne et alternative avec les traditions de la région. Un concept rafraîchissant pour la scène marocaine, qui brille à l’international en permettant la rencontre des différentes cultures. Sur plusieurs scènes, des troupes traditionnelles se partagent la scène avec les groupes de la scène moderne comme Labess, Mashrou Leila, Oum Sangré et la liste est longue.

Les rendez-vous d’Essaouira
Mise à part le grand rendez-vous de la musique Gnaoua et Musique du Mondes qui a fêté ses 20 ans cette année et qui brille de plus en plus à l’international, Essaouira connaît des festivals de musique qui se font de plus en plus entendre. Avec les Alizées qui célèbre la musique classique et qui permet aux grands orchestres du monde de faire le déplacement pour des concerts grandioses et intimistes, les Andalousies Atlantiques, célèbrent l’héritage andalou du Maroc avec une programmation très éclectique de toutes les rives de la Méditerranée. Le Jazz et le Fado viennent trouver refuge dans la ville des Alizés avec de nouveaux rendez-vous.

Le cinéma et ses festivals
Le Festival international du film de Marrakech déroule le tapis rouge à toutes les célébrités mondiales depuis 16 ans. Il permet au cinéma national de côtoyer les plus grands de Martin Scorcese à Copolla en passant par Malkovich et Emir Kusturica! Le Festival national de Tanger est le garant de la survie du cinéma marocain et de ses nouvelles productions. Chaque année, il est le rendez-vous incontournable de tous les réalisateurs, acteurs, producteurs marocains. D’ailleurs, pour 2017-2018, la Commission d'aide à l'organisation des festivals cinématographiques a décidé de soutenir 31 festivals et manifestations pour un montant total de 9,905 millions de dirhams (MDH).

Musée Mohammed VI
Inauguré en octobre 2014, le Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain de Rabat est la première institution muséale à se consacrer entièrement aux arts modernes et contemporains et à répondre aux normes muséographiques internationales. Il couvre également l’évolution de la création artistique marocaine dans les arts plastiques et visuels du début du XXe siècle à nos jours avec Picasso, Giacometti, le Maroc contemporain et moderne. Ce musée s’inscrit dans le cadre de la politique de développement et de renforcement des infrastructures culturelles au Maroc et envisage d’accueillir 10 millions de touristes par an. Chapeauté par la Fondation nationale des musées, Mehdi Qotbi œuvre pour la rénovation et la construction de musées au Maroc, symbole de la richesse du patrimoine et de la garantie de sauvegarde de celui-ci.

La culture marocaine vue d’ailleurs
La culture marocaine n’a eu de cesse de rayonner à l’international. Invité d’honneur du Salon du livre de Paris et du Salon des livres et des stars de Marseille cette année, la France a salué la créativité et le patrimoine marocain. En 2014, l’exposition à l’Institut du Monde Arabe à Paris, «Le Maroc contemporain», inaugurée à la même période que le nouveau musée de Rabat, a permis de faire rayonner, au-delà des frontières, la création culturelle marocaine. Cette exposition est l’une des plus importantes jamais consacrées en France à la scène artistique contemporaine d’un autre pays.

Les chantiers…
Les deux projets tant attendus sont les grands théâtres de Rabat et Casablanca dont les travaux ont été lancés par le roi Mohammed VI. D’un investissement respectif de 1,677 milliard et 1,5 milliard DH, ces projets symbolisent un renouveau culturel et artistique du royaume. Le théâtre de Casablanca sera le plus grand d’Afrique et du monde arabe: des salles de spectacle (1.800 places), de théâtre (600 places) et de concerts (300 places), des espaces de répétition et de création, des ateliers pédagogiques pour enfants, un village d’artistes et de techniciens, des espaces commerciaux et un espace dédié aux concerts en plein air d’une capacité de 35.000 personnes. Autre musée qui a son importance, le Musée Yves Saint Laurent de Marrakech qui ouvre ses portes le 19 octobre prochain et qui célèbre l'œuvre du grand couturier. 

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